samedi 17 septembre 2022

 


 𝑫𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒓𝒖𝒆 𝒊𝒍 𝒚 𝒂 𝒅𝒆𝒔 𝒇𝒆̂𝒕𝒆𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒔𝒆 𝒑𝒓𝒆́𝒑𝒂𝒓𝒆𝒏𝒕

𝑫𝒆𝒔 𝒆́𝒕𝒖𝒅𝒊𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒂𝒖𝒙 𝒗𝒊𝒔𝒂𝒈𝒆𝒔 𝒅’𝒆́𝒕𝒆𝒓𝒏𝒊𝒕𝒆́

𝑫𝒆𝒔 𝒔𝒊𝒍𝒉𝒐𝒖𝒆𝒕𝒕𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒑𝒂𝒔𝒔𝒂𝒈𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒄𝒉𝒆𝒓𝒄𝒉𝒆𝒏𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒈𝒂𝒓𝒆

𝑫𝒆𝒔 𝒓𝒆𝒏𝒅𝒆𝒛-𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒎𝒂𝒏𝒒𝒖𝒆́𝒔 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒖𝒏𝒆 𝒓𝒖𝒆 𝒅𝒆́𝒔𝒆𝒓𝒕𝒆́𝒆

𝑫𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒓𝒖𝒆, 𝒊𝒍 𝒚 𝒂 𝒍’𝒆́𝒄𝒉𝒐 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒗𝒆́𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒓𝒆́𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆

𝑹𝒂𝒑𝒑𝒆𝒍𝒂𝒏𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒍’𝒉𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝒔’𝒆́𝒄𝒓𝒊𝒕 𝒑𝒂𝒓𝒇𝒐𝒊𝒔 𝒊𝒄𝒊

𝑷𝒂𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒉𝒐𝒎𝒎𝒆𝒔 𝒓𝒆𝒇𝒖𝒔𝒂𝒏𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒍’𝒐𝒓𝒅𝒓𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒃𝒂̂𝒊𝒍𝒍𝒐𝒏𝒏𝒆

𝑸𝒖𝒊 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒍𝒊𝒃𝒆𝒓𝒕𝒆́ 𝒐𝒏𝒕 𝒔𝒂𝒄𝒓𝒊𝒇𝒊𝒆́ 𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒗𝒊𝒆

𝑫𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒓𝒖𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒔𝒕𝒊𝒏𝒔 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒕𝒓𝒂𝒏𝒔𝒑𝒐𝒓𝒕𝒔 𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒄𝒔

𝑽𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆𝒏𝒕 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒍𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒃𝒍𝒆̀𝒎𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒏𝒆 𝒔𝒆 𝒑𝒂𝒓𝒍𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒂𝒔

𝑼𝒏 𝒑𝒆𝒖 𝒅’𝒉𝒖𝒎𝒂𝒏𝒊𝒕𝒆́ 𝒔𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒅 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝒕𝒓𝒂𝒇𝒊𝒄

𝑶𝒏 𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒂𝒓𝒇𝒐𝒊𝒔 𝒕𝒓𝒆̀𝒔 𝒔𝒆𝒖𝒍 𝒒𝒖𝒂𝒏𝒅 𝒍𝒆𝒔 𝒂𝒖𝒕𝒓𝒆𝒔 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒍𝒂̀

𝑫𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒓𝒖𝒆 𝒊𝒍 𝒚 𝒂 𝒅𝒆𝒔 𝒃𝒐𝒏𝒉𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒗𝒊𝒔𝒐𝒊𝒓𝒆𝒔

𝑫𝒆𝒔 𝒄𝒉𝒂𝒏𝒕𝒔, 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒎𝒖𝒔𝒊𝒒𝒖𝒆, 𝒅𝒆 𝒍’𝒂𝒎𝒐𝒖𝒓 𝒆𝒏 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒂𝒈𝒆

𝑬𝒕 𝒍𝒐𝒓𝒔𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆 𝒑𝒐𝒆̀𝒕𝒆 𝒆𝒏 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒔𝒐𝒏 𝒕𝒆𝒓𝒓𝒊𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆

𝑳𝒂 𝒏𝒖𝒊𝒕 𝒅𝒆𝒗𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒃𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒆𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒉𝒐𝒎𝒎𝒆𝒔 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒔𝒂𝒈𝒆𝒔

mercredi 14 septembre 2022

Nouvelle : « Chercher sa branche » !



