lundi 2 novembre 2026

« Midterms : la colère sociale défie Trump », l’éditorial de Stéphane Sahuc.



Un gallon de gazole à 6,35 dollars contre 3,62 dollars un an plus tôt. La facture est salée pour les travailleurs américains. Une hausse de plus de 75 % qui se répercute sur chaque maillon de l’économie états-unienne, des exploitations agricoles aux rayons des supermarchés.

Ces simples chiffres expliquent à quel point la question sociale pèse sur ces midterms. D’autant que pendant ce temps, les géants pétroliers organisent le pillage : 36 milliards de dollars de profits sur un seul trimestre pour ExxonMobil, Shell et Chevron.

Sentant la colère monter, les ultra-riches tentent littéralement d’acheter l’élection pour sauver la majorité républicaine. À lui seul, le milliardaire Elon Musk a injecté 445 millions de dollars dans une campagne dont le coût total – 11 milliards – donne le vertige. C’est la lutte de classes à ciel ouvert à coups de spots télévisés. Et peut-être que la classe ouvrière va marquer un point.

Dans le Michigan, véritable laboratoire de la riposte, le succès de la candidature du démocrate Abdul El-Sayed au Sénat tient pour une part à son engagement à gauche. L’enjeu de son duel face au républicain Mike Rogers dépasse la portée symbolique du premier sénateur musulman : c’est la démonstration qu’une candidature ancrée à gauche, ciblant directement le coût de la vie et exigeant une assurance maladie universelle, peut unir les classes populaires.

Le Texas, lui, illustre la panique d’un appareil conservateur qui a tout tenté. Pendant des années, la droite locale a méthodiquement redécoupé les circonscriptions pour museler le vote hispanique, afro-américain et populaire.

Mais ce charcutage cynique pourrait se transformer en piège pour ses propres élus, confrontés à la vague de mécontentement. Signe de cette fébrilité, la menace de raids de l’ICE dans les quartiers populaires, ultime tentative d’intimidation trumpiste.

Sanctionner Donald Trump offrirait une respiration au peuple américain. Une victoire démocrate ne signifie pas pour autant que le parti a abandonné ses réflexes de protection des riches. La preuve par la Californie : alors que l’aile gauche pousse pour l’adoption d’une taxe sur les milliardaires, les dirigeants centristes du parti, le gouverneur Gavin Newsom en tête, appellent à la rejeter.

 

« Superprofits, fraude fiscale, riches épargnés par le budget… Là où va l’argent », l’éditorial de Stéphane Sahuc.



La baisse des prix à la pompe qui s’amorce grâce à la mise sur le marché des stocks stratégiques est plus que bienvenue pour les Français. La situation est tellement catastrophique que des gens font la manche à la pompe, jerrican en main, pour quelques litres de gazole. Reste que cela n’est qu’une politique de courte durée. Pourtant pendant ce temps, TotalEnergies se gave. La multinationale annonce 8,3 milliards de dollars de bénéfice net au troisième trimestre 2026. C’est 124 % de plus que l’année précédente. Des résultats exceptionnels, insolents, toujours en hausse.

Mais à l’Assemblée nationale, l’urgence est de protéger le magot. Les députés macronistes, la droite et le Rassemblement national ont fait bloc pour enterrer la taxe exceptionnelle sur les bénéfices des grands groupes. Le RN qui assure mordicus défendre le peuple vote la sauvegarde des dividendes. Rien de bien surprenant, l’extrême droite assume sa fonction historique : détourner la colère sociale vers les étrangers pour épargner la bourgeoisie et maintenir l’ordre établi. Une mise en acte de la formule de Tancrède dans Le Guépard : « Il faut que tout change pour que rien ne change ».

Les puissants verrouillent la loi

Prendre l’argent où il se trouve. Paradoxalement, c’est la Californie qui pourrait en faire la démonstration. Le 3 novembre, les électeurs se prononceront par référendum sur la Proposition 40. Ce texte, inspiré des travaux de l’économiste français Gabriel Zucman, propose un impôt unique de 5 % sur la fortune des milliardaires résidant dans l’État. L’objectif : lever des dizaines de milliards de dollars pour financer la santé, l’éducation et l’aide alimentaire. Le cœur du capitalisme américain sollicite l’avis de ses citoyens pour taxer ses ultra-riches. En France, l’idée d’une taxe Zucman à 2 % est balayée sans débat par les gardiens du temple austéritaire.

Les puissants verrouillent la loi. Et quand ça ne suffit plus, ils la violent. Le procès des « Dubaï Papers » à Paris l’expose au grand jour. Quatorze personnes physiques et trois sociétés comparaissent pour fraude fiscale massive. Au centre du dispositif : la holding Hélin International et le prince belge Henri de Croÿ. Une blanchisseuse industrielle documentée par plus de 200 000 fichiers fuités. Deux cents clients recrutés par cooptation.

