jeudi 27 août 2026

« CLAMER NOTRE SOLIDARITÉ AVEC LA PALESTINE, l’édito de Fabien GAY



Les dernières déclarations d’Itamar Ben Gvir sont d’une ignominie sans nom. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, figure de l’extrême droite au sein du gouvernement de Benjamin Netanyahou, revendique publiquement la mise à mort quotidienne de dizaines de Palestiniens à Gaza. Il appelle à tuer 30 à 40 personnes chaque nuit et défend dans le même temps l’expulsion des Palestiniens et la colonisation de Gaza.

 

C’est ce même ministre qui, au printemps dernier, a porté et fait adopter une loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens. Une loi qui marque un nouveau recul de l’État de droit et illustre jusqu’où peut aller l’extrême droite israélienne.

Ces déclarations s’ajoutent à une longue liste d’atrocités subies par le peuple palestinien. En Cisjordanie, les violences des colons, les incursions militaires, les arrestations, les destructions et les expulsions se multiplient. Il s’agit d’une politique assumée : une politique d’annexion, de colonisation, d’apartheid et de dépossession du peuple palestinien, que veut encore amplifier le funeste plan E1. Face à cela, comment imaginer que la communauté internationale se contente de déclarations de circonstance ?

 

D’autant que la justice internationale, elle aussi, a parlé. Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale a délivré un mandat d’arrêt contre Benyamin Netanyahou, estimant qu’il existait des motifs raisonnables de le tenir pour responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

 

Ce mandat doit être mis en oeuvre pour mettre un terme à l’impunité !

Dans ce contexte, notre pays a une responsabilité particulière. Parce que la France est membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et qu’elle prétend défendre le droit international et les droits humains. La reconnaissance de l’État palestinien par la France, il y a tout juste un an, était une décision importante, mais depuis ?

 

Aujourd’hui, il faut condamner les responsables de la colonisation et du génocide, faire respecter l’interdiction d’importer les produits issus des colonies, mettre fin aux relations commerciales qui contribuent à l’entreprise de colonisation et utiliser tous les leviers diplomatiques dont dispose notre pays pour faire respecter le droit international. Il est plus qu’urgent de rendre possible la mise en oeuvre effective de la solution à deux États. Nous le réaffirmons sans ambiguïté : soutenir le peuple palestinien, ce n’est pas s’en prendre au peuple israélien. C’est refuser de confondre un gouvernement d’extrême droite avec l’ensemble de son peuple, tout comme c’est refuser l’antisémitisme, qui doit être combattu partout.

 

C’est aussi pourquoi nous devons continuer à faire vivre la solidarité internationale. La prochaine Fête de l’Humanité, qui se tiendra les 11, 12 et 13 septembre prochains, fera résonner partout dans les allées la solidarité avec le peuple palestinien, notamment en présence de Mme Hala Abou-Hassira, ambassadrice de la Palestine en France. Avec elle, avec les militants de la paix, nous clamerons notre refus des logiques de guerre permanente et de domination.

 

Nous y ferons entendre une voix simple et forte : la Palestine, de Gaza à la Cisjordanie, en passant par Jérusalem- Est, ne doit pas être condamnée au silence ni réduite à néant. Nous y rappellerons que, derrière les cartes, les résolutions et les communiqués, il y a des femmes, des hommes, des enfants, des familles qui veulent simplement vivre libres, sur leur terre, en paix. Alors donnons-nous rendez-vous à la Fête de l’Humanité. Pour la Palestine, pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Et pour, enfin, une paix juste et durable au Proche-Orient.

 

« L’Argentin, qui susurre à l’oreille des dirigeants ultradroitiers », l’éditorial de Cathy Dos Santos



De la Casa Rosada à la place Murillo, les présidences d’extrême droite et néoconservatrices tremblent, en Amérique latine. Le scandale Fernando Cerimedo grippe la dynamique réactionnaire du Mexique à la Terre de Feu.

