jeudi 2 juillet 2026

« Contre le réchauffement climatique, agir sur tous les fronts », l’éditorial de Marion d’Allard.



Dans un climat qui se réchauffe, la stratégie du silo est à l’adaptation ce que le cautère est à la jambe de bois. Alors que l’ampleur de la crise environnementale exige d’agir sur tous les fronts, en planifiant, sur plusieurs décennies, une stratégie globale, l’exécutif s’obstine à réagir au gré de l’actualité, renvoyant la balle au bon sens, aux petits gestes individuels, aux mesurettes. Oui, il faut faire baisser significativement nos émissions, transformer l’ensemble de nos appareils productifs, réduire les inégalités, protéger les plus fragiles et les salariés les plus exposés, sauvegarder l’ensemble du vivant. La tâche est titanesque. Repousser l’échéance ne l’amoindrira pas. Bien au contraire. Chaque degré supplémentaire engage notre avenir.

Deux canicules, historiques par leur précocité et leur gravité, viennent d’accabler l’Europe. En France, les écoles, les hôpitaux, les réseaux ferrés et électriques n’ont pas résisté. Les forêts, qui captent l’immense majorité du CO2 émis, se meurent. Les océans bouillonnent. Des pans entiers de l’économie ont été durement touchés. Le thermomètre a fait la une, des jours durant, les antennes ont été squattées par des débats stériles avec des scientifiques – c’est un comble – sommés sur télé Bolloré, de s’expliquer sur un phénomène qu’ils ont pourtant documenté, depuis des décennies, à longueur de rapports, d’expertises et d’ouvrages.

La fournaise, météo et médiatique, n’a pas interrompu le flot de décisions politiques en contradiction totale avec les objectifs climatiques nationaux – et internationaux. Le 29 juin, le Conseil d’État validait définitivement le chantier de l’A69 et donc, la reprise des travaux et des abattages ; le lendemain, le Sénat votait la réintroduction sous conditions de l’acétamipride et du flupyradifurone, deux insecticides interdits en France, dans le cadre de la loi d’urgence agricole. Mis bout à bout, les innombrables reculs environnementaux laisseront aux deux quinquennats Macron la marque indélébile de l’inaction climatique. S’engager par les mots. Renoncer dans les actes. En même temps. En pure perte.

 

mercredi 1 juillet 2026

« Les soldats d’Israël sont des tueurs d’enfants », l’éditorial de Cathy Dos Santos.



Assassinat ordinaire en Cisjordanie : Amir Ahmad Jawad Jaber a été fauché le 29 juin d’une balle dans la tête et d’une autre dans la poitrine par l’armée israélienne, à al-Bireh. Il avait 15 ans. Depuis le 7 octobre 2023, Tel-Aviv intensifie son entreprise de nettoyage ethnique sur ce territoire occupé et le revendique en affichant un mépris insupportable des résolutions onusiennes.

Les enfants et les adolescents payent le prix fort de ces violations généralisées et systématiques des droits humains, jusqu’au droit à la vie. Sur les 1 100 Palestiniens tués après les attaques terroristes du Hamas, 235 sont des mineurs, dénonce l’ONG israélienne B’Tselem dans un nouveau rapport. Un chiffre terrible, corroboré par le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires.

Tirs à vue ciblés et « inconsidérés », secours entravés, dépouilles non restituées aux familles… B’Tselem documente des « massacres sans précédent » depuis la seconde Intifada (2000-2005). « Nous tuons comme nous n’avons pas tué depuis 1967 », a même osé fanfaronner le chef du commandement du centre de l’armée israélienne, Avi Bluth. Cette escalade mortifère est étroitement liée avec l’implantation record de colonies illégales encouragée par le gouvernement suprémaciste de Benyamin Netanyahou.

