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mercredi 18 mars 2026

APPRENDRE

 


Passer sa vie à apprendre, accepter toutes nos différences pour en faire autant de chances. Apprendre ce que nous ont légué nos aînés, y ajouter notre maigre savoir, nos idées.  Se sentir fier et faire partie de cette chaîne d’en forger un maillon, sans peur, sans haine. Apprendre à aimer pour se permettre de rêver. Apprendre à pleurer sans cesser d’espérer. Apprendre à voir dans un sourire une promesse pour l’avenir. Apprendre à regarder avec son cœur pour apprivoiser le bonheur. Apprendre la terre et le ciel pour y dessiner un arc en ciel. Apprendre à respecter la nature, le berceau de notre culture. Apprendre à tuer les guerres pour semer la paix sur la terre. Apprendre à vivre libre, sans se cacher, oser partir et pouvoir le crier. Oui, passer sa vie à apprendre, ne transmettre que le plus tendre. Apprendre encore et toujours davantage pour laisser à nos enfants cet héritage. Et dans le grand livre de la vie, laisser sa page d’écriture pour que jamais ne puisse se rompre le fil de notre aventure…


vendredi 20 février 2026

Elle s’appelle espérance !



Parlons d’une amie. Si c’était une plante, elle serait trèfle à 4 feuilles. Elle nous porte chance en nous faisant croire en notre bonne fortune. Si c’était un astre, elle serait soleil le jour, étoile la nuit car elle éclaire notre vie. Si c’était une qualité, elle serait l’optimisme. Si c’était un défaut, elle serait la naïveté. Elle veut changer le monde et croit qu’elle peut y arriver en persuadant tous ses amis d’y croire et d’agir. Si c’était un bâtiment, elle serait un phare qui nous guide dans les nuits de l’océan agité de notre existence, pour retrouver vite les lumières de la côte tout en prenant le risque de repartir en mer. Si c’était un lieu, elle serait l’extrémité sud du continent Africain entre deux océans l’Atlantique et l’Indien. Notre meilleure amie, peut-être l’avez-vous deviné, s’appelle Espérance. Elle nous permet de remplacer « jamais » par pourquoi pas !

 

mercredi 18 février 2026

HUMAIN !



Humain, joyeusement humain, terriblement humain, délicieusement humain, désespérément humain, car malgré la violence sociale, malgré les turbulences climatiques, malgré l'errance des plus pauvres, malgré la main - mise des puissants, malgré la bêtise crasse de ceux qui se veulent l'élite, malgré la violence faite à ceux et celles dits différents, malgré, malgré, malgré, malgré ... il suffit d'un ciel offert, d'une musique poignante, d'un livre saisissant, d'un rire partagé, d'un baiser profond, d'un regard vrai, d'une main tendue, d'une blague bien sentie et tout devient vivable. Avec cette joie qui parfois me saisit. Cette joie qui me redresse la tête, m’ouvre les poumons et me rend un peu, beaucoup plus fort. Elle me met à hauteur de la vie. Je dois bien cela à ceux et celles qui se sont battus et se battent encore pour que notre horizon ne soit pas toujours bouché. Oui parfois furieusement, le bonheur me saisit malgré, malgré... Cette sensation que rien ne nous manque. Sensation furtive mais bien réelle. La vie. La vie, malgré, malgré. Et à mon tour, je peux me battre pour celles et ceux ...

lundi 16 février 2026

HIVER !