L’Argentin, qui susurre à l’oreille des dirigeants ultradroitiers, est sous le coup d’une nouvelle inculpation pour lien présumé avec le narcotrafic, après avoir été placé sous les verrous pour avoir commandité le féminicide de son ex-maîtresse. Cette sordide affaire aurait pu en rester là si la victime, qui a miraculeusement survécu aux tirs des sicaires, n’avait pas décidé de parler.

Fernando Cerimedo est un personnage clé de l’architecture communicationnelle des extrêmes droites qui, à coups de fake news et de thèses complotistes, a radicalement bouleversé le paysage politique du continent. On retrouve ce Raspoutine des réseaux sociaux dans l’ascension du libertarien Javier Milei.

C’est lui aussi qui contribue à polir l’image désastreuse de Jair Bolsonaro au Brésil pour s’adjuger le vote homonationaliste. Il intrigue encore au côté de l’homme de paille de Donald Trump au Honduras, Nasry Asfura, au moment de la présidentielle.

Il est également derrière l’armée de trolls qui tente discréditer la présidente de gauche du Mexique, Claudia Sheinbaum. Jusqu’à son arrestation, il jouissait du statut de conseiller particulier du chef d’État bolivien Rodrigo Paz, chantre du « capitalisme pour tous ». Dans ce pays ravi à la gauche, il tremperait dans des transactions douteuses de carburant et d’or.

Désinformation, fermes de bots, campagnes sales contre les dirigeants de gauche… L’influenceur est l’un des visages de la machine de guerre digitale de l’extrême droite pour jeter l’opprobre sur ses opposants et conquérir le pouvoir.

Cette affaire tentaculaire fait tache, à moins d’une semaine de la tenue du Foro Madrid, grand-messe de l’internationale fasciste « ibero-américaine » qui se réunit au Chili, symbole de leurs triomphes électoraux sur le camp progressiste. La rhétorique antisystème et anticorruption dont abusent ses leaders en croisade contre le « castrochavisme » vient de prendre un sacré coup.

 

mercredi 26 août 2026

« La chasse aux migrants de Donald Trump », l’éditorial de Diego Chauvet.



Le président américain s’est lancé dans une chasse aux migrants qui choque le monde entier depuis dix-huit mois. Dès le retour de Trump à la Maison-Blanche, sa politique contre les migrants menée avec brutalité par la police ICE a provoqué sept morts par balle, dont trois citoyens américains.

Parmi les milliers de gens placés en détention à la suite des rafles opérées par la milice, la presse américaine décompte 54 décès depuis janvier 2025. Comble de l’horreur : cette chasse à l’homme a conduit un bébé de 1 an, sans avocat, devant un tribunal de l’Arizona.

Ce n’est pas suffisant pour le président d’extrême droite, qui vient de décider d’une nouvelle mesure particulièrement tordue. Celle-ci prévoit de révoquer les visas touristiques ou d’affaires de toute personne qui déposerait une demande d’asile.

Ces demandeurs entrés légalement aux États-Unis se verraient ainsi jetés dans l’illégalité. L’Associated Press a évalué le nombre d’étrangers dont les visas d’affaires et de tourisme pourraient être révoqués à 200 000, soit la plus grande révocation de ces documents de séjour de l’histoire des États-Unis.

Outre le nombre de personnes potentiellement concernées, cette dernière décision trumpiste devrait choquer par son caractère pernicieux. En ciblant ainsi des étrangers en règle dans le pays, elle fait de l’exercice d’un droit tout à fait légal sur le sol états-unien, la demande d’asile, une sorte de preuve à charge qui invalide a posteriori l’entrée sur le territoire. Dans les faits, elle la rend donc impossible.

La possibilité même qu’une situation politique change dans un pays d’origine, qu’une menace apparaisse ou qu’un exilé ne puisse plus rentrer chez lui disparaît derrière une présomption collective de fraude. En retournant ainsi le droit américain contre les droits fondamentaux de ceux qui souhaitent se placer sous sa protection, Trump en vient donc à saper l’état de droit lui-même.

