Les forces
progressistes avaient pour objectif de ne pas perdre de plumes dans ces
élections et de maintenir leurs groupes politiques respectifs en l’état.
Malgré la
multiplication des listes, la gauche sort de ces élections sénatoriales avec un certain soulagement. Avec l’absence d’accord
national pour présenter des listes d’union – au profit d’alliances locales
PS, Écologistes, PCF, au cas par cas – l’enjeu, pour les différentes
forces progressistes, était simple : limiter les pertes au sein des
différents groupes de la Chambre haute. Pour le Parti socialiste, un autre
objectif supplémentaire était sur la table : se maintenir comme la
deuxième force politique du Sénat avec 64 sénateurs, devant le groupe
Union centriste qui, avec ses 59 membres, était bien décidé à lui ravir cette
place.
Avec quatre
sièges sur 18 remis en jeu, le groupe communiste républicain citoyen et
écologiste-Kanaky (CRCE-K) jouait une partie de son influence au sein de la
Chambre haute. Et la conservera, les quatre sortants communistes – Céline
Brulin en Seine-Maritime, Jérémy Bacchi dans les Bouches-du-Rhône, Gérard
Lahellec dans les Côtes-d’Armor et Marie-Claude Varaillas en Dordogne (élue au
1er tour) – étant réélus dans leur département respectif.
En
Seine-Maritime toujours, le socialiste Bastien Coriton, à la tête d’une liste
d’union de gauche, conserve le siège laissé vacant par le PS Didier Marie. Dans
les Côtes-d’Armor, la mécanique de l’union a également permis à la socialiste
sortante Annie Le Houérou de repartir pour un nouveau mandat.
Dans la Creuse,
le sénateur PS Jean-Jacques Lozach a, lui, été réélu assez largement, avec
57,23 % des suffrages exprimés dès le premier tour malgré plusieurs listes
de gauche concurrentes (LFI, PRG, Écologistes). Le groupe écologiste, avec sept
sièges remis en jeu sur un total de 16 membres, a vu réélire dès le
premier tour le sortant Daniel Salmon en Ille-et-Vilaine et Mélanie Vogel pour
les Français établis hors de France. Dans les Bouches-du-Rhône, Guy Benarroche,
en troisième position sur la liste emmenée par Jérémy Bacchi, conserve
également son siège. De quoi laisser l’espoir aux écologistes de garder un
groupe au Sénat.
La France
Insoumise, elle, avait des ambitions beaucoup plus modestes, puisque seul un
siège semblait à sa portée dans le Rhône, malgré l’absence d’accord avec les
Écologistes. Un pari qui serait réussi avec l’élection de Gabriel Amard, selon
des résultats qui n’étaient pas encore définitifs.