L’hiver envahi les lieux avec le froid et le tonnerre, les oiseaux se cachent sous la terne lueur lunaire qui n’entend plus leur doux et agréable ramage, ils se dissimulent tremblants sous leur ramage. La foudre se manifeste criante comme un putois et les fortes pluies immergent les rues et les toits. Le silence de la nuit cède place à l’orage, au froid le vent entraîne des nuages qui pleurent d’effroi. Toute la ville est enveloppée de cette brume dense, les gens sont paisibles malgré la froidure intense. Près de la cheminée, leurs rires éclatent très haut, dans leur domicile ils vont dormir bien au chaud. Au coin de la rue déserte, sous les rafales de la pluie s’abrite un homme près d’un mur sans faire de bruit. De ses yeux dégouline le chagrin, il veut un peu de feu pour réchauffer ses mains gelées et ses pieds tous bleus. Pourtant, il demeure sur un sol glacé, inondé de pluie, le vent n’épargne son corps qui s’affaibli, Il s’ennuie, gémissant, il se souvient de ces enfants affectionnés. Dans son village, il leur a promis gâteaux et crustacés, il est arrivé en ville, de certitudes son visage rayonnait. Ses anciens amis lui ont parlé de la richesse tant rêvée, ils l’ont abandonné au virage de la grande cité. Dérobant le peu d’argent qu’il possédait avec sa dignité, pourra-t-il supporter ce vent qui s’infiltre dans sa peau et l’eau diluvienne qui coule comme un ruisseau.

 

dimanche 15 février 2026

VIEILLIR !



Il attend tristement que passe le temps près de la vieille horloge qui égrène les ans. La vie s’est écoulée, une vie bien remplie. Il occupe ses mains, laisse errer son esprit. La maison silencieuse, lui fait froid dans le cœur, il y manque les rires des enfants du bonheur, et le pas de cette femme à qui il a donné ses vingt ans, son amour, ses meilleures années. Il s’en va à pas lents, il est vite essoufflé. Les années ont usé l’homme fier, qu’il était. Son cœur et son esprit sont brisés à jamais depuis que s’est éloigné l’être cher qu’il aimait. Hier est déjà si loin, demain est incertain. À l’aube de sa vie, on ne sait son destin… La jeunesse s’enfuit plus vite qu’on ne le croit, à chacun de tenir sur son chemin de croix. Vieillir c’est apprendre chaque jour à mourir. Le rêve de chacun, c’est de ne pas souffrir… S’échapper doucement sur la pointe des pieds, s’endormir brusquement…ne plus se réveiller. Tous ces vieux que l’on croise avec dans le regard la tristesse résignée d’une vie de hasard. Tous ces vieux qui regardent au-delà du passé, sans projet d’avenir, leur présent s’écouler.

vendredi 13 février 2026

LES MAUVAIS TEMPS



Juillet quarante-quatre, il y avait du bleu dans ces baisers mouillés sur le quai d’une gare, dans ces mains se joignant pour profiter d’un feu, ces cris sortant des rues, qui se voulaient d’espoir. Il y avait des jeux dans la cour de l’école, des gamins se battant pour des billes volées qui écoutaient, craintifs, du maître les paroles, réprimande sévère aux poussins égarés. Il y avait le ciel aussi beau qu’aujourd’hui sans le bruit, la fureur, la fumée des usines, quelques nuages blancs comme une fantaisie, le parfum du jasmin au jardin des voisines. Il y avait son cœur, oubliant d’être sage, qui battait comme un fou et sans se retenir, puis il y avait toi, sa main sur ton corsage, et lisant de ses yeux des pages d’avenir. Et tous ces braves gens qui vous regardaient faire, sans doute un peu jaloux, tellement impatients de voir vos deux printemps, vos deux âmes légères ne faire qu’un soleil chassant le mauvais temps. Mais sont venus la peur, le fracas et les armes, costumés vert de gris, aveuglés d’idéal, coulent sous le vieux pont et son sang et tes larmes, tu as mis quelques fleurs sur le bord du canal.

LE LIVRE



Le livre comme une ouverture sur le monde pour un formidable appétit de connaissance., Un livre comme refuge de ce monde qui veut gommer toute conscience.  Le livre, expression de nos différences, nos rêves, nos imaginaires variés. Le livre pour dire ce qui nous rassemble comme un reflet de l’humanité. Le livre comme image de la réalité pour savoir et comprendre. Le livre pour fuir la réalité de ce monde qui nous oppresse. Le livre, objet magique qui donne l’accès à un monde infini à l’univers de tous les possibles, qui ressemble à la vie. Malheureux, l’exclu du livre, même s’il ne le sait pas. Tant qu’il n’ouvrira pas un livre, malheureux, toujours il sera.

