Les dernières déclarations d’Itamar
Ben Gvir sont d’une ignominie sans nom. Le ministre israélien de la Sécurité
nationale, figure de l’extrême droite au sein du gouvernement de Benjamin
Netanyahou, revendique publiquement la mise à mort quotidienne de dizaines de
Palestiniens à Gaza. Il appelle à tuer 30 à 40 personnes chaque nuit et défend
dans le même temps l’expulsion des Palestiniens et la colonisation de Gaza.
C’est ce même ministre qui, au
printemps dernier, a porté et fait adopter une loi instaurant la peine de mort
pour les Palestiniens. Une loi qui marque un nouveau recul de l’État de droit
et illustre jusqu’où peut aller l’extrême droite israélienne.
Ces
déclarations s’ajoutent à une longue liste d’atrocités subies par le peuple
palestinien. En Cisjordanie, les violences des colons, les incursions
militaires, les arrestations, les destructions et les expulsions se
multiplient. Il s’agit d’une politique assumée : une politique d’annexion, de
colonisation, d’apartheid et de dépossession du peuple palestinien, que veut
encore amplifier le funeste plan E1. Face à cela, comment imaginer que la
communauté internationale se contente de déclarations de circonstance ?
D’autant que la justice
internationale, elle aussi, a parlé. Le 21 novembre 2024, la Cour pénale
internationale a délivré un mandat d’arrêt contre Benyamin Netanyahou, estimant
qu’il existait des motifs raisonnables de le tenir pour responsable de crimes
de guerre et de crimes contre l’humanité.
Ce mandat doit être mis en oeuvre
pour mettre un terme à l’impunité !
Dans ce
contexte, notre pays a une responsabilité particulière. Parce que la France est
membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et qu’elle prétend défendre le
droit international et les droits humains. La reconnaissance de l’État
palestinien par la France, il y a tout juste un an, était une décision
importante, mais depuis ?
Aujourd’hui, il faut condamner les
responsables de la colonisation et du génocide, faire respecter l’interdiction
d’importer les produits issus des colonies, mettre fin aux relations
commerciales qui contribuent à l’entreprise de colonisation et utiliser tous
les leviers diplomatiques dont dispose notre pays pour faire respecter le droit
international. Il est plus qu’urgent de rendre possible la mise en oeuvre
effective de la solution à deux États. Nous le réaffirmons sans ambiguïté :
soutenir le peuple palestinien, ce n’est pas s’en prendre au peuple israélien.
C’est refuser de confondre un gouvernement d’extrême droite avec l’ensemble de
son peuple, tout comme c’est refuser l’antisémitisme, qui doit être combattu
partout.
C’est aussi pourquoi nous devons
continuer à faire vivre la solidarité internationale. La prochaine Fête de
l’Humanité, qui se tiendra les 11, 12 et 13 septembre prochains, fera
résonner partout dans les allées la solidarité avec le peuple palestinien,
notamment en présence de Mme Hala Abou-Hassira, ambassadrice de la Palestine en
France. Avec elle, avec les militants de la paix, nous clamerons notre refus
des logiques de guerre permanente et de domination.
Nous y ferons entendre une voix
simple et forte : la Palestine, de Gaza à la Cisjordanie, en passant par
Jérusalem- Est, ne doit pas être condamnée au silence ni réduite à néant. Nous
y rappellerons que, derrière les cartes, les résolutions et les communiqués, il
y a des femmes, des hommes, des enfants, des familles qui veulent simplement
vivre libres, sur leur terre, en paix. Alors donnons-nous rendez-vous à la Fête
de l’Humanité. Pour la Palestine, pour le droit des peuples à disposer
d’eux-mêmes. Et pour, enfin, une paix juste et durable au Proche-Orient.