Il est un arbre, au tronc parfait, lisse et tout droit. J’ai grimpé jusqu’à la première branche. Sur l’écorce a été gravée cette phrase : « Peu sont les élus qui ont pu lire ce message, si vous êtes parvenus jusqu’ici c’est déjà une chance, il reste du chemin, sachez choisir le bon. J‘y suis, je pensais donc naïvement avoir tout compris, je pensais avoir suffisamment vécu, être parvenu au terme du voyage et avoir trouvé enfin la vérité. Un tronc lisse est difficile à gravir, il y a peu d’aspérités où se raccrocher mais j’y suis. Ce fût un dur combat contre moi-même, contre un mur d’indifférence, où les prises sont dissimulées et si peu évidentes que la quête est de tous les instants. Le tronc est droit mais le sentier est tortueux. En atteignant cette première ramification, la ramure riche et accueillante semble ouvrir un passage parfait, avec tant de prises qu’il paraît facile de gravir une à une les marches. Mais là le doute s’insinue, quel chemin prendre dans ce labyrinthe de voies, toutes alléchantes ? Il faut alors faire un choix, ce choix que l’on croit être le bon, ce choix qui mènera tout en haut vers la cime sans égratignure et sans peine. Parfois on donne à profusion, conseils de chemins à suivre, il est si convaincant qu’il est difficile de ne pas croire en ses recommandations. Naïveté ! La branche que l’on a choisie rompt sous le poids de ses propres fautes. Parce que son itinéraire est différent et que chacun doit suivre le sien. Il suffit de redescendre s’empresse-t-on de sourire ! L’espoir est un moteur efficace, peut-être ! Mais il n’en est rien, une branche cassée ne se reconstruit pas, elle cicatrise parfois, mais interdit tout retour en arrière. Alors on entame une rude ascension à travers les embûches, les nœuds perfides et les rencontres fortuites : « J’ai cette expérience de l’arbre, croyez-moi ne prenez pas cette avenue, elle est sans issue ! » Mais cette fois on ne croit pas en l’avertissement et l’on suit aveuglément l’artère ouverte devant soi. La lueur qui provient du bout du tunnel feuillu, attire, les couleurs chatoyantes des décors enchantent, les voix des âmes croisées sont gaies, rieuses, le tracé est rectiligne, il renvoie le reflet de la paix enfin trouvée. Mais tout n’est qu’illusion et ce n’est que peine perdue, cette direction-là est le pire des échecs, au bout il n’y a que le vide, la déception, la haine et la souffrance. L’on regrette alors tant d’énergie dispersée pour rien, et comme il est impossible de faire demi-tour, il ne reste plus qu’à franchir le pas, sauter sur la branche voisine en espérant qu’elle sera solide. Il vient alors une période de réflexion : on s’arrête au premier croisement, l’esprit essaie de comprendre, on se ferme à tout contact, à toute croyance. Le silence se fait, on écoute juste sa conscience, et l’on cherche ce regain d’énergie qui fera avancer. Viens le temps de pénitence et de retour sur soi-même où l’on se pose les questions nécessaires à la survie : Comment croire ou ne pas croire ? Comment savoir qui dit la vérité, qui sait vraiment, qui ne ment pas ? Il n’y a pour cela qu’une seule et unique solution, sa propre expérience et ne jamais oublier les erreurs passées. Se souvenir de chaque pas qui ne fût pas assuré, reprendre une à une ses propres tables de la loi, et enfin croire en soi pour reprendre son chemin. Dans tous les cas il ne faut jamais s’avouer vaincu, chaque étape franchie, chaque marche gravie est une bataille gagnée. L’échec est formateur et pousse vers le haut si, et seulement si, il est porteur de leçon retenue. Ainsi d’erreurs en erreurs, de chute en redressement, de voltige en rattrapage in-extremis, une voie s’ouvre sur l’avenir. Une voie ferme et solide, un but bien armé qu’il faudra ne jamais dévier, le chemin de sa propre existence. « Avance et ne te retourne pas » te souffle ta propre identité. Le chemin est criblé de murs infranchissables, de fractures immenses, la marche est lente et fastidieuse, des rayons de soleil éclairent le feuillage de loin en loin, rares sont les rires et les sourires, rares sont les amis rencontrés véritables, à foison s’impriment les déceptions, les erreurs et les fausses routes se multiplient, puis un jour se dessine la bonne direction, la vraie, la sienne, du moins on le croit, parce qu’on a cherché au fond de soi les ressources nécessaires à la tracer. Chacun cherche sa voie, chacun cherche sa branche, l’arbre est peuplé d’âmes, et toutes vont dans le même sens : leur quête. Puis un jour, on se retourne pour constater le chemin parcouru, on se dit qu’à tel endroit on aurait pu changer de route, on aurait pu choisir un chemin plus facile, mais ... Il est trop tard. Aujourd’hui malgré tous les conseils qui me sont prodigués tout au long de ma route, malgré les avertissements, les embûches, les écueils, les nuits noires, les tempêtes, malgré tous les efforts, la seule chose que je sais vraiment c’est que je ne ferai jamais demi-tour, j’ai choisi ma destination et tracé le chemin pour y tendre. Cette branche qui s’offre à moi, ce chemin qui s’ouvre je le suivrai jusqu’au bout parce que je l’ai choisi.