 

jeudi 12 février 2026

MOTS PERDUS !



Ces phrases déchirées pour la poubelle un soir, ou qu’on a égarées, ou qu’on ne veut plus voir. J’en ai fait un poème de tous ces mots perdus, phrases que l’on essaime à chaque coin de rue. Ces petits chants d’amour, ces cruels cris de haine, ces rimes de toujours sur les joies et les peines. Ces vers de trois fois rien, ces  lignes inutiles sur petit calepin en gestes malhabiles. Ces deux petites fleurs sur une page triste, et ces élans du cœur  écrits à l’improviste. Ces visions de la nuit  qu’on oublie à l’aurore, cet air qui nous poursuit quand on le croyait mort. Ce parfum qui navigue sur la vague des lettres, qui entame une gigue et sort par la fenêtre. Ces serments si peureux qu’on les écrit tremblant, qui finissent au feu ou aux ailes du vent. Ces sourires de joie qu’on confie à sa plume, ce fantôme, là-bas, disparu dans la brume. De tous ces mots perdus j’en ai fait la moisson, partis puis revenus le temps d’une chanson.

 

mercredi 11 février 2026

PAGE BLANCHE !



On voudrait écrire, parfois. On s'obstine. Mais rien ne vient. On se dit à soi-même : si tu n'as rien à dire, tais-toi ! Va faire un tour ! Va marcher sur le chemin ! Reprends ton livre ! Mais, le problème est qu'on n’a rien envie de faire. On aligne tout de même quelques lignes pour le bruit familier des doigts sur le clavier. Pour l'alignement des phrases. On insiste. Contre l'écran, contre soi. La page blanche, l'écran vide c'est avant tout la peur de ce qui pourrait s'écrire. Ce qui pourrait surgir. Parce que ce serait trop violent, trop impudique. Pire ce serait mou. Le mou de son propre corps. Le mou de ses propres pensées. L'absence de courage. On voudrait secouer le cocotier. Mais non. C'est mou. On a cherché dans les mots des autres et on n'a pas trouvé de quoi pimenter sa prose. Alors on aligne. On relit. On hausse les épaules. Les yeux s'échappent vers la fenêtre mais les nuages gris du ciel ne parviennent pas à électriser ni la phrase, ni le paragraphe. On a mis noir sur blanc l'absence de goût d'une journée. On espère que demain... et on flanque un point final au tout, ça au moins cela fait un peu de bruit.

mardi 10 février 2026

Apprendre de la vie !



La vie ne nous a-t-elle pas appris que tout comme l’échiquier qui compte moins de fous que de pions, le monde dénombre moins d’anges que de démons. Que rien n’est donné en garantie, ni la santé, ni la jeunesse, ni la beauté, ni la flamme du cœur, ni celle de l’amitié. Que tout comme un livre qui peut se fermer à toute page, la mort peut cueillir sans s’inquiéter de l’âge et que la vigueur que l’on possède à la fleur de l’âge ne peut rester indemne sur le passage des ans. Que tous les guerriers ne peuvent être logés à la même enseigne. Il y a ceux qui défendent leur jardin pour une cause et ceux qui se battent pour y ravir ses fleurs et ses roses. Que juger une personne sur le physique et le paraître c’est comme regarder à travers les rideaux d’une fenêtre. Et que la main qui a pétri le pain pour un ennemi, peut à tout moment être mordue en guise de merci. Que derrière chaque œuvre écrite ou bâtie, il y a un grand rêveur qui a cru en lui. Et que faire confiance aveugle en quelqu’un, c’est comme se trahir soi-même le lendemain. Qu’il faut marcher en regardant devant soi pour savoir ou mettre les pieds, aux fins de ne pas tomber très bas, à ne plus pouvoir se relever. La vie ne nous a-t-elle pas appris que le mensonge même le plus calfeutré finit toujours par être découvert, qu’il sert à maquiller une vérité ou à éviter une douleur.