Ceux qui louent une prétendue dédiabolisation de ses amis politiques en France – le Rassemblement national pour ne pas le citer – qui ont les mêmes obsessions antimigrants, feraient bien d’y réfléchir à deux fois.

 

mardi 25 août 2026

« Faire la guerre aux syndicats : le vrai visage de l’extrême droite », l’éditorial de Stéphane Sahuc.



Il existe un moyen simple de juger de la sincérité des prétentions sociales de l’extrême droite : observer ce qu’elle fait du droit de grève, des syndicats et des salaires dès qu’elle obtient du pouvoir. Comme le montre la note de la Fondation Jean-Jaurès, derrière les discours sur le pouvoir d’achat et la défense du « peuple », le constat est partout le même.

Les premières cibles ne sont jamais la rente, la spéculation ou les profits excessifs. Ce sont les travailleurs à travers leurs organisations. De la tronçonneuse sociale et de la criminalisation des piquets de grève de Javier Milei en Argentine aux attaques de Giorgia Meloni en Italie, la feuille de route est internationale. Derrière la comédie du « parti des opprimés », l’internationale réactionnaire est au service d’un même système : un capitalisme débridé et destructeur.

Ce que préparent Marine Le Pen et Jordan Bardella n’a rien d’une exception française. C’est le décalque des méthodes éprouvées par leurs alliés. D’abord, asphyxier l’action collective. Partout où elle touche au pouvoir, l’extrême droite restreint le droit de grève, assèche le financement des organisations de salariés et laisse faire les violences.

En France, le Rassemblement national (RN) déroule la même logique : suppression des subventions aux confédérations, restriction du droit de grève, expulsions. Ensuite, c’est la dérégulation au profit du patronat. La stratégie de choc déployée en Argentine fait école : faire sauter les conventions collectives, privilégier le gré à gré dans l’entreprise et saboter le Code du travail sous couvert de « liberté d’entreprendre ».

Enfin, détourner la solidarité et miner l’action collective par la division. Le stratagème consiste à désigner le travailleur immigré ou le gréviste comme responsable de la crise, pendant que les profiteurs du système engrangent les dividendes.

En votant à l’Assemblée contre la hausse du Smic, contre l’indexation des salaires sur l’inflation et pour la baisse des cotisations patronales, les députés lepénistes ont confirmé leur alignement patronal. L’extrême droite au pouvoir, c’est la garantie d’un choc autoritaire et antisocial.

 

« Un chemin pour la colère », l’éditorial de Cédric Clérin.



Les universités d’été des partis de gauche marquent traditionnellement la rentrée politique. Cette année, elles s’ouvrent dans un contexte inédit et préoccupant. À un an de l’élection présidentielle, l’extrême droite apparaît comme la favorite du scrutin. Une situation sans précédent qui fait planer le risque de conséquences très lourdes pour l’avenir de la République comme pour celui de nos concitoyens.

Tout semble réuni pour qu’une forte aspiration au changement s’exprime lors de cette élection. Une envie de renverser la table. Une colère populaire qui ne cesse de croître.

Un Français sur trois estime ainsi ne pas avoir accès à l’ensemble des services publics auxquels il devrait pouvoir prétendre1 ; la même proportion renonce à des soins faute de moyens ou de soignants, et les difficultés en termes de pouvoir d’achat restent la première préoccupation des Français. Ces dernières années, la colère et la contestation progressent fortement : la part des Français se déclarant en colère est passée de 31 % à 43 % entre 2021 et 2025. Et elle ne trouve pas de débouché puisque, dans le même temps, ceux qui estiment que le système démocratique fonctionne mal en France et que leurs idées ne sont pas correctement représentées sont passés de 67 % en 2022 à 81 % aujourd’hui. Merci Macron. Quant à la conviction que les responsables politiques agissent principalement pour leurs intérêts personnels, elle progresse de 71 % en 2022 à 87 % en 2025. Des ferments pour une révolution démocratique ? Ce n’est pas si simple : alors que 76 % des Français considéraient en 2014 que le régime démocratique était irremplaçable, ils ne sont plus que 66 % en 2025…