Elle est indissociable « des plus de 21 000 enfants palestiniens qu’Israël a tués dans le cadre de son offensive génocidaire contre la bande de Gaza », commente le rapport. La déshumanisation des Palestiniens dans l’enclave et en Cisjordanie est telle que les auteurs de ces crimes jouissent d’une impunité totale au motif fallacieux de présenter les enfants comme des « terroristes » – une allégation que réfute l’ONG.

Le secrétaire général de l’Organisation des nations unies a de nouveau tapé du poing sur la table. Dans un rapport trimestriel sur la situation en Cisjordanie, Antonio Guterres a condamné l’« expansion et l’accélération implacables » des colonies israéliennes, qui entraînent une crise sans précédent depuis la guerre de 1967. Malgré l’accumulation de faits et de preuves de l’annihilation du peuple palestinien, les puissances se vautrent dans un laisser-faire dramatique et finalement complice.

« Une cible dans le dos d'un enfant de 14 ans », le billet de Maurice Ulrich.



Aux abords du canal Saint-Martin, à Paris, ouvert à la baignade pendant les jours de canicule, le terrorisme a désormais un nom, Hamza, 14 ans, qui s’est lui-même surnommé « la Douane ». Il y a quelques semaines, dans une école de Montreuil (Seine-Saint-Denis), des enfants mimant des combats avec des pistolets à eau avant de proclamer la paix n’avaient pas trompé la presse de droite, qui avait vu des futurs tueurs du Hamas.

C’est d’une arme semblable qu’use le gamin qui fait trembler la police et aurait même arrosé des policiers municipaux. C’est aussi avec cette arme qu’il arraisonne les passants en leur demandant un droit de passage de 2 euros. « Deux euros tu passes, sinon on t’arrose jusqu’à ce que tu pleures. »

Tétanisés par la menace, ils n’ont d’autre choix que se soumettre. Le Figaro, CNews ont alerté sur la dangerosité de l’individu et s’inquiètent. Un député du Rassemblement national dénonce un racket, la mise en place de check-points, un défi à la République. Jusqu’où va aller la terreur au canal Saint-Martin ?

mardi 30 juin 2026

« Refuser de mourir au temps du capitalocène » par Patrick Le Hyaric.



Si un vent frais caresse à nouveau notre visage, si une pluie fine ou un orage pacifique vient rafraîchir sols et corps, si les vaches et les poulets respirent, si l’herbe tente de reprendre ses couleurs, de grâce, n’oublions pas la fournaise. Elle annonce déjà qu’elle reviendra.

De grâce, n’oublions pas ces milliers de décès dont nous ne saurons qu’une part de vérité, ces accidents au travail, ces corps dont l’usure a été accélérée. N’oublions pas les hôpitaux en surchauffe, les écoles inhospitalières. Gardons à l’esprit ce qui ne se voit pas. Les effets différés qui éprouveront durablement les chairs, les sols, les rivières, les forêts, les océans.

De grâce, ne croyons pas que nous retournerons au monde d’avant. Les bouleversements climatiques d’aujourd’hui sont le résultat des rejets de gaz carbonique dans l’atmosphère depuis des dizaines d’années. Les pouvoirs ont refusé d’entendre les scientifiques qui, hier, n’ont cessé d’alerter. Ces mêmes scientifiques qui, aujourd’hui, mettent en garde contre la possibilité de températures de 47 à 50 degrés d’ici vingt ans.

C’est dire le niveau de violence contre les êtres humains et la Terre qui se prépare.

Bien sûr, de leurs confortables salles climatisées, les chroniqueurs de l’acceptation du capitalisme, qui font profession de détecter en tout défenseur de l’environnement un « écoterroriste », cachent ce redoutable franchissement d’une marche supplémentaire vers la grande catastrophe. Le bulletin météo a moins d’importance pour eux que les cours de Bourse indiquant la valorisation des multinationales extractivistes du pétrole, du cobalt, du titane, du coltan ou de l’eau.

Pour camoufler leurs responsabilités dans l’incendie, ils nous enjoignent de discuter de la taille des climatiseurs.