dimanche 8 février 2026

LE BOIS



Il est du bois que l’on brûle aux quatre vents du froid, bûches éclatées des troncs séculaires fagots assemblés pour des feux éphémères. Il est du bois que l’on sculpte pour les générations futures, christs qu’use le temps, totems érodés par les vents. Il est du bois dont on fait les flutes, les ministres intègres et les sauveurs suprêmes, tout venant, brassées de sarments, flambées pour les faux serments. Il est du bois dont on fait les têtes de pipes fabriquées pour la casse, têtes de bois qui ne comprennent rien, têtes de bois qui comprennent trop bien. Il est du bois dont on fait indifféremment des crosses de fusils ou des cercueils, bois destiné la piétaille, bois des champs de bataille. Il est du bois dont on fait commerce sur le marché de la chair à coton, du bois dont on voit les veines, communément le bois d’ébène. Il est du bois dont on fait les potences dressées sur les places publiques bois d’injustice, de profundis. Il est aussi du bois dont on fait la hampe des drapeaux rouges, rouge coquelicot pour des printemps futurs.

samedi 7 février 2026

GUERRES.



Que de guerres, guerres de naguère et guerres d’aujourd’hui marquent notre vie. Guerres civiles expédiées, Franco de port. Guerres américaines en Panama et pantalon de golf. Guerres ethniques enveloppées dans du papier d’Arménie

Guerres de conquête en kippa un jour de kippour. Guerres de rapines coiffées d’un casque colonial. Guerres de religions soigneusement goupillonnées. Guerres qu’en d’autres lieux on appelle djihad et qui ne valent pas mieux.

Guerres à contrecourant pour lesquelles on part à contre cœur et que l’on quitte à contre voie. Guerres fanatiques que l’on fait au pas cadencé et dont on revient les bras en croix. Guerres spectacles médiatisées qui voient les figurants mourir pour de vrai. Que de guerres, guerres de naguère et guerres d’aujourd’hui marquent notre vie.

 

dimanche 10 août 2025

PAR LES CHEMINS !



Il s'en allait par les chemins, en poussant son troupeau d'étoiles, vêtu d'espoirs et d'illusions, le cœur plein de mille soleils. Il s'en allait par les chemins, rêvant sa vie, tout doucement, vivant son rêve au quotidien, la tête en l'air, les pieds sur terre. Il s'en allait par les chemins, parlant aux arbres et aux oiseaux, faisant signe à la tourterelle, parfois rencontrant une fleur. Il s'en allait par les chemins, content d'un rien, d'un bout de pain, pauvre de tout, ne possédant que l'univers et le cosmos. Il s'en allait par les chemins, cherchant le beau, cherchant une âme avec qui pouvoir échanger, parler d'amour et de justice. Il s'en allait par les chemins, parvint ainsi au bout du monde, s'aperçut que la terre est ronde. Déçu de n'avoir rien trouvé, il repartit d'où il venait.

lundi 21 juillet 2025

ON NE DEFIE PAS LE TEMPS.

 


La nature nous pare à tout âge et quelques rides ne sont pas outrage, certains derrière des crèmes se cachent, d’autres se contentent d’une moustache.  Vanité de vouloir défier le temps, une hirondelle ne fait pas le printemps. Si une pilule rend la virilité, hiver ne chauffera jamais comme été. La patience et la sagesse des anciens, nous trace la route du beau lendemain. Il ne faut renier son âge, ses origines, ils sont inscrits en nous malgré notre mine. Si un enfant veut ressembler à son géniteur, c’est pour perpétrer l’image de son bonheur. Vouloir la changer, n’est qu’une trahison, le plus bel âne, ne sera jamais étalon.