Rien que pour les quarante premiers d’entre eux, la mise de départ atteignait au minimum 13 millions de dollars. Des oligarques. Des aristocrates. Des grands patrons dissimulés derrière des pseudonymes. Une goutte d’eau dans l’océan de la fraude et de l’évasion fiscales des plus riches, qui siphonnent entre 80 et 100 milliards d’euros par an au budget de l’État.

L’argent de nos hôpitaux et de nos écoles, soustrait à la solidarité nationale, cela s’appelle du vol. Ce sont ces voleurs que protègent, d’un même mouvement, la macronie, la droite et l’extrême droite. Pendant ce temps, le pouvoir somme les Français de se serrer la ceinture sous prétexte que les caisses de l’État sont vides.

 

Romainville le 2 novembre 2026

 


C’était il y a un peu plus de trois ans, le 10 septembre 2023. Ce jour- là, au stand de la fédération de la Seine-Saint-Denis du PCF je présentais mon livre « À l’âge où la vie se raconte ». Cet écrit mêlait tout à la fois des moments qui ont jalonné mon histoire personnelle ou bien encore des notes et des témoignages sur ce que fut mon engagement militant et d’élu. Mais aussi mon point de vue, souvent critique, sur les choix politiques du parti communiste auquel j’ai adhéré il y aura 70 ans, en janvier 2027. En ce début novembre, je décide de retrouver le clavier de mon ordinateur. En voici la raison.

Aujourd’hui, après de nombreux examens, j’ai eu connaissance du diagnostic. Tumeur cancéreuse primitive, sans métastases. Le hasard aura voulu que je me retrouve à l’hôpital « Avicennes » pour la troisième fois. En 1976, il y a cinquante ans, lorsqu’un camion me heurta et me traina sur plusieurs mètres. Alors qu’on s’attendait au pire, je sortis du coma au bout d’une heure et demie. La seconde fois, c’était un jour d’octobre 2009. J’étais venu entendre avec Monique, ce mot tant redouté que je pressentais : « Alzheimer ». J’ai compris, avec désespoir, que celle que j’aimais passionnément était perdue, que j’allais la perdre davantage, peu à peu, lentement, lentement, complètement.

Le cancer nous rappelle que la maladie peut un jour entrer dans la vie de chacune et de chacun d’entre nous. Pour ma part, c’est une épreuve que je traverserai à ma manière, avec lucidité, courage et détermination. Alors que mes 88 ans frappent à la porte, je n’ai accepté que ce qui est pour moi tolérable. Je reste maître de mes choix, de mon quotidien et de ma fin de vie. Tant que mon corps et ma tête le voudront, je continuerai à lire, à écrire, à exprimer mon point de vue sur la souffrance populaire qui ne peut plus attendre des années avant qu’une éclaircie et un espoir se dégagent dans un univers encombré par les idées nauséabondes portées par l’extrême droite. Dans ces moments toujours difficiles, rien n’est plus important que l’aide irremplaçable de vos proches. C’est ce soutien, cette attention, que m’apportent mes enfants Thierry, Pascal et Brigitte. Je ne dirais jamais assez tout l’amour que je leur porte, comme à mes petits-enfants. À mes arrières petits-enfants qui au mois de janvier, seront cinq. Une belle et grande petite famille.

En cet instant, j’éprouve ce que bien des ami-e-s ont vécu, arrivés à l’hiver de leur vie. Les images défilent comme un film dans mon esprit, recréant une chronologie visuelle et émotionnelle. J’ai comme l’impression que mon cerveau organise les événements du passé sous forme d'une suite logique ou d'une scène, un peu comme un scénario. Les images et les sensations associées à mon vécu renforcent l'illusion d'une projection continue, semblable à une sorte de séquence cinématographique, avec la guerre en toile de fond. Arrivé à la fin d’un voyage, je ne saurais dire pourquoi les images de tous les moments qui ont marqué mon histoire défilent les unes après les autres. J’imagine celle de mon père à l’automne 1939 serrant ma mère sur sa poitrine avant son départ pour le front. Mon père dont je retrouve, à 83 ans, la sépulture près de Sedan. Je revois la ferme de Haute-Saône, où nous nous sommes réfugiés en 1942. Ce jour de février 1944, où cachés sous un lit, je revois les bottes bien cirées des soldats allemands. Notre retour au début d’août 1944, dans notre baraque en bois du 37 rue des Groseillers à Montreuil. L’école du Marie de Villiers, où heureux je m’y rendais en courant.

