Chasseur géant
de la mythologie grecque, Orion fut dispersé par Zeus en un amas d’étoiles.
C’est le nom que l’état-major a pourtant donné aux très grandes manœuvres que la France vient d’engager.
Orion 26, donc, va impliquer 12 500 militaires, 25 navires dont le Charles-de-Gaulle,
140 avions et hélicoptères, avec la participation qu’on a du mal à cerner de 24
pays de l’Otan, face à un puissant adversaire baptisé Mercure, que l’on peut
traduire par Russie. Un débarquement serait en préparation en Bretagne.
Selon l’un des
responsables militaires de l’exercice, « il s’agit de démontrer la
capacité de la France à entrer en premier sur un théâtre d’opérations et à
mener une coalition internationale ».
Ce qu’elle
avait montré il y a quelques semaines avec l’envoi de 15 soldats au Groenland
face aux vues de Trump. Les États-Unis participent tout de même, on ne sait
trop comment, aux manœuvres Orion mais on apprend au même moment, quelle idée,
que deux tiers des Allemands pensent désormais qu’ils sont un danger pour la
paix mondiale. Tout ça semble un peu dispersé.

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