 

vendredi 18 juillet 2025

𝐋𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐞𝐮𝐱



𝐎𝐧 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐨𝐢𝐭 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐚𝐫𝐫𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐛𝐨𝐮𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐥𝐥𝐞́𝐞, 𝐩𝐚𝐫 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭𝐞 𝐠𝐫𝐨𝐮𝐩𝐞𝐬 𝐨𝐮 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐩𝐚𝐫 𝐝𝐞𝐮𝐱, 𝐚̀ 𝐩𝐚𝐬 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐥𝐞𝐧𝐭𝐬, 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐚𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐮𝐱. 𝐈𝐥𝐬 𝐫𝐢𝐞𝐧𝐭, 𝐥𝐢𝐬𝐞n𝐭 𝐨𝐮 𝐭𝐫𝐢𝐜𝐨𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐮𝐧 𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐞̂𝐧𝐞, 𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐥𝐚̂𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐮𝐧 𝐝𝐞𝐮𝐱, 𝐞𝐭 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐨𝐧 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐦𝐢𝐞𝐮𝐱. 𝐎𝐧 𝐬𝐞 𝐫𝐞𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐫𝐞 𝐬𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫𝐬, 𝐨𝐧 𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐭, 𝐝𝐞𝐬 𝐠𝐮𝐞𝐫𝐫𝐞𝐬, 𝐝𝐮𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐣𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐭𝐫𝐨𝐩 𝐭𝐨̂𝐭 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐚𝐫𝐮, 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐪𝐮𝐨𝐧 𝐧𝐚 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐞𝐮𝐬, 𝐝𝐮𝐧 𝐯𝐨𝐲𝐚𝐠𝐞 𝐨𝐮 𝐝𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐫𝐞. 𝐎𝐧 𝐚𝐛𝐨𝐫𝐝𝐞 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐥𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 : 𝐒𝐢 𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬𝐭𝐢𝐧 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐨𝐬𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐢𝐥 𝐧𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐚 𝐩𝐚𝐬 𝐫𝐨𝐬𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐞, 𝐡𝐨̂𝐩𝐢𝐭𝐚𝐥, 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐛𝐚𝐧𝐚𝐥𝐞𝐬. 𝐑𝐞́𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞́𝐬, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐧𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐧𝐭𝐚𝐧𝐭𝐬, 𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐞𝐧 𝐯𝐢𝐞𝐢𝐥𝐥𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐭. 𝐋𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮𝐢𝐥𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐜𝐡𝐚𝐜𝐮𝐧 𝐲 𝐯𝐚 𝐝𝐞 𝐬𝐚 𝐫𝐞́𝐩𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐢𝐜𝐮𝐥𝐚𝐧𝐭, 𝐥𝐞 𝐯𝐞𝐫𝐛𝐞 𝐡𝐚𝐮𝐭, 𝐢𝐥𝐬 𝐚𝐭𝐭𝐢𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐛𝐚𝐝𝐚𝐮𝐝𝐬. 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐯𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐮𝐧 𝐧𝐮𝐚𝐠𝐞 𝐛𝐚𝐬, 𝐨𝐮 𝐥𝐚 𝐦𝐞𝐧𝐚𝐜𝐞 𝐝𝐮𝐧 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐯𝐞𝐧𝐭, 𝐯𝐢𝐭𝐞 𝐢𝐥𝐬 𝐬𝐞 𝐥𝐞̀𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐛𝐚𝐧𝐜, 𝐥𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐩𝐥𝐚𝐧 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐮𝐠𝐢𝐥𝐚𝐭𝐬, 𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐢𝐯𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐜𝐚𝐛𝐚𝐬, 𝐬𝐞 𝐬𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐬 ; 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧, 𝐬𝐢𝐥 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐛𝐞𝐚𝐮 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬, 𝐢𝐥𝐬 𝐫𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐝𝐫𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬-𝐦𝐢𝐝𝐢, 𝐢𝐥𝐬 𝐬𝐚𝐬𝐬𝐢𝐞́𝐫𝐨𝐧𝐭 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐚 𝐫𝐨𝐭𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐛𝐞𝐥 𝐚𝐫𝐛𝐫𝐞 𝐫𝐚𝐣𝐞𝐮𝐧𝐢 : 𝐈𝐥𝐬 𝐫𝐞𝐟𝐞𝐫𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞, 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐨𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐯𝐢𝐞𝐮𝐱, 𝐩𝐚𝐫 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐢𝐞.

 

« Canicule : Face à l’inaction meurtrière, où est la colère ? », l’éditorial de Maud Vergnol.

Qui peut encore nier que notre humanité est face à la plus grande crise existentielle qu’elle ait jamais connue ? Combien faudra-t-il enco...