Il attend tristement que passe le temps près de la vieille
horloge qui égrène les ans. La vie s’est écoulée, une vie bien remplie. Il
occupe ses mains, laisse errer son esprit. La maison silencieuse, lui fait
froid dans le cœur, il y manque les rires des enfants du bonheur, et le pas de
cette femme à qui il a donné ses vingt ans, son amour, ses meilleures années.
Il s’en va à pas lents, il est vite essoufflé. Les années ont usé l’homme fier,
qu’il était. Son cœur et son esprit sont brisés à jamais depuis que s’est
éloigné l’être cher qu’il aimait. Hier est déjà si loin, demain est incertain.
À l’aube de sa vie, on ne sait son destin… La jeunesse s’enfuit plus vite qu’on
ne le croit, à chacun de tenir sur son chemin de croix. Vieillir c’est
apprendre chaque jour à mourir. Le rêve de chacun, c’est de ne pas souffrir…
S’échapper doucement sur la pointe des pieds, s’endormir brusquement…ne plus se
réveiller. Tous ces vieux que l’on croise avec dans le regard la tristesse
résignée d’une vie de hasard. Tous ces vieux qui regardent au-delà du passé,
sans projet d’avenir, leur présent s’écouler.
Libre-arbitre, le blog de Robert Clément
dimanche 15 février 2026
VIEILLIR !
vendredi 13 février 2026
« Messianisme(s) », le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin.
Mortifère « La colonisation au nom du Messie » :
ainsi titrait en une le journal la Croix, cette semaine, pour évoquer
l’expansion sans fin de la colonisation en Cisjordanie, précisant : « En
Israël, les sionistes extrémistes s’appuient sur des prétextes religieux pour
justifier leur expansion territoriale. » Accusera-t-on le groupe
Bayard et la congrégation des Augustins de l’Assomption, actionnaire principal,
d’antisémitisme ?
Dans un silence
médiatique mondial assez assourdissant, la situation des Palestiniens est
passée au second rang, au mieux. Gaza, toujours martyrisée. Et la Cisjordanie,
encore et encore sous le joug des fanatiques. Dans un éditorial cinglant, que
le bloc-noteur ne renierait pas, la Croix précise que « la
tentation d’habiller de foi religieuse l’hubris de la guerre est loin d’être
nouvelle », rappelant les siècles passés peu glorieux de notre
histoire humaine, citant cette actualité mortifère : « Le
phénomène touche encore tous les continents et toutes les religions. C’est le
cas du messianisme des colons israéliens, mais aussi des tentations trumpistes
de légitimer la violence en se dépeignant comme tenants d’un ordre instauré par
Dieu, ou encore de la rhétorique poutinienne justifiant l’invasion de
l’Ukraine, ou de l’appel à une « guerre des civilisations » par Éric
Zemmour au nom d’un christianisme synonyme, pour lui, de défense de
l’Occident. »
La colonisation meurtrière de la Cisjordanie, au nom de Dieu…
Lâche Souvenons-nous de ce « rappel
indispensable de l’incompatibilité entre la frénésie et la fureur de la guerre
et la foi des croyants ». Ainsi, nommons les choses par leur nom. Ce
qui se déroule en Cisjordanie n’est pas un « conflit », ni une
« dispute territoriale complexe », ni un « malentendu
millénaire » entre deux peuples. Il s’agit d’une colonisation brutale,
idéologique, raciale et religieuse, menée par un État qui a décidé que le droit
international était optionnel et que Dieu pouvait servir de notaire.
La Cisjordanie
n’est pas uniquement occupée : elle est dévorée. Lentement,
méthodiquement, cyniquement. Colonie après colonie, colline après colline,
olivier après olivier. Une entreprise de prédation qui avance sous protection
militaire, financée par l’État israélien, justifiée par un messianisme délirant
et bénie par une communauté internationale lâche jusqu’à l’indécence. Un projet
politique clair : rendre impossible toute existence palestinienne viable.
Transformer un peuple en variable d’ajustement géopolitique… puis feindre
l’étonnement quand il résiste.
Mascarade De fait, les
colons israéliens sont l’avant-garde d’un projet d’extrême droite théologico-nationaliste,
persuadée que la Bible autorise le vol, l’humiliation, la violence et le
meurtre. Ils cassent des crânes au nom de Dieu, incendient des villages au nom
de la promesse, tirent sur des civils au nom de la rédemption. Et quand ils
tuent, l’impunité est quasi totale. Voilà la vérité nue. Cette religion-là est
une contrefaçon. Un simulacre de foi transformé en idéologie suprémaciste, où
l’élection divine sert à hiérarchiser les vies humaines. Où le Palestinien
n’est plus un voisin, ni même un ennemi, mais un intrus métaphysique.
