mercredi 1 juillet 2026

« Les soldats d’Israël sont des tueurs d’enfants », l’éditorial de Cathy Dos Santos.



Assassinat ordinaire en Cisjordanie : Amir Ahmad Jawad Jaber a été fauché le 29 juin d’une balle dans la tête et d’une autre dans la poitrine par l’armée israélienne, à al-Bireh. Il avait 15 ans. Depuis le 7 octobre 2023, Tel-Aviv intensifie son entreprise de nettoyage ethnique sur ce territoire occupé et le revendique en affichant un mépris insupportable des résolutions onusiennes.

Les enfants et les adolescents payent le prix fort de ces violations généralisées et systématiques des droits humains, jusqu’au droit à la vie. Sur les 1 100 Palestiniens tués après les attaques terroristes du Hamas, 235 sont des mineurs, dénonce l’ONG israélienne B’Tselem dans un nouveau rapport. Un chiffre terrible, corroboré par le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires.

Tirs à vue ciblés et « inconsidérés », secours entravés, dépouilles non restituées aux familles… B’Tselem documente des « massacres sans précédent » depuis la seconde Intifada (2000-2005). « Nous tuons comme nous n’avons pas tué depuis 1967 », a même osé fanfaronner le chef du commandement du centre de l’armée israélienne, Avi Bluth. Cette escalade mortifère est étroitement liée avec l’implantation record de colonies illégales encouragée par le gouvernement suprémaciste de Benyamin Netanyahou.

Elle est indissociable « des plus de 21 000 enfants palestiniens qu’Israël a tués dans le cadre de son offensive génocidaire contre la bande de Gaza », commente le rapport. La déshumanisation des Palestiniens dans l’enclave et en Cisjordanie est telle que les auteurs de ces crimes jouissent d’une impunité totale au motif fallacieux de présenter les enfants comme des « terroristes » – une allégation que réfute l’ONG.

Le secrétaire général de l’Organisation des nations unies a de nouveau tapé du poing sur la table. Dans un rapport trimestriel sur la situation en Cisjordanie, Antonio Guterres a condamné l’« expansion et l’accélération implacables » des colonies israéliennes, qui entraînent une crise sans précédent depuis la guerre de 1967. Malgré l’accumulation de faits et de preuves de l’annihilation du peuple palestinien, les puissances se vautrent dans un laisser-faire dramatique et finalement complice.

« Une cible dans le dos d'un enfant de 14 ans », le billet de Maurice Ulrich.



Aux abords du canal Saint-Martin, à Paris, ouvert à la baignade pendant les jours de canicule, le terrorisme a désormais un nom, Hamza, 14 ans, qui s’est lui-même surnommé « la Douane ». Il y a quelques semaines, dans une école de Montreuil (Seine-Saint-Denis), des enfants mimant des combats avec des pistolets à eau avant de proclamer la paix n’avaient pas trompé la presse de droite, qui avait vu des futurs tueurs du Hamas.

C’est d’une arme semblable qu’use le gamin qui fait trembler la police et aurait même arrosé des policiers municipaux. C’est aussi avec cette arme qu’il arraisonne les passants en leur demandant un droit de passage de 2 euros. « Deux euros tu passes, sinon on t’arrose jusqu’à ce que tu pleures. »

Tétanisés par la menace, ils n’ont d’autre choix que se soumettre. Le Figaro, CNews ont alerté sur la dangerosité de l’individu et s’inquiètent. Un député du Rassemblement national dénonce un racket, la mise en place de check-points, un défi à la République. Jusqu’où va aller la terreur au canal Saint-Martin ?

« Les soldats d’Israël sont des tueurs d’enfants », l’éditorial de Cathy Dos Santos.

Assassinat ordinaire en Cisjordanie : Amir Ahmad Jawad Jaber a été fauché le 29 juin d’une balle dans la tête et d’une autre dans la poitr...