mardi 5 juillet 2022

« PEYRELEADE » D’ODILON REDON, MORT LE 6 JUILLET 1916



« Dans la région dont je vous parle, située entre les vignes du Médoc et la mer, on y est seul. L'océan, qui couvrait autrefois ces espaces déserts, a laissé dans l'aridité de leurs sables un souffle d'abandon, d'abstraction. » (Odilon Redon)

Odilon Redon (1840-1916), PEYRELEBADE, 1896-1897, Huile sur toile Le "château" a été démoli, seule subsiste de nos jours l'allée bordée de peupliers. Odilon est confié à son oncle dès sa plus tendre enfance. Il est élevé à PEYRELEBADE, propriété familiale du Médoc située sur la commune de LISTRAC. Il y reste jusqu'à l'âge de 11 ans. Il revient chaque été dans ce domaine jusqu'à sa vente en 1898. La vente de cette propriété sous fond de dissension familiale est un crève6cœur pour l'artiste sensible. Il reviendra néanmoins dans le Médoc jusqu'à la fin de sa vie. Odilon Redon est frappé par la lumière particulière du ciel de Gironde d'un " bleu si profond et comme teinté de paillettes d'or ". Il aime contempler la nature qui se transforme au fil des saisons. Il est sensible aux variations de lumière sur les feuillages des arbres, les landes et la forêt. Le Médoc et les paysages de son enfance constituent la première source d'inspiration de son œuvre. Odilon est très profondément marqué par son enfance solitaire. Il contemple la nature aride et sauvage qui l'entoure et qui le rend mélancolique. Jeune artiste, il y réalise ses premiers dessins en noir (crayon, fusain). Il s'attache particulièrement à représenter la lande au détriment des vignobles. Il retrouve ce décor de landes lors de ses voyages en Bretagne dans le Morbihan et le Finistère.

jeudi 30 juin 2022

MERCI !



Durant ce mois de mai 4413 pages ont été lues sur mon blog, soit en moyenne 147 par jour. Merci pour votre fidélité.

mercredi 29 juin 2022

L’hiver de la vie…



Arrivés à l’hiver de la vie, nous sommes nombreux à nous souvenir de nos trésors d’enfance. Pourtant, tout n’était pas si rose, à cette époque-là, et la vie n’était pas aussi belle, que parfois, certains ont bien voulu l’écrire. Mais le merveilleux, étant la nourriture céleste de l’enfance, quoi de plus naturel, si nos souvenirs en soient imprégnés. D’ailleurs, notre mémoire ne sélectionne-t-elle pas et n’enjolive-t-elle pas ce que nous vivons de meilleur en occultant le reste. Quoi qu’il en soit, je demeure persuadé que les années qui ont suivi la Deuxième Guerre Mondiale, au-delà de toutes les souffrances et les peines, ont été des années plus heureuses que d’autres. Après la peur et l’horreur qui avaient duré cinq ans, il y avait dans l’air un besoin de bonheur immédiat, simple et naturel, une envie de se sentir vivant et d’aimer la vie. Pourtant, je ne voudrais pas que l’on pense que je me complais dans la nostalgie, que je demeure prisonnier de mes souvenirs comme les hommes que l’âge interroge. Chaque fois que je rencontre des enfants, je ne cesse de leur dire que le meilleur de la vie est toujours à venir. En étant persuadé que c’est sur les trésors du passé que se bâtit la richesse de notre avenir, de la même manière que, pour pousser haut, les hommes, comme les arbres, ont besoin de racines profondes et vigoureuses. Malheureusement, le profit à tout prix, la rentabilité financière recherchée par le capital épuise les êtres humains comme nos ressources naturelles alors qu’il convient de transformer la peur en espoir, de réanimer notre humanité, de redonner du sens au progrès, de se réapproprier le bonheur…il faut pourtant continuer à croire à cette promesse d’un monde nouveau. Je crois que les vrai-e-s femmes et hommes de demain sauront faire la différence entre le brin d’herbe qui pousse entre les pierres avec cette force qui nous a fait surgir du néant et les agitations ultra-médiatisées de ces temps. Celles et ceux qui considéreront tous les êtres vivants comme de précieux compagnons dans l’aventure unique de la vie qui est commune à tous. Celles et ceux qui sauront retrouver les vraies richesses, à commencer par notre alliance avec le monde sensible. Celles et ceux qui espéreront en l’avenir, car la vérité d’aujourd’hui n’est pas la vérité de demain, et la relativité des choses nous enseigne que « de mémoire de rose on n’a jamais vu mourir un jardinier ». Celles et ceux pour qui rien n’est fatal, et combattent pour un monde plus humain, plus juste, plus respectueux de l’environnement, débarrassé du cancer financier… plus désirable enfin !

