Pour le
Rassemblement national, la soirée de fête qui a
suivi la victoire du PSG ne fut
qu’émeutes et chaos. « À Paris, en Île-de-France comme partout sur le
territoire, les violences et les dégradations se multiplient », s’est
empressé de déclarer Jordan Bardella.
Dimanche, sur
CNews, les mêmes images de vélos brûlés porte de Saint-Cloud tournaient en
boucle devant un paysage urbain qu’on nous disait ravagé… Les dégradations qui
suivent les victoires sportives ne sont pas acceptables. Elles ne peuvent
occulter ce qui fut une soirée de liesse partagée pour des dizaines de milliers
de supporteurs et de supportrices.
Ce n’est pas de
cela qu’il s’agit pour l’extrême droite. Il fallait bien entendre sur CNews, ce
que disait Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction du Journal du
dimanche de Vincent Bolloré. « Ce qui se passe est terrible et
inquiétant pour notre pays. » Et ensuite ceci : « Si au
lieu d’Aya Nakamura au Stade de France on avait Jean-Jacques Goldman, si au
lieu de Damso on avait Vianney à Bercy, ça ne se passerait pas comme ça. »
Comment ne pas
comprendre ce qui se dit là ? « Même à La Baule personne n’est à
l’abri », écrivait la semaine passée dans le Figaro une autre
figure de l’extrême droite, l’idéologue québécois Mathieu Bock-Côté. De
nombreux jeunes venus de Nantes étaient arrivés pendant le très chaud week-end
de Pentecôte dans la station balnéaire.
Une rixe avait
éclaté entre eux, sans faire de victimes ni de casse mais, disait-il de façon « détournée »
car « on n’a pas le droit de le dire autrement » :
« Tout le monde sait de qui et de quoi on parle (…) la bête est
conflictuelle. C’est justement pour cela que les frontières existent. Pour
séparer les hommes trop différents, les civiliser et par là les
pacifier. »
Du racisme
brut, un appel à la haine et à l’apartheid. Ce week-end se tenait à Perpignan,
la ville dirigée par Louis Aliot, la troisième édition d’un « Printemps de
la liberté d’expression ». On voit qui parle et de quoi.






