jeudi 12 février 2026

« Orion 26 : dispersion », le billet de Maurice Ulrich.



Chasseur géant de la mythologie grecque, Orion fut dispersé par Zeus en un amas d’étoiles. C’est le nom que l’état-major a pourtant donné aux très grandes manœuvres que la France vient d’engager. Orion 26, donc, va impliquer 12 500 militaires, 25 navires dont le Charles-de-Gaulle, 140 avions et hélicoptères, avec la participation qu’on a du mal à cerner de 24 pays de l’Otan, face à un puissant adversaire baptisé Mercure, que l’on peut traduire par Russie. Un débarquement serait en préparation en Bretagne.

Selon l’un des responsables militaires de l’exercice, « il s’agit de démontrer la capacité de la France à entrer en premier sur un théâtre d’opérations et à mener une coalition internationale ».

Ce qu’elle avait montré il y a quelques semaines avec l’envoi de 15 soldats au Groenland face aux vues de Trump. Les États-Unis participent tout de même, on ne sait trop comment, aux manœuvres Orion mais on apprend au même moment, quelle idée, que deux tiers des Allemands pensent désormais qu’ils sont un danger pour la paix mondiale. Tout ça semble un peu dispersé.

 

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