mercredi 5 août 2026

« Gabriel Attal prend les gens du voyage pour cible… C’est petit », le billet de Maurice Ulrich.



Oh que c’est petit. Gabriel Attal, en campagne électorale, a choisi une cible. Les gens du voyage. Autrefois on les montrait du doigt comme des voleurs de poules. Pour l’ancien premier ministre, avec des « campements sauvages », c’est « un pur scandale qui se déroule tous les ans », sur des terrains pris d’assaut par des occupants « qui revendiquent quasiment de bafouer le droit »…

Nul n’est censé ignorer la loi et en l’occurrence celle de 2005 qui prévoit l’élaboration d’un schéma d’accueil dans chaque département et l’obligation pour les communes de plus de 5 000 habitants de respecter les aires d’accueil prévues dans ce schéma. C’est loin d’être toujours le cas.

Mais pour Gabriel Attal il faut « une révolution de notre droit », car aujourd’hui « c’est aux élus et à l‘État de s’adapter aux gens du voyage. Il faut que ce soit l‘inverse », avec « des sanctions fermes et exemplaires », en faisant payer « les occupants et non les contribuables ». Sauf que les gens du voyage sont aussi des contribuables et des citoyens français. Gabriel Attal racle les vieux plats réactionnaires.

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