 

Avec le même aplomb, ils défendent l’économie capitaliste comme une force neutre imposant sa loi aux êtres humains et présentent la chaleur ou les pluies torrentielles, la fonte des glaciers ou les éboulements comme un produit de la fatalité auquel il faudrait « s’adapter ».

Comme on les comprend ! Rechercher les causes fondamentales du chaos climatique obligerait à faire réfléchir sur la nature du système économique pour le remettre en cause. Les nier permet, du même mouvement,de nier l’accentuation de l’exploitation capitaliste sur les corps réduits en force de travail. C’est le sens de la médiocre sortie du prétendu ministre du Travail selon lequel : « on ne peut pas mettre le pays à l’arrêt ». En vérité, c’est l’exploitation du travail, dans n’importe quelle condition, pour assurer l’accumulation et la rentabilité du capital qu’il ne veut pas « mettre à l’arrêt ».

L’heure où éclatera au grand jour la responsabilité des pouvoirs économiques et de leurs mandataires politiques dans le grand réchauffement de la planète est proche. Elle sera qualifiée de criminelle.

Cette caste et cette classe contrôlent et dominent le travail, s’accaparent les richesses, imposent leurs vues économiques et un mode de production basé sur la combustion sans limite d’énergies carbonées. Elles contrôlent les oligopoles numériques, sécuritaires et militaires, et s’emparent des moyens de communication pour mettre l’information en jachère. Elles mettent directement en cause notre humanité tout en disposant des moyens de rafraîchir leurs corps et leurs lieux de vie. Voilà l’inégalité devant le cataclysme.

Le capitalocène est impulsé sous l’égide de cette caste d’oligarques droguée aux énergies carbonées, à l’extraction des matières rares pour alimenter les centres de données (datacenters), à la course aux armements, aux nouvelles armes de la surveillance, aux aliments transformés issus de l’agriculture industrialisée, à la spéculation sur toutes les matières premières et aux dettes financières dont ils se repaissent. Anti-environnementaux, ils remplacent la démocratie par la « thermocratie capitaliste ». Celle qui ne pense l’avenir que dans l’odeur du pétrole et du gaz, que pour une relance de la « croissance capitaliste » au détriment du développement humain et de la revitalisation de la biodiversité. Celle qui phagocyte la nature pour la contraindre à produire aussi pour l’accumulation du capital. C’est tout l’enjeu des lois dites « d’urgence agricole » ou des projets de grands travaux artificialisant les sols, détruisant des biodiversités, ou encore des décisions européennes visant à détricoter le corpus du droit à l’environnement, jusqu’à ce pas supplémentaire vers la brevetabilité du vivant franchi la semaine dernière.

Sans nier les nécessités de court terme de « s’adapter » pour soulager ce qui peut l’être, il convient de combattre toutes les thèses de l’accommodement, de l’accoutumance au changement climatique. Le projet politique de la seule « adaptation » vise à déporter l’enjeu fondamental : continuer ainsi, c’est créer les conditions d’une Terre inhabitable !

Les cercles du « technosolutionnisme » capitaliste agitent encore le panneau de dérivation, car leur objectif est de créer sans cesse des marchandises nouvelles en faisant croire qu’une technologie nouvelle permettra de réparer les dégâts qu’ils ont eux-mêmes créés. Pour eux, la fournaise ou les inondations, les forêts qui brûlent et le bitume qui fond deviennent une bonne affaire pour la... « croissance ».

Or, la possibilité de la vie sur Terre devient incompatible avec un mode de développement capitaliste destructeur. L’urgence d’un postcapitalisme frappe bien à toutes les portes.

Au pays de la grande Révolution française, du Front populaire, du Conseil national de la Résistance, n’avons-nous pas à ajouter une grosse pierre à l’œuvre sociale, politique, démocratique des progressistes et des révolutionnaires qui nous ont précédés ?

Au nom de la survie de l’humanité, les canicules qui se répètent nous y appellent, hurlant l’urgence.

