Il y a deux
cent cinquante ans à quelques jours près, le 9 mars 1776, paraissait le
livre majeur de l’économiste écossais Adam Smith Recherches sur la nature et
les causes de la richesse des nations. C’est fort logiquement que, dans une
chronique régulière signée « La main invisible », le quotidien Les Échos lui rend hommage.
C’est lui en
effet l’inventeur de cette formule postulant que le marché au total se
régulait de lui-même et pour le
bien de tous. Malgré les mises en garde de l’Ancien Testament, « entre
vente et achat une faute s’introduit » (Ecclésiastique,
chapitre XXVII), et d’Aristote dans Les Politiques à propos des
affaires d’argent pour lesquelles « il semble n’y avoir nulle
borne à la richesse et à la propriété », y compris quant aux
moyens de les acquérir, ça partait sans doute d’un bon sentiment, dans l’esprit
des Lumières.
C’est au même
XVIIIe siècle que Montesquieu écrivait, dans De l’esprit des
lois, que l’effet naturel du commerce était de « porter à la
paix ». Donald Trump n’a sans doute lu ni Adam Smith, ni Aristote, ni
Montesquieu.

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