En peinture
comme en politique, le vernis n’a jamais fait l’œuvre. Au crépuscule d’un
second quinquennat chaotique, la réalité des faits a remplacé la grandiloquence
des discours. Et en matière de protection de l’environnement, les renoncements de la
Macronie révèlent les uns après les autres l’ampleur de l’imposture. En 2022, candidat à sa réélection, Emmanuel
Macron surjouait l’emphase : « Ce quinquennat sera écologique ou
ne sera pas. » Il ne fut pas. Bien au contraire.
Nous aurions pu
naïvement croire que la condamnation historique de la France en 2021 pour non-respect
de ses objectifs climatiques aurait fait bouger les lignes. Mais l’exécutif
s’est contenté de demi-mesures. Aussitôt votées, et, pour une part, aussitôt
enterrées. La suppression des zones à faibles émissions (ZFE), actée ce mardi
dans l’Hémicycle, s’ajoute aux innombrables reculs, sur l’artificialisation des
sols, la rénovation énergétique des bâtiments, l’épandage de certains
pesticides, la décarbonation de l’industrie, des transports, la protection de
la biodiversité… Une partition sinistre, que la France a joué à l’unisson avec
Bruxelles prenant leur part active au grand concert mondial du backlash climatique.
De l’Amérique
latine au Groenland et au Proche-Orient, les guerres impérialistes que
mènent les États-Unis de Donald Trump et ses sinistres alliés ont toutes un
dénominateur commun : mettre la main sur les ressources en eau, en
énergie, en minerais, prendre le contrôle des principales routes commerciales
mondiales. Un pas de deux mortifère, où la loi du plus fort et la loi du marché
mènent la danse au détriment de la planète et de ceux qui la peuplent.
Les
climatosceptiques et les adeptes de l’inaction ont le vent en poupe. Chaque
recul, chaque renoncement dans la lutte contre le réchauffement climatique leur
donne du souffle. Les grands discours ont fait long feu. L’ampleur de la crise
environnementale exige le courage de l’action. Pas « en même temps ».
À plein temps.