Nous devons avoir l’audace de relever l’inédit défi comme d’autres l’ont fait avant nous dans les conditions de leur époque : inventer un projet politique, démocratique, social, de développement humain, environnemental et de paix permettant d’empêcher l’anéantissement de la vie sur Terre menacée par la double combinaison de la course aux armements et des bouleversements climatiques.

L’effort à produire est plus important encore que ce qui a été fait à la Libération. À l’époque, il fallait « reconstruire ». Aujourd’hui, il s’agit de repenser de fond en comble nos manières de produire, de consommer, de vivre en respect et à égalité avec l’ensemble du vivant et du non-vivant. Aujourd’hui, il s’agit d’engager un processus long de transformation structurelle en liant, en combinant, en mariant combat contre les inégalités et bifurcation environnementale, amélioration de la santé et revitalisation de la biodiversité, nature et sens de la production maîtrisée par les productrices et producteurs eux-mêmes, impulsion d’une programmation audacieuse pour des services publics du transport, du logement, y compris en ruralité, de la transition agroécologique, mariage d’une sécurité sociale rénovée, démocratisée et d’une sécurité sociale environnementale, coopération mondiale pour des co-développements humains, actions pour la paix et économie de la paix.

Le défi à relever est inédit. Plus exigeant, plus important, plus audacieux encore que la reconstruction du pays au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Il oblige à sortir des sentiers battus, des vieilles matrices politiques, des simplismes et de la pauvreté des débats publics actuels, notamment les polémiques stériles dans le camp progressiste, alors que l’heure est à porter un projet de révolution sociale, démocratique et environnementale. Il oblige à prendre l’initiative d’une grande discussion, d’une conversation nationale se détournant d’un agenda médiatique qui sert le pire. C’est une vaste coélaboration collective d’un changement structurel qui devrait être proposée à nos concitoyennes et concitoyens et aux travailleuses et aux travailleurs : refuser de mourir au temps du capitalocène et vivre en symbiose avec tout le vivant en portant une nouvelle civilisation.

Patrick Le Hyaric

Le 29 juin 2026.

 

« Pour l’extrême droite, le vivre ensemble n’existe plus », l’éditorial de Stéphane Sahuc.



C’est devenu un automatisme. Un drame survient — la mort tragique du jeune Louis — et la machine de récupération de l’extrême droite s’empare du drame. En l’espèce, dans les premières heures, c’est la tentative d’imposer la rhétorique du « francocide » dans l’espace médiatique.

L’enjeu : plaquer une grille de lecture ethno-identitaire immédiate, en faisant du crime l’épisode d’une guerre civile en cours. Lorsque l’enquête progresse et que les faits viennent faire voler cette fable en éclats, l’histoire change avec une formidable plasticité.

Exit le « francocide ». Les fabricants de haine et de division opèrent un virage sémantique vers l’« ensauvagement » ou la « décivilisation ». Le coupable idéal change de visage, mais la conclusion reste identique : une partie de la société est dangereuse.

Alors, pour légitimer une chaîne d’équivalences anxiogènes où tout se vaut, on mêle un meurtre sordide, des débordements un soir de victoire du PSG ou de simples incivilités liées à la canicule et l’on pointe du doigt ceux que l’on définit d’une formule : « Toujours les mêmes ».

Le gommage méthodique de toutes les problématiques de classe construit ainsi artificiellement le sentiment d’une anomie totale. L’enjeu : convaincre la société qu’il serait désormais impossible de vivre ensemble et pousser chaque citoyen à se barricader derrière des blocs identitaires étanches.

Le véritable objectif de l’extrême droite et de ses relais médiatiques est d’arriver à un point de non-retour. Avec l’instrumentalisation systématique des faits divers, ils visent ce point de bascule où la frénésie numérique finit par se transformer en violence dans la rue.

Ce moment où la haine de l’autre se substitue à la solidarité de classe. L’extrême droite cherche à importer le modèle des violentes attaques racistes qui ont ensanglanté Belfast au début de cette année 2026. Ce qu’elle veut, c’est utiliser les mois qui nous séparent des échéances électorales pour faire un pari sur la haine afin d’installer un climat de terreur. La Fête de l’Humanité et sa préparation doivent être une opportunité de déjouer ce piège.

