Dans sa
goinfrerie impérialiste, Donald Trump espère exhiber le scalp de
Cuba, après avoir mis au
pas le Venezuela, du moins le
croit-il, avec l’enlèvement et la séquestration de son président, Nicolas
Maduro. Pas une semaine ne se passe sans que
Washington annonce de nouvelles mesures de rétorsion
qui renforcent un blocus déjà dévastateur pour
l’économie cubaine mais surtout la population.
La vie des
habitants est un perpétuel système D qui s’essouffle mais qui
tient. Cette résistance est une insulte aux yeux de la Maison-Blanche, qui redouble
de sanctions illégales.
Le sort réservé
à Cuba devrait alerter les chancelleries. La politique états-unienne viole tous les principes
diplomatiques qui régissent les relations internationales. À en croire
l’administration protofasciste, La Havane, qui n’a jamais déclaré la
guerre à personne, menacerait la sécurité des États-Unis avec une armada de
drones prête à foncer sur l’enclave à tortures qu’est la prison états-unienne
de Guantanamo.
L’accusation
est risible, mais à prendre très au sérieux. Tout comme le stratagème
judiciaire qui consisterait à inculper
Raul Castro. Nul besoin de
dire que les faits reprochés à l’ancien président cubain
relèvent de la défense de l’intégrité territoriale de
Cuba face à une énième barbouzerie de Washington.
Elle s’ajoute à
la longue liste de ce que la patrie de José Marti a subi depuis l’avènement de
la révolution en 1959 : explosion du bateau La Coubre, invasion de la baie
des Cochons, attaques
bactériologiques, attentats contre l’aviation civile et des
infrastructures touristiques. Sans parler des centaines de tentatives
d’assassinat contre Fidel Castro et du blocus vieux de plus de 60 ans,
véritable lacet étrangleur inhumain et injuste.
Il faudrait
des trésors d’intelligence pour faire comprendre à Donald Trump que Cuba
n’est pas qu’une île « aux paysages magnifiques » qui serait « à
prendre ». Que l’indépendance et la souveraineté chèrement conquises
par son peuple ne sont pas à vendre.






