Oh que c’est
petit. Gabriel Attal, en
campagne électorale, a choisi une
cible. Les gens du voyage. Autrefois on les montrait du doigt comme des voleurs
de poules. Pour l’ancien premier ministre, avec des « campements
sauvages », c’est « un pur scandale qui se déroule tous les
ans », sur des terrains pris d’assaut par des occupants « qui
revendiquent quasiment de bafouer le droit »…
Nul n’est censé
ignorer la loi et en l’occurrence celle de 2005 qui prévoit l’élaboration d’un
schéma d’accueil dans chaque département et l’obligation pour les communes de
plus de 5 000 habitants de respecter les aires d’accueil prévues dans ce
schéma. C’est loin d’être toujours le cas.
Mais pour
Gabriel Attal il faut « une révolution de notre droit », car
aujourd’hui « c’est aux élus et à l‘État de s’adapter aux gens du
voyage. Il faut que ce soit l‘inverse », avec « des sanctions
fermes et exemplaires », en faisant payer « les occupants et
non les contribuables ». Sauf que les gens du voyage sont aussi des
contribuables et des citoyens français. Gabriel Attal racle les vieux plats
réactionnaires.

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