Les Français n’en peuvent plus de la dégradation de leur situation sociale et ils doutent de plus en plus de la capacité de nos institutions à répondre à leurs attentes. Tous les ingrédients semblent réunis pour faire émerger une alternative politique radicale. Pourtant, comme cela s’est déjà produit dans l’histoire, c’est aujourd’hui l’extrême droite qui paraît la mieux placée pour capitaliser sur ce mécontentement et détourner la colère.

Ce qui caractérise ces derniers mois, ce n’est effectivement ni une dynamique irrésistible de la gauche, ni l’émergence de nouvelles conquêtes sociales ou d’un grand projet de transformation capable d’enthousiasmer le pays. Ce qui marque surtout cette période, c’est le succès de la tentative de normalisation de l’extrême droite et la mansuétude des médias qui l’accompagne. Une façade qui permet le rapprochement croissant d’une partie de la bourgeoisie sociale et politique ainsi que du patronat avec l’extrême droite, dans le souci de préserver leurs prébendes, quelle que soit l’issue du scrutin de 2027. Comme toujours, le capital a choisi son camp. Paul Vaillant-Couturier en 1935 le dénonçait déjà : « Les déclarations pacifiques d’Hitler ne font plus illusion qu’à ceux qui veulent s’illusionner ou qui ont d’inavouables intérêts à propager l’illusion. »

Le match est donc mal engagé pour la gauche. Mais, pour la présidentielle, rien ne se passe jamais comme prévu. Souvent le peuple fait dérailler les scénarios trop prévisibles. L’histoire récente nous l’a rappelé. En 2024, c’est une mobilisation large, profonde et unitaire de la gauche et du mouvement social qui avait permis d’empêcher l’extrême droite, arrivée en tête du premier tour des élections législatives anticipées, d’accéder au pouvoir. Au vu des candidatures déclarées, cela prendra un autre chemin pour 2027. Sur le pouvoir d’achat, les services publics, le travail ou le climat, les propositions de la gauche correspondent souvent aux colères et aspirations exprimées par les Français. Mais le chemin politique est pour l’heure obstrué.

Cet été, Fabien Roussel alertait dans « l’Humanité » sur la propriété privée des forêts, l’une des sources de la catastrophe climatique. « L’intérêt du peuple, c’est le bien public », disait déjà Robespierre. C’est toujours la feuille de route des révolutionnaires : mettre en échec ceux qui détournent la colère populaire et préparer l’avenir.

  1.  « Fractures françaises », Ipsos/Cevipof, octobre 2025. ↩︎

 

lundi 24 août 2026

« À la présidentielle de 2027, la gauche n’a pas le droit de perdre », l’éditorial de Maud Vergnol.



Huit mois. Le temps qui nous sépare de l’échéance de la présidentielle et des législatives est vertigineusement court quand on en saisit à la fois l’enjeu historique et le chemin à parcourir pour enfin imposer par les urnes le changement radical dont la France et le monde ont tant besoin.

Loin d’un rituel politique ordinaire, la rentrée politique des forces de gauche ce week-end a démontré combien chacune est consciente de l’urgence, après l’été meurtrier d’une planète déréglée par le capitalisme et dix ans de macronisme au service des plus riches, dans un monde ravagé par les guerres, rongé par les haines et les discriminations.

Les programmes se précisent, les alliances et les candidatures se dessinent. La question qui doit obséder les forces de gauche n’est pas tant de savoir qui occupera les meilleures places du podium le soir du premier tour, mais celle, beaucoup plus exigeante, des moyens pour rendre à nouveau possible sa victoire au second tour, avec une majorité à l’Assemblée.