 

dimanche 11 septembre 2022

« À l’âge où la vie se raconte » : Présentation de mon livre, samedi au stand de la fédération de la Seine-Saint-Denis !

 


Bonjour à toutes et tous !

Merci Nathalie, pour ta force de persuasion, car sans toi ce livre n’aurait pas été publié. Merci à Laurent, à Claudine et à Cati pour leur précieuse collaboration. Présenter ses écrits n’est pas chose aisée. Ce livre n’est ni un roman, ni une biographie, ce sont des notes, des témoignages, des écrits datés, qui ont surgi au  détour d’une pensée, de mes lectures, d’un événement, au sortir de réunions, ou de mes rencontres et du souvenir des moments qui ont marqué mon enfance, ma jeunesse. Les moments heureux que j’ai partagés avec Monique, mon épouse, avec mes enfants et aujourd’hui avec mes petits-enfants et arrières petits-enfants. Et bien sûr, ceux que m’a procurés mon activité de militant et d’élu communiste. Des instants de mon existence, en quelque sorte. De joie, de bonheur intense, mais aussi d’angoisse et d’infinie tristesse.

Durant toute ma vie, j’ai pris l’habitude de prendre des notes, d’écrire à partir d’une information, de l’actualité, d’un anniversaire, triste le plus souvent. Je les ai gardés précieusement. Et puis, après le décès de mon épouse, je les ai ressortis pour m’occuper l’esprit. J’ai trié, corrigé, mis en forme. Mon intention était de les remettre à mes enfants, et c’est Nathalie qui m’a convaincu que leur publication pouvait être utile. Voilà comment est né « À l’âge où la vie se raconte ». Devant le 37, rue des groseilliers, à Montreuil, lors d’une promenade avec mon épouse, j’ai laissé courir mon imagination. Je voyais mon père, en septembre 1939, serrant ma mère contre sa poitrine avant son départ au front. Il n’en reviendra pas. Il me restera une photo jaunie et mon engagement communiste. J’évoque l’école regrettant de l’avoir quittée trop tôt, mon entrée dans la vie active aux  laboratoires Abbott à Montreuil, que je quitte, car délocalisés en vallée de Chevreuse. Oui déjà ! C’est alors Roussel-Uclaf, qui comptait 5000 salarié-e-s à Romainville, dont il ne reste plus rien aujourd’hui. Puis l’armée et mes 28 mois de service militaire, en pleine guerre d’Algérie. C’est précisément l’horreur de la guerre qui déterminera mon adhésion, en janvier 1957, à la jeunesse communiste et au Parti communiste, il y a plus de 65 ans. Toute ma vie je resterai fidèle à mon parti, sans jamais manquer d’exprimer mes désaccords ou mes différences de points de vue, hier comme aujourd’hui. Bien entendu, j’ai connu la participation des communistes à deux gouvernements, ne manquant pas d’en faire état dans plusieurs de mes notes. J’ai aussi vécu ces décennies de turbulence, où le PCF a réussi à éviter le piège fatal dans lequel sont tombés d’autres partis communistes de par le monde : « le repli sectaire ou le renoncement social-démocrate ». Un sujet loin d’être épuisé, surtout à quelques encablures de notre 39ème congrès. J’ai pris part, avec mes camarades communistes, à toutes ces avancées. Abandon de la dictature du prolétariat, du centralisme démocratique, du rôle d’avant-garde de la classe ouvrière. Reconnaissance et respect