On
voudrait écrire, parfois. On s'obstine. Mais rien ne vient. On se dit à
soi-même : si tu n'as rien à dire, tais-toi ! Va faire un tour ! Va marcher sur
le chemin ! Reprends ton livre ! Mais, le problème est qu'on n’a rien envie de
faire. On aligne tout de même quelques lignes pour le bruit familier des doigts
sur le clavier. Pour l'alignement des phrases. On insiste. Contre l'écran,
contre soi. La page blanche, l'écran vide c'est avant tout la peur de ce qui
pourrait s'écrire. Ce qui pourrait surgir. Parce que ce serait trop violent,
trop impudique. Pire ce serait mou. Le mou de son propre corps. Le mou de ses
propres pensées. L'absence de courage. On voudrait secouer le cocotier. Mais
non. C'est mou. On a cherché dans les mots des autres et on n'a pas trouvé de
quoi pimenter sa prose. Alors on aligne. On relit. On hausse les épaules. Les
yeux s'échappent vers la fenêtre mais les nuages gris du ciel ne parviennent
pas à électriser ni la phrase, ni le paragraphe. On a mis noir sur blanc
l'absence de goût d'une journée. On espère que demain... et on flanque un point
final au tout, ça au moins cela fait un peu de bruit.
mercredi 11 février 2026
PAGE BLANCHE !
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