 

« Luc Ferry, la canicule et les fours nazis », le billet de Maurice Ulrich.



On ignore à ce jour le nombre de morts dues à la canicule. Pour Luc Ferry, l’ancien nouveau philosophe, ancien ministre de l’Éducation nationale de Nicolas Sarkozy, l’épisode est insignifiant. « On est quand même capables de supporter ça. »

Dans son émission l’Heure de Ferry sur LCI dimanche, il a pris pourtant un coup de chaud en réagissant aux propos plutôt sensés, et ça mérite d’être relevé car ils sont rares, de la ministre de la Transition écologique disant que mettre la clim partout ne réglerait pas grand-chose : « C’est d’une rare bêtise. Je ne comprends pas que cette dame puisse être ministre, c’est délirant. »

Et là, sa bouilloire a explosé : « Franchement dans quel monde on vit ? Mon père s‘est évadé quatre fois des camps nazis. Il faisait très chaud aussi, surtout dans le four qu’on avait préparé pour lui. C’est comme si la seule chose qui comptait en France c’était la canicule et le foot. » Utiliser la Shoah pour minimiser la canicule… C’est délirant. Il l’a fait.

 

lundi 29 juin 2026

« Canicules, chaleurs extrêmes : le capitalisme tue », l’éditorial de Rosa Moussaoui.



Les catastrophes climatiques se succèdent et chacune d’entre elles est l’occasion de redécouvrir la vulnérabilité de sociétés où l’austérité, l’argent roi et l’impératif de rentabilité brisent toutes les solidarités et bloquent des transitions pourtant vitales.

Les bilans diront l’ampleur de l’hécatombe laissée par la canicule qui s’achève. En attendant la prochaine, la stupeur que feignent les décideurs est indécente. Les conséquences meurtrières de ces chaleurs extrêmes sont le résultat parfaitement prévisible du rejet dans l’atmosphère de 40 milliards de tonnes de CO2 chaque année.

Le chaos climatique était annoncé. Et la désinvolture avec laquelle les gouvernements ont jusqu’ici traité les alarmes des scientifiques est tout simplement criminelle. Alors que les fonds manquent, nous dit-on, pour financer des politiques d’atténuation et d’adaptation, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes professionnelles françaises a bondi de 80 à 1 128 milliards d’euros entre 1996 et 2025.

Non, nous ne sommes pas égaux devant le cataclysme. Les capitalistes vivent dans un autre monde : ils se fichent éperdument de ceux qui suffoquent parfois jusqu’à la mort dans des logements à plus de 35 degrés, des hôpitaux débordés, réduits à obstruer leurs fenêtres de couvertures de survie, des champs et des forêts brûlés, des oiseaux tombés d’épuisement en plein vol.

Le fragile équilibre qui a rendu possible la vie sur Terre a mis des milliards d’années à éclore. Le capitalisme le détruit en quelques siècles pour satisfaire la voracité d’une petite caste de possédants. « Parmi les causes qui dans l’histoire de l’humanité ont déjà fait disparaître tant de civilisations, il faudrait compter en première ligne la brutale violence avec laquelle la plupart des nations traitaient la terre », écrivait en 1866, déjà, le géographe Élisée Reclus.

À l’heure de la civilisation globale, sans révolution climatique, c’est l’humanité tout entière qui est menacée de sombrer. L’urgence est donc au renversement de choix politiques qui condamnent tant de vies pour entretenir les privilèges de quelques-uns. L’alternative est nette : la sortie de ce système barbare ou l’extinction.

 

« Contre le réchauffement climatique, agir sur tous les fronts », l’éditorial de Marion d’Allard.

Dans un climat qui se réchauffe, la stratégie du silo est à l’adaptation ce que le cautère est à la jambe de bois. Alors que l’ampleur de ...