des opinions différentes. La démocratie comme but et moyen. Car il ne peut y avoir de communisme sans démocratie, sans que la démocratie soit au cœur de nos combats. Lorsqu’il est question de l’avenir du PCF, je ne manque pas de rappeler une idée qui nous est chère et plus que jamais actuelle. Le Parti communiste n’existe pas pour lui-même, ce n’est pas une chapelle. Il n’existe que pour être au service des femmes, des hommes, des jeunes qui dans leur grande majorité souffrent de la domination du capitalisme et aspirent, même confusément, à une alternative au désastre social et écologique dans lequel le capitalisme nous entraîne. Mais quelle alternative ? Le socialisme comme étape vers un horizon lointain que serait le communisme ou bien comme je le crois, « le communisme » à partir d’ici et maintenant. Avec mes mots, j’exprime l’impérieuse nécessité de conforter, d’intensifier, de réhabiliter, le débat entre communistes, un débat franc, fraternel et apaisé, sans esprit de clan, loin des épithètes et des qualificatifs blessants qui font florès sur les réseaux sociaux, à un moment où la lutte des classes s’aiguise et la bataille des idées s’intensifie. J’ai, en quelque sorte, résumé en cinq mots le sens de l’action communiste : « Ni renoncement, ni dilution, ni repli » mais « unité et rassemblement ». J’exprime combien il est nécessaire de promouvoir, de porter toujours plus haut  les beaux mots de camarade, de solidarité, d’humanisme, de respect, de fraternité et de partage, et pas seulement dans les mots. Bien évidemment j’accorde une place particulière à la belle aventure humaine que fut pour moi mes fonctions d’élu, à Romainville et au Conseil général, sans omettre l’Association Nationale de Élus communistes et Républicains, dans laquelle j’ai assumé les responsabilités de secrétaire général et de président. L’ANECR, toujours indispensable, même si les temps ont changé. Dans mes écrits, Je fais part des richesses de notre Seine-Saint-Denis, terre d’inventivité et de créativité, que certains souhaitaient voir disparaître et que d’autres décrient en la montrant du doigt. Ainsi tout commence en 1939, devant cette baraque en bois où je suis né. Ma rue, c’était mon monde, pareille à un village. Un village ouvrier avec de modestes maisons presque identiques, aux cloisons si fines que votre voisin faisait partie de la famille. On se voyait, on se parlait, on existait pour l’autre. Des habitants, des ouvriers, fiers de croire encore à un monde plus juste, où l’égalité n’était pas un vain mot. C’est là que j’ai commencé à apprendre  ce qu’était la mise en commun. Et puis je termine dans l’épilogue par ces mots : « Captiver sa vie, c’est l’envelopper dans un faisceau de lumière. Enfant, on se crée son chemin de vie. Adulte, on essaie de le suivre. On trouve en soi l’élan par celui que nous transmettent les ami-e-s que nous côtoyons, les passants sur notre route. Croire en demain c’est toujours avoir un projet en tête, une idée à défendre. L’essentiel dans la vie c’est de faire son chemin sans jamais, un instant, le perdre de vue ». Merci pour votre attention.

vendredi 2 septembre 2022

Nouvelle : « Arrêter le temps ?



