Où est sa
victoire ? Cette victoire totale
dont il se revendique et qu’il
proclame à la face du monde ? Quand le cessez-le-feu précaire conclu alors
qu’il menaçait d’anéantir en une seule nuit trois mille ans de civilisation
l’est sur un champ de ruines, des milliers de cadavres et un peuple trahi. On
savait, dès son agression contre l’Iran, que ses objectifs annoncés étaient un
leurre. Le premier de ses crimes, c’est d’avoir abusé toutes celles et tous
ceux qui croyaient à la démocratie et ont été pris au piège entre les bombes
américaines et israéliennes et la répression redoublée du régime et des
gardiens de la révolution.
Le crime
ensuite, c’est d’avoir, avec son complice
Benyamin Netanyahou, embrasé tout
le Moyen-Orient, avec des conséquences, en plus de celles qui sont déjà
évidentes pour l’économie mondiale et les équilibres géopolitiques, dont on ne
peut encore présumer. Jamais la destruction et les milliers de morts de Gaza
n’auraient été possibles sans l’aide des États-Unis et leurs livraisons
d’armes. Auraient-elles cessé quelques jours seulement qu’Israël n’aurait plus
eu les moyens de sa guerre génocidaire comme il n’aurait pas aujourd’hui les
moyens de poursuivre au Liban son entreprise avec des tapis de bombes.
Où est cette
victoire ? Quand, dans l’état actuel des choses, rien n’est réglé, qu’il
s’agisse de la question du détroit
d’Ormuz, de la poursuite des frappes israéliennes
qui, dans l’immédiat, ne semblent pas devoir s’interrompre. Trump a mis le
chaos et prétend avoir mis fin au chaos. Rien ne sera réglé tant que les deux
criminels de guerre et complices que sont Donald Trump et Benyamin Netanyahou
ne feront pas l’objet d’une condamnation massive de la communauté
internationale.
Comme
Netanyahou, Donald Trump devrait être placé sous mandat d’arrêt pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale. Mais surtout, en
Europe comme dans le monde, les complaisances et les faux-fuyants, sans même
parler des livraisons d’armes de la France, doivent cesser. On ne peut espérer
de tous les dirigeants qu’ils aient le courage de l’Espagne, mais c’est aux
opinions publiques, aux forces progressistes et de paix de se faire entendre.






