vendredi 13 mars 2026

Municipales 2026 : un bouclier social contre les petits calculs politiciens », l’éditorial de Cathy Dos Santos.



Malgré la défiance et l’exaspération sociale, une franche majorité de nos concitoyens restent profondément attachés à la vie politique locale. Les élections municipales dont le premier tour a lieu ce dimanche sont l’un des scrutins les plus appréciés des Français. Sans doute parce que la commune est ce lieu privilégié où se tissent de puissants liens de vie et de solidarités qui constituent un bouclier humain.

Protéger, accompagner, pallier les déficiences et les désengagements de l’État, nombre de maires communistes, socialistes et écologistes confient combien leur travail a évolué au fil des ans. Les peurs et les besoins sociaux ont fait de leur mission un service public d’intérêt général en soi face à un système capitaliste, dévastateur qui démolit les conquis sociaux et plonge les vies dans une insécurité insupportable.

Ce scrutin local dit beaucoup de l’engouement participatif – si l’on excepte ces communes qui déplorent l’absence de listes. Ce sont plus de 900 000 candidats qui vont se disputer les faveurs des électrices et des électeurs et transformer ce rendez-vous en un grand exercice démocratique du pays.

Cet élan citoyen est aux antipodes des calculs politiciens qui cherchent à transformer les municipales en un galop d’essai de la présidentielle. C’est justement ce présidentialisme intrinsèque à la Ve République qui n’en finit plus de pourrir la vie politique et de broyer les dynamiques collectives. Il conduit aujourd’hui à dénaturer un scrutin de proximité en le détournant de ses objectifs.

Les jeux des appareils de certains partis ne sont pas à la hauteur des attentes et de la gravité de la crise de régime. Ne parlons même pas du subterfuge de macronistes et de « Républicains » qui se présentent sans étiquette de crainte d’essuyer un vote sanction, voire pour d’autres à droite de rejoindre éhontément le Rassemblement national.

On scrutera également avec attention les conséquences des divisions de la gauche, après que La France insoumise, focalisée sur la présidentielle et les sénatoriales, a décidé de se présenter contre des maires de gauche sortants qui n’ont pourtant pas démérité. Parions que l’intelligence populaire l’emportera, à l’heure où l’extrême droite ravale les villes au rang de trophées de guerre dans la perspective de 2027.

 

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Municipales 2026 : un bouclier social contre les petits calculs politiciens », l’éditorial de Cathy Dos Santos.

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