Personne n’y arrivera seul. Et pas sans un programme de rupture nette avec le néolibéralisme. Les crises que nous traversons, l’emballement de l’histoire et du réchauffement climatique, qui s’est encore dramatiquement manifesté cet été, démontrent qu’il n’y aura pas d’ajustements à la marge possible. Et que le temps est compté.

Voilà pourquoi la gauche de rupture ne peut pas se contenter d’être un front de résistance mais bien redevenir un projet de pouvoir. Elle a démontré ce week-end la maturité et la crédibilité de son projet. Bien sûr, communistes, insoumis, écologistes ou socialistes développent des conceptions différentes sur bien des sujets. Il serait vain de prétendre que ces désaccords n’existent pas. Est-ce que cela en fait forcément des gauches irréconciliables ? Non. Ceux qui l’ont théorisé, Manuel Valls en tête, ont mené le pays dans le mur et jeté la colère populaire dans les bras du RN.

La diversité des propositions à gauche doit servir à imposer des thèmes de campagne utiles, loin des obsessions de l’extrême droite qui pourrissent le débat public. L’électorat ne se mobilisera pas par devoir, mais bien s’il est convaincu de l’utilité de son vote. L’histoire ne repasse pas les plats. Mais elle a déjà écrit ses meilleures pages en moins de huit mois…

 

jeudi 20 août 2026

« Les représailles de Trump contre la CPI n’ont qu’un but : protéger Netanyahou », l’éditorial de Rosa Moussaoui.



Les États-Unis n’ont jamais ratifié le Statut de Rome, le traité qui a créé la Cour pénale internationale (CPI) en 2002. Avec un si lourd passif de guerres illégales et de violations des droits humains, Washington redoutait sans doute de voir ses militaires, ses agents et ses responsables politiques traduits devant la justice internationale. Au cours de son premier mandat, Donald Trump avait tiré une première salve contre cette juridiction : la CPI avait alors renoncé, sous la menace, à enquêter sur des actes de torture commis par des militaires états-uniens en Afghanistan. L’offensive en cours est d’une tout autre ampleur.

La Maison-Blanche a donné en 2025 le signal de cette nouvelle campagne de représailles, avec un décret présidentiel autorisant des sanctions contre les magistrats impliqués dans des enquêtes visant des ressortissants américains ou ceux d’États alliés comme Israël. Des opérations d’intimidation, de surveillance et de renseignement sont venues compléter ce dispositif de coercition digne des hors-la-loi du Far West. Une ligne rouge a encore été franchie, le 18 août, avec les sanctions prises contre la présidente de la CPI, la Japonaise Tomoko Akane, et contre le Sénégalais Abdoulaye Seye, substitut du procureur.

Ces attaques n’ont qu’un but : entraver, étouffer et enterrer l’enquête ouverte pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza, qui a donné lieu à la délivrance en 2024 d’un mandat d’arrêt contre le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. Reconnaissant, celui-ci salue « les efforts résolus de l’administration Trump contre les abus illégitimes de la CPI », tandis que le secrétaire d’État Marco Rubio vilipende une institution « politisée » et « malveillante », dont les enquêtes seraient attentatoires à la « souveraineté » des États-Unis et de leurs satellites.

Le propos résonne comme une mauvaise plaisanterie, venant d’un État qui a fait des changements de régime, des guerres « préventives », des menaces d’annexion, des sanctions extraterritoriales et des prisons secrètes les instruments ordinaires de sa politique étrangère, jusqu’au rapt d’un chef d’État. Les crimes commis par les États-Unis depuis 1945 mériteraient à eux seuls un tribunal mondial. Las, cet État s’arroge le droit de juger le monde entier tout en refusant obstinément d’être jugé. L’ardeur que manifestent aujourd’hui Donald Trump et Benyamin Netanyahou dans leur croisade contre le droit international est celle de malfaiteurs en quête d’impunité.

« CLAMER NOTRE SOLIDARITÉ AVEC LA PALESTINE, l’édito de Fabien GAY

Les dernières déclarations d’Itamar Ben Gvir sont d’une ignominie sans nom. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, figure de l’ex...