La pendule de l’entrée a cessé son balan, le carillon ne sonne plus…J’ai voulu arrêter le temps, simplement l’arrêter pour ne plus avoir à subir ses effets. Oh ! Pas pour lui, mais pour ceux qu’il aime, qui autour de lui petit à petit déclinent et se vident de leur substance vitale. Alors il a fermé sa porte à clef, baissé les volets, coupé le téléphone. Il a éteint les lumières, débranché la radio. De toutes les pendules il a ôté les piles. Il est resté seul à suspendre les heures. Les yeux fermés pour ne plus voir, ne plus les voir, les voir souffrir. Non, il ne dort pas : il ne pense pas. Depuis combien de jours est-il ainsi, impossible à le dire, il a arrêté le temps. Et là, le chat gratte à la fenêtre, le chien pleure dans sa niche, quelqu’un tambourine à la porte. Il ne veut pas répondre, il ne veut plus rien voir. Des cris, des appels, mais pourquoi ne le laissent-ils pas oublier tout ? Il ouvre les yeux... il fait noir, il entend, il entend la cloche de l’église qui sonne midi... Le temps ? Le temps a continué sans lui ! Il a osé lui faire ça ? Il ouvre portes et fenêtres, et il le voit en face de lui, sur le visage buriné du facteur, le temps passé. Il a voulu arrêter le temps, il a filé sans lui, il a  voulu protéger ceux qu’il  aime, les empêcher de vieillir et de disparaître, en fait il n’a fait que se voiler les yeux, il n’a fait que les abandonner, il les a laissés vieillir sans lui, il a  dilapidé ces instants qu’il aurait pu passer avec eux. Il a perdu ces précieuses minutes qui font que le présent est à vivre de peur que demain n’arrive jamais. Personne ne peut arrêter la vie ni suspendre le temps, il faut le vivre intensément pour que chaque minute s’imprime au souvenir et que ces minutes gagnées sur la vie soient multipliées par cent.

 

jeudi 1 septembre 2022

 


Merci !

DURANT CE MOIS D’AOÛT, 2430 ARTICLES ONT ÉTÉ LUS SUR MON BLOG, SOIT EN MOYENNE 79 PAR JOUR. UN GRAND MERCI !

jeudi 25 août 2022

À l’hiver de la vie !



Je ne me fais pas à la fin de l'été. Les charmes de l'arrière-saison, la splendeur de l'automne, la douceur des pulls et le retour des feux de cheminée, c'est inutile de m'en parler. Sans doute, parce qu’arrivé à l’hiver de ma vie. Chaque année, au printemps, je guette la première explosion des feuilles. Enfin du vert, du vivant! Les arbres sont faits pour avoir des feuilles. Je ne connais rien de plus sinistre que la chute des feuilles, en automne, qui annoncent ces longs mois d'arbres noirs, d'arbres morts en hiver. Ce qui me fait tenir, c'est cette certitude qu'à partir du 21 décembre, les jours rallongent. Quelques secondes, puis quelques minutes, oui, c'est bien sûr, on va vers l'été. J'aime mai et juin quand les feuilles sont encore tendres, fraîches, luisantes. J'aime ce qu'elles annoncent, les longues journées d'été, l'explosion des couleurs, le soleil qui joue dans l'herbe, qui fait rêver la terre. C'est à cause des grandes vacances, de l'enfance, le nez dans l'herbe, pour des semaines et des semaines d'éternité. Les arbres qui chantent au-dessus de la tête. Le temps qui prend son temps. On peut se laisser aller, on peut croire au bonheur. On peut serrer la terre dans ses bras. C'est l'été. Les grandes vacances. Je me disais, enfant, qu'on devrait interdire la fin de l'été. Je n'ai pas changé d'avis. Cette impatience est vaine. Bien sûr. Surtout, elle est cruelle : vouloir accélérer le temps, c'est comme brûler le temps qui reste. Et, il m’en reste peu. Pourtant, peu importe, J'ai hâte d'être demain, après-demain. Mais le temps, alors, aura passé. Ce temps que je ne regagnerai jamais. Il faudrait accepter l'automne et l'hiver, les arbres morts, les nuits trop longues, parce que c'est le temps de la vie, c'est du temps pour vivre. Mais j'ai cette impatience, toujours. Et toujours ce regret d'avoir accéléré le temps. Et l'été passe tellement vite....

mardi 23 août 2022

« Prix de la liberté » ?