On ne négocie
pas avec un intrus : on l’efface. Pendant ce temps-là, l’État israélien
joue la comédie, condamne vaguement « les violences de colons »
comme on s’excuse d’un dégât collatéral, tout en armant, protégeant et légalisant
leur présence. Il parle de démocratie pendant qu’il administre un régime de
ségrégation territoriale. Il invoque l’histoire tragique du peuple juif –
réelle, immense, indiscutable – pour justifier une injustice. Et, procédé
odieux, la mémoire devient un bouclier moral contre toute possibilité de
critique. Quant à ce que nous nommons encore « l’Occident », il
applaudit ou détourne les yeux, selon les cas. Les États-Unis arrosent de
milliards, l’Europe publie des communiqués creux, la France soupire et passe à
autre chose. Hypocrisie structurelle.
On proclame
l’illégalité des colonies tout en commerçant avec elles, on défend le droit
tout en acceptant sa violation permanente. Mascarade. La colonisation n’est pas
une dérive, mais une stratégie. Le messianisme n’est pas une excentricité, mais
un carburant politique. Et la religion, ainsi instrumentalisée, devient l’une
des formes les plus obscènes du pouvoir – parce qu’elle prétend être
incontestable. Comment construire un à-venir juste sur une terre volée, surtout
au nom de Dieu ?
LES MAUVAIS TEMPS
Juillet quarante-quatre, il y avait du bleu dans ces baisers mouillés sur le quai d’une gare, dans ces mains se joignant pour profiter d’un feu, ces cris sortant des rues, qui se voulaient d’espoir. Il y avait des jeux dans la cour de l’école, des gamins se battant pour des billes volées qui écoutaient, craintifs, du maître les paroles, réprimande sévère aux poussins égarés. Il y avait le ciel aussi beau qu’aujourd’hui sans le bruit, la fureur, la fumée des usines, quelques nuages blancs comme une fantaisie, le parfum du jasmin au jardin des voisines. Il y avait son cœur, oubliant d’être sage, qui battait comme un fou et sans se retenir, puis il y avait toi, sa main sur ton corsage, et lisant de ses yeux des pages d’avenir. Et tous ces braves gens qui vous regardaient faire, sans doute un peu jaloux, tellement impatients de voir vos deux printemps, vos deux âmes légères ne faire qu’un soleil chassant le mauvais temps. Mais sont venus la peur, le fracas et les armes, costumés vert de gris, aveuglés d’idéal, coulent sous le vieux pont et son sang et tes larmes, tu as mis quelques fleurs sur le bord du canal.
LE LIVRE
Le livre comme une ouverture sur le monde pour un
formidable appétit de connaissance., Un livre comme refuge de ce monde qui veut
gommer toute conscience. Le livre,
expression de nos différences, nos rêves, nos imaginaires variés. Le livre pour
dire ce qui nous rassemble comme un reflet de l’humanité. Le livre comme image
de la réalité pour savoir et comprendre. Le livre pour fuir la réalité de ce
monde qui nous oppresse. Le livre, objet magique qui donne l’accès à un monde
infini à l’univers de tous les possibles, qui ressemble à la vie. Malheureux,
l’exclu du livre, même s’il ne le sait pas. Tant qu’il n’ouvrira pas un livre, malheureux,
toujours il sera.
« VSS : notre société a un problème, les hommes », l’éditorial de Stéphane Sahuc.
Gisèle Pelicot,
victime pendant des années des viols sous soumission chimique perpétrés par son mari et une cinquantaine de
complices, rompt le silence. Dans Et la joie de vivre, elle livre un
témoignage poignant, entre « la vie d’avant » et « la
vie d’après ». Figure emblématique de la lutte contre les violences
faites aux femmes depuis son refus du huis clos lors du procès des viols de Mazan, elle rejette pourtant toute étiquette de
« modèle » ou d’« icône ». Mais son récit agit comme un
révélateur implacable. Notre société a un problème : les hommes.
Des faits
récents viennent cruellement confirmer que son histoire n’est pas un cas isolé.
D’abord, l’insoutenable affaire de ce petit garçon de
5 ans, drogué et violé par dix hommes. Ensuite, l’expérience glaçante menée par le journaliste canadien Hugo
Meunier : un an après le procès de Mazan, il publie une annonce similaire
à celle de Dominique Pelicot sur un site québécois.
Résultat ?
En douze heures, des dizaines d’hommes répondent favorablement. En
quarante-huit heures, ils sont 105. Enfin, les millions de requêtes d’hommes
qui ont utilisé l’IA de X Grok pour déshabiller des
photos de femmes et de filles
avec la bénédiction amusée d’Elon Musk, l’un des papes du masculinisme.
Ces exemples,
parmi tant d’autres, le prouvent : les violences sexuelles et sexistes
sont avant tout une affaire d’hommes. Dans la tribune pétition d’ONU Femmes
France « Le silence des hommes doit cesser », initiée par David
Pelicot, les signataires martèlent un constat accablant : « Les
auteurs de violences ne sont pas des cas isolés. Ce sont des hommes ordinaires,
de tous âges, de tous milieux, de toutes professions. »
L’un des
signataires, l’acteur Bruno Solo, enfonce le clou : « Les femmes
attendent que nous changions notre logiciel, ce patriarcat tout-puissant, ces
mâles dominants qui pensent que tout leur est dû. » Cette dimension
systémique des violences faites aux femmes est une évidence. Et pour ne pas la
minorer, le changement de logiciel doit commencer par le bannissement de la
phrase « pas tous les
hommes » que nous,
hommes, avons tous entendu… ou prononcé, tel un réflexe, lorsque ce genre
d’histoire fait irruption dans l’actualité et dans nos vies.
« À San Francisco, une manif en soutien aux milliardaires », le billet de Maurice Ulrich.
Alors qu’une
proposition de loi pour instaurer une taxe de 5 % sur les fortunes, dont celles des
hyper-milliardaires de la tech, pourrait être mise au vote dans quelques
mois dans l’État démocrate de Californie, certains d’entre
eux ont déjà choisi l’exode, coûte que coûte.
Le patron de
Meta (ex-Facebook), Mark Zuckerberg, vient d’acheter un refuge de près de
200 millions en Floride… Ça le rapprochera de Donald
Trump dont il se sent désormais proche. Mais d’autres ont choisi de se
battre.
Le
7 février, une marche de soutien aux milliardaires a eu lieu à San
Francisco. Les manifestants brandissaient des pancartes avec des
slogans comme « Les milliardaires créent de la prospérité » ou
« Le droit à la propriété est un droit humain ».
Bon, ce n’était
pas la levée en masse. Ils étaient 12, précise le dernier numéro de Challenges,
tout au plus une vingtaine, précisent d’autres
sources. Les photographes et les contre-manifestants en
smoking et robe de soirée, coupe de champagne à la main, venus saluer l’événement étaient
plus nombreux, a raconté le journal The Atlantic.
jeudi 12 février 2026
MOTS PERDUS !
Ces
phrases déchirées pour la poubelle un soir, ou qu’on a égarées, ou qu’on ne
veut plus voir. J’en ai fait un poème de tous ces mots perdus, phrases que l’on
essaime à chaque coin de rue. Ces petits chants d’amour, ces cruels cris de
haine, ces rimes de toujours sur les joies et les peines. Ces vers de trois
fois rien, ces lignes inutiles sur petit calepin en gestes
malhabiles. Ces deux petites fleurs sur une page triste, et ces élans du
cœur écrits à l’improviste. Ces visions
de la nuit qu’on oublie à l’aurore, cet
air qui nous poursuit quand on le croyait mort. Ce parfum qui navigue sur la
vague des lettres, qui entame une gigue et sort par la fenêtre. Ces serments si
peureux qu’on les écrit tremblant, qui finissent au feu ou aux ailes du vent.
Ces sourires de joie qu’on confie à sa plume, ce fantôme, là-bas, disparu dans
la brume. De tous ces mots perdus j’en ai fait la moisson, partis puis revenus
le temps d’une chanson.
VIEILLIR !
Il attend tristement que passe le temps près de la vieille horloge qui égrène les ans. La vie s’est écoulée, une vie bien remplie. Il occu...
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Les 15 et 22 mars, les citoyen.nes de notre ville voteront pour élire leur Conseil Municipal. A vec un regard attentif et toujours engag...
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Toujours curieux de prendre connaissance des différents écrits sur la prochaine échéance municipale, une chose m’a frappé. Notre ville viv...
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Après avoir pris connaissance de certains commentaires sur l’implantation du lycée d’enseignement général à Romainville, je me permets d’...