Il nous faut écrire encore et encore pour qu’au gris des jours quelques voix s’élèvent, pour faire des soleils même avant l’aurore, et peupler de fleurs la plus triste grève. Il nous faut écrire malgré les tempêtes qui secouent le monde et le noie de sang, afin que l’amour scelle la défaite de ces noirs desseins et de ces tyrans. Il nous faut écrire au-delà des grilles qui bradent la vie et qui tuent les voix. Peindre un grand sourire aux lèvres des filles, dansant à jamais des rondes de joie. Il nous faut écrire pour ouvrir les portes, donnant sur l’amour et la liberté.  Mettre dans ces vers que le vent emporte le souffle d’un cœur et la joie d’aimer. Il nous faut écrire pour veiller toujours et pour dénoncer les sinistres ombres. Chacun sa façon, chacun ses détours pour hurler la vie avant qu’elle ne sombre. Il nous faut écrire pour chasser les doutes, bâtir un ailleurs qu’on n’a pas trouvé et créer un monde avec mille routes afin d’accueillir tous les égarés. Il nous faut écrire jusqu’à plus pouvoir, demander au ciel un peu de répit, juste un peu de temps et encore vouloir une ultime fois dire on écrit.

 

« Après le 31 octobre, le mouvement est plus que jamais debout », l’éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin



Il eût été commode de croire que le peuple pouvait donc manifester à condition de ne déranger personne. Exprimer sa colère, mais loin des centres-villes, des lieux de pouvoir et des symboles. Crier sa souffrance, mais à voix basse, sur des itinéraires balisés par ceux qui refusent d’entendre ses revendications.

Le 31 octobre aura pourtant apporté une réponse massive : malgré les entraves, les intimidations et l’impressionnant arsenal déployé, la rue ne capitule pas.

Alors qu’une nouvelle semaine d’actions se profile, avec en point d’orgue la journée de mobilisations et de grèves du jeudi 5 novembre, ce qu’il s’est passé ce samedi 31 octobre fut un test démocratique pour un pouvoir qui semble ne plus savoir répondre au mécontentement populaire autrement que par les cordons policiers, les arrêtés préfectoraux et les restrictions de liberté.

Voilà dans quelles conditions des citoyens ont dû exercer un droit fondamental : manifester. Quelle étrange conception de la République, celle qui consiste à éloigner les manifestants comme pour les rendre invisibles. À un détail près : ils sont venus ! Environ un demi-million de personnes… Le mouvement existe, résiste. Il est plus que jamais debout !

Derrière les pancartes et les drapeaux, il y a des vies : des fins de mois impossibles, des salaires qui ne suivent plus, des jeunes privés de perspectives, des travailleurs qui refusent de payer éternellement le prix des injustices. Le gouvernement aurait tort de se raconter sa propre histoire.

On peut fatiguer un mouvement social, déplacer ses cortèges, compliquer son organisation. Mais on ne fera pas disparaître par décret les causes profondes.

Le 31 octobre a ainsi révélé le fossé béant entre un pouvoir qui encadre la rue à grand renfort de moyens policiers, et des citoyens qui réclament des réponses. La rue n’est ni un décor ni une menace. Elle s’impose parfois comme le dernier endroit où celles et ceux que l’on n’écoute plus peuvent encore se faire entendre. Non, la démocratie ne se met pas en périphérie.

vendredi 23 octobre 2026

« Jeunesse(s) », le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin.




Injustice. Le 30 juillet 1903, au lycée d’Albi, Jean Jaurès lançait à la jeunesse un appel au courage, à la pensée libre et à l’émancipation. Plus d’un siècle après, en cet automne de révoltes, ses paroles résonnent dans les rues où les lycéens se mobilisent et réclament à la République de tenir parole.

Jaurès s’adressait à des consciences capables de penser et d’agir : « Et vous, jeunes gens, vous voulez que votre vie soit vivante, sincère et pleine. » À Saint-Denis, devant le lycée Paul-Éluard, comme partout, une génération refuse de considérer l’injustice comme une fatalité et l’école le premier théâtre de l’abandon social.

Jaurès rappelait que « le courage, c’est de garder dans les lassitudes inévitables l’habitude du travail et de l’action ». L’action, justement : mais comment exiger la persévérance sans donner à tous les moyens de réussir ? Le pouvoir, trop souvent, oppose à la revendication sociale la responsabilité individuelle, à la colère la fermeté. Il exhorte la jeunesse à croire en l’avenir tout en lui demandant de supporter les renoncements du présent.

Boussole. D’autant qu’une démocratie se juge à l’usage qu’elle fait de la force. Des adolescents qui réclament des moyens pour apprendre ne sont pas des ennemis intérieurs. Relisons Jaurès : « Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre. » Ces mots nous obligent à interroger la place du dialogue et les limites de la contrainte.