dimanche 26 juin 2022

Monde apaisé…



Que le monde apaisé regarde les étoiles et ressentent en son cœur la beauté qu’elles dévoilent. Qu’une couche de tendresse remplace la couche d’ozone. Qu’une pluie de pétales descende sur les hommes pour qu’ils retrouvent enfin l’étreinte du bonheur qui n’aura pas de fin. Que chacun libéré prenne en main son destin et vive le présent sans crainte du lendemain. Que les hommes puissent pleurer sans devoir se cacher. Que de leurs larmes séchées naisse une Humanité. Que la terre redevienne un immense jardin rempli de rires d’enfants et de joyeux refrains. Que tout le monde s’assoit autour de la même table et parle d’une même voix de projets respectables. Que les femmes et les hommes vivent en harmonie. Que chacun se respecte. Que nos yeux voient enfin, des esprits beaux, comme un ciel en été aux couleurs arc-en-ciel. Que le superficiel cède la place à l’Humain. Que nos cœurs ravivés battent à l’unisson pour la fraternité, pour vaincre la raison. Que personne ne croit plus à la fatalité et que nos utopies puissent se réaliser.

samedi 25 juin 2022

L’Interruption Volontaire de Grossesse : « Un droit fragile, même en France !



L’abolition de l’arrêt qui faisait de l’IVG un droit protégé par la constitution aux États-Unis est un véritable séisme. Ses conséquences potentielles pour les droits de femmes inquiètent partout dans le monde. Cet événement nous rappelle que, même en France, des droits fondamentaux, acquis de haute lutte, comme l’a été le droit à l’avortement en 1975 avec la loi VEIL, restent fragiles et peuvent être remis en cause à tout moment. Si le contexte français n’est pas comparable à la situation aux États-Unis, des voyants rouges restent allumés dans l’hexagone et indiquent que le droit des femmes à disposer de leur corps n’est pas terminé. La réprobation sociale associée à l’IVG est largement entretenue par les militants du « droit à la vie ». Le débat sur le droit à l’IVG reste marqué par la montée en puissance de mouvements conservateurs anti-IVG ou « anti-choix ». La proposition de loi sur le renforcement du droit à l’IVG a été promulguée le 3 mars 2022, au bout de deux années de débat. Le délai autorisé pour pratiquer l’IVG a été allongé de 12 à 14 semaines. Des mesures considérées comme de réels progrès pour la défense des droits de femmes. Cependant, il ne faut pas oublier que ce texte a fait l’objet de nombreuses réserves de la part du gouvernement. Loin de soutenir ce texte, Emmanuel Macron lui-même utilise régulièrement les termes de « traumatisme » ou de « drame », rhétorique présente chez les anti-IVG, pour parler de l’avortement. Si comparaison n’est pas raison c’est ce genre de propos que nous avons souvent entendus du côté du RN. Après un silence assourdissant, le RN, réagissant à l’arrêt de la cour suprême des États-Unis vient de s’exprimer ce samedi en ces termes : « le RN ne s’oppose pas au droit à l’avortement, mais « connaît ses priorités » ! Le porte-parole du RN, Philippe Ballard ajoute « On est souverainistes, donc on ne se mêle pas des affaires des autres…Je suis parlementaire, et porte-parole d’un parti politique français ». Quant à la possibilité d