Selon un rituel bien orchestré, le président de la République,  descendu de son Jet Ski et quittant sa « demeure » du fort de Brégançon, s’est rendu vendredi à Bormes-Les-Mimosas pour commémorer la libération de la ville. La tonalité était à son image, pédant, glacial, loin du peuple, « auquel nous dit-il, il faudra de la force de l’âme pour regarder en face le temps qui vient et, unis accepter de payer le prix de notre liberté et de nos valeurs ». Emmanuel Macron nous avait déjà préparés à une rentrée et un hiver difficiles, lors de son interview du 14 juillet, en raison des risques de pénuries d’énergie et de la flambée des prix induits par la guerre en Ukraine. Avec gravité, il récidive. Cependant, alors que tout devrait être entrepris pour obtenir un cessez-le-feu le plus rapidement possible, aucune issue positive ne se dessine. Pire ce sont les logiques d’escalade qui prévalent : « demande d’intégration de l’Ukraine à l’Union Européenne », « élargissement de l’OTAN », « formation des troupes ukrainiennes par l’UE ». Quant à Emmanuel Macron, il en vient à évoquer une économie de guerre ! On peut se poser une question : cette guerre servirait-elle à justifier une aggravation considérable de toutes les politiques de régression ? Le 17 mars 2022, le président-candidat n’annonçait-il pas une féroce guerre sociale. Attaque du RSA, des retraites, des services publics et en même temps de nouveaux cadeaux au capital. « Payer le prix de la liberté » cela revient tout simplement à justifier la hausse des prix généralisée depuis plusieurs mois et particulièrement ceux de l’énergie. Leurs causes ne devraient plus être recherchées du côté des politiques au seul service du capital, mais dans la guerre qui se déroule à nos portes. Il serait osé de nier certaines retombées de l’agression décidée par Poutine, il y six mois maintenant. Cependant, il faudrait être aveugle pour ne pas voir le parti que tentent d’en tirer les tenants du capitalisme en France, en Europe et dans le monde. Canicule, Sécheresse, incendies, pénurie d’eau, nos concitoyens prennent conscience que le dérèglement climatique n’est pas une vue de l’esprit. Face à cette urgence, celui qui se prénomme « le champion de la terre », condamné à deux reprises par la justice pour inaction climatique, affirmait, sans rire, à la veille des présidentielles, « vouloir investir massivement dans les énergies renouvelables ». Cela ne manque pas de sel lorsqu’on sait que la France est le seul pays à ne pas avoir atteint ses objectifs de déploiements des énergies renouvelables. Aujourd’hui, on continue de « regarder ailleurs ». Les promesses succèdent aux effets d’annonce : « les publicités lumineuses seront interdites la nuit ». L’appel à la « sobriété » se résume à une sorte de culpabilisation des « moins que rien ». Depuis sa résidence de Bruxelles Thierry Breton nous appelle à baisser de 1, 2 ou 3°, la température de nos appartements cet hiver. Mais pas question de remettre en cause les profits record des compagnies pétrolières et gazières ! La proposition d’une taxe sur les superprofits a été balayée d’un revers de main par la droite rassemblée, contrairement à certains de nos voisins européens. Et puis, au-delà des dispositions immédiates, quels investissements dans l’isolation des millions de logements, dans le fret, les transports publics ? Mais tout cela est évidemment inconciliable avec les logiques du capitalisme. Ne nous y trompons pas l’intervention de Jupiter-Vulcain à Bormes-les-Mimosas se résume à un appel aux françaises et aux français à se résigner, à accepter les sacrifices, « le sang et les larmes » qu’il a promis, bien avant le déclenchement de la guerre en Ukraine par la Russie. Tout dépendra donc du mouvement populaire, de sa force, de son action unie pour faire échec à ces régressions, à mettre en débat, partout dans le pays, des propositions alternatives de progrès et de justice sociale, mettant en cause les logiques financières du capital. La fête de l’Humanité  sera le premier événement politique et culturel, auquel se donnent rendez-vous celles et ceux qui en nombre n’acceptent pas de baisser les bras et souhaitent échanger, confronter leurs points de vue. Elles, ils se retrouveront aussi à la journée interprofessionnelle du 29 septembre, à l’appel de la CGT. Le mouvement social sera d’autant plus puissant si les formations politiques de gauche et écologiste, réunies dans la NUPES, sont capables de construire des projets alternatifs crédibles, de mettre e œuvre une révolution sociale et écologiste. Elles ne seront fortes que dans leur diversité. Pour le PCF, cela implique donc une activité autonome pour enrichir le débat de ses propositions afin de favoriser le rassemblement le plus large pour relever le défi qui marque le début de ce nouveau quinquennat. Services publics, retraites, pouvoir d’achat, fraude fiscale, transition énergétique, et porter de manière offensive notre « communisme », l’alternative au désastre dans lequel le capitalisme nous entraîne.

« Subversion », l’édito de Cédric Clérin

La démocratie israélienne n’en finit plus de dériver. La commission électorale de la Knesset, le Parlement, a décidé d’exclure des prochai...