lundi 16 mars 2026

Donald Trump n’a lu ni Adam Smith, ni Aristote, ni Montesquieu », le billet de Maurice Ulrich.



Il y a deux cent cinquante ans à quelques jours près, le 9 mars 1776, paraissait le livre majeur de l’économiste écossais Adam Smith Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations. C’est fort logiquement que, dans une chronique régulière signée « La main invisible », le quotidien Les Échos lui rend hommage.

C’est lui en effet l’inventeur de cette formule postulant que le marché au total se régulait de lui-même et pour le bien de tous. Malgré les mises en garde de l’Ancien Testament, « entre vente et achat une faute s’introduit » (Ecclésiastique, chapitre XXVII), et d’Aristote dans Les Politiques à propos des affaires d’argent pour lesquelles « il semble n’y avoir nulle borne à la richesse et à la propriété », y compris quant aux moyens de les acquérir, ça partait sans doute d’un bon sentiment, dans l’esprit des Lumières.

C’est au même XVIIIe siècle que Montesquieu écrivait, dans De l’esprit des lois, que l’effet naturel du commerce était de « porter à la paix ». Donald Trump n’a sans doute lu ni Adam Smith, ni Aristote, ni Montesquieu.

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