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lundi 24 novembre 2025

« COP30 : sans sortie des combustibles fossiles, pas de transition climatique », l’éditorial de Rosa Moussaoui.



Les dirigeants du monde n’entendent rien faire qui puisse nuire aux profits des multinationales et cette considération relègue la préservation de la vie même au dernier rang de leurs préoccupations. La COP30 qui s’est achevée samedi en Amazonie brésilienne en offre, une fois encore, une consternante démonstration. L’accord conclu après deux semaines de négociations appelle certes à tripler les financements pour l’adaptation des pays en développement.

Il célèbre l’accord de Paris et le consensus de la COP28 à Dubaï. Mais il ne fait aucune mention explicite de l’indispensable sortie des énergies fossiles et l’action climatique y est déléguée à l’engagement « volontaire » des gouvernements, loin du plan d’abord réclamé par plus de 80 pays européens, latino-américains et insulaires.

Le temps n’est pourtant plus aux tergiversations ni aux procédés dilatoires. Donald Trump a beau qualifier le changement climatique de « grande arnaque », de « supercherie », une vérité scientifique s’impose à tous : la combustion du pétrole, du gaz et du charbon provoque un réchauffement planétaire aux conséquences humaines, sociales et environnementales déjà cataclysmiques. Dans ces circonstances, le déni, l’inaction, la promotion de solutions techniques illusoires relèvent de l’inconscience, d’un aveuglement criminel.

Le réchauffement déjà observé est irréversible ; le seuil de + 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle a été franchi pour la première fois en 2024. Une action mondiale résolue, coordonnée et contraignante pour restreindre les émissions des gaz à effet de serre reste toutefois indispensable pour contenir la hausse des températures en deçà de 2 °C d’ici à 2100, limiter les dégâts, organiser l’adaptation de l’humanité aux dégradations en cours et se prémunir d’effets de seuil imprédictibles.

Or, une telle trajectoire est incompatible avec la perpétuation d’un système économique assis sur la prédation de la nature, l’exploitation du vivant, la combustion des énergies fossiles, l’ultraconsumérisme et la circulation effrénée des marchandises. Avec le profit pour seul horizon, le capitalisme est le premier obstacle à la transition écologique.

 

samedi 19 février 2022

Europe orientale : la France doit agir pour une désescalade immédiate !



 

Le PCF exprime sa plus vive inquiétude face à cette spirale qui peut mener à un embrasement de la région, et condamne ces violations du cessez-le-feu. Comme lors du conflit de 2014, c’est la population civile des deux côtés de la ligne de front qui en paie le tribut.

 

Le PCF appelle le gouvernement français à agir sans délai pour convoquer une réunion du format Normandie au plus haut niveau pour faire appliquer les accords de Minsk, dont la mise en œuvre totale, par l’ensemble des parties prenantes, est la seule voie pour mettre fin au conflit dans le Donbass. Il condamne par conséquent fermement la décision irresponsable prise à nouveau par le gouvernement ukrainien de ne pas mettre en œuvre le statut spécial du Donbass. Il s’inquiète des suites qui pourraient être données à la résolution dangereuse votée au Parlement russe appelant à une reconnaissance de l’indépendance des deux républiques autoproclamées.

 

Il est nécessaire que la France porte lors de la conférence de Munich sur la sécurité l’exigence d’une conférence européenne large, incluant la Russie, de paix et de sécurité collective, afin de négocier chacun des points de tensions et parvenir à un règlement global. La sécurité en Europe ne peut être assurée sans la sécurité de la Russie. Ce qui était possible lors de la conférence d'Helsinki de 1975 et de celle de Paris de 1990 l'est à plus forte raison encore aujourd'hui.

 

La France peut et doit agir pour une désescalade immédiate, en toute indépendance de l’OTAN et de la politique d’hystérisation des tensions et de renforcement militaire dans la région menée par les États-Unis.

Le langage de la force doit faire place à la force de la diplomatie.

 

Parti communiste français,
Paris, le 18 février 2022.

 

« Canicule : Face à l’inaction meurtrière, où est la colère ? », l’éditorial de Maud Vergnol.

Qui peut encore nier que notre humanité est face à la plus grande crise existentielle qu’elle ait jamais connue ? Combien faudra-t-il enco...