La sécurité publique n’est légitime que s’il protège les libertés, non s’il rend leur exercice intimidant. Autre boussole : « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe. » Dire la vérité, regarder les inégalités scolaires en face, refuser que les images d’affrontements éclipsent les raisons de la mobilisation et rappeler que l’éducation n’est pas une dépense secondaire, mais une condition de l’émancipation. Jaurès nous invitait à « aller à l’idéal et (…) comprendre le réel ». Entre les deux, la politique a pour devoir de transformer la société, non contenir les impatiences.

Possédants. La question n’est donc pas que la jeunesse se lève. Ce sont les raisons, si nombreuses, qui comptent. Et voilà la raison pour laquelle le pouvoir continue absurdement de détourner les yeux. La République ne se défend pas contre sa jeunesse : elle se grandit en l’écoutant.

Les acquis ne se décrètent pas, ils se conquièrent, quitte à agir, comme disait Jaurès, « sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense ». À bien y réfléchir, le bloc-noteur pourrait aussi conclure avec Karl Marx, qui, déjà en 1871, dénonçait dans la Guerre civile en France l’indignation sélective des possédants : « Le bourgeois du monde entier, qui regarde avec complaisance le massacre de masse après la bataille, est convulsé d’horreur à la profanation de briques et de mortier. » L’avenir n’appartient pas à ceux qui ordonnent à la jeunesse de se taire, mais à ceux qui lui donnent les moyens de parler, de penser et d’agir.

 

« Syndrome Oussekine » ? L’éditorial de Maurice Ulrich.



Il faut liquider le syndrome Malik Oussekine, lit-on dans le Figaro. On comprend le sous-texte. Ça veut dire pas de retenue. Il faut frapper et tout est permis. C’est ce qu’écrit dans une tribune un ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, Jean-Éric Schoettl, qui en appelle à l’instauration de l’état d’urgence dans tout le pays.

Rappelons les faits : une plaque de marbre au 20, rue Monsieur-le-Prince, à Paris, porte ces mots : « À la mémoire de Malik Oussekine, étudiant de 22 ans, frappé à mort par deux policiers dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986 ». C’est au soir d’une manifestation contre une loi du ministre de l’Éducation nationale d’alors, Alain Devaquet, rejetée par les étudiants que le jeune homme est « frappé à mort », comme le dit la plaque, tandis qu’il sort d’un club de jazz dont il est un habitué et rentre chez lui, par trois policiers qui le rouent de coups de pied et de matraque. Les faits sont connus le lendemain.

Il faut mesurer la portée des mots. Liquider le syndrome Malik Oussekine ne veut rien dire d’autre que ceci. Il faut frapper au risque assumé de tuer. Ces propos s’inscrivent dans le climat que veulent instaurer dans le pays tous ceux qui, des ministres à l’extrême droite, voient, comme le dit encore Jean-Éric Schoettl, « des hordes sauvages qui célèbrent les noces barbares du gauchisme, du communautarisme, du nihilisme et de la délinquance ordinaire ». Ces responsables espèrent ainsi mieux faire silence sur les attentes populaires et celles des lycéens, et plus encore les étouffer et les dévoyer. Contre les barbares, tout est permis.

Au même moment, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, entend dicter leur rôle aux procureurs généraux en les invitant à faire appel de toutes les peines « qui ne seraient pas à la hauteur de ce que nous avons vécu ». Ce que « nous » avons vécu, alors que circulent les idées de milices d’autodéfense dans tout le pays hors de l’État de droit et des devoirs de la République. Aujourd’hui, c’est le pouvoir qui porte atteinte à la démocratie.

 

« Choc chez les libéraux », le billet de Maurice Ulrich.



Appel à la grève : « La CGT veut-elle achever l’économie française ? » interrogeait jeudi l’éditorialiste de l’Opinion. C’est oui. Et « les autres syndicats lui ont emboîté le pas au motif que le gouvernement resterait sourd aux demandes des « travailleuses et des travailleurs » en n’apportant pas les bonnes réponses sociales ».

Où vont-ils chercher ça ? Et même Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT, sans doute sous l’emprise de la CGT, estime que le premier ministre « n’est pas vraiment dans le tempo ».

Mais qui est aveugle ici, poursuit l’éditorialiste ? « Un premier ministre sans marges de manœuvre qui a le mérite de tenir un cap (…) ou tous ces bonimenteurs qui, de LFI aux syndicats, ne cessent de souffler sur les braises d’un mouvement social hétéroclite. L’argent coule à flots, s’égosillent-ils, il n’y a qu’à se servir. Où ? »

C’est quand même curieux que, travaillant dans un journal de Bernard Arnault, lequel est en tête du classement des fortunes de France dont le montant cumulé passe les 1 000 milliards, il n’en ait pas une petite idée.

 

« Midterms : la colère sociale défie Trump », l’éditorial de Stéphane Sahuc.

Un gallon de gazole à 6,35 dollars contre 3,62 dollars un an plus tôt. La facture est salée pour les travailleurs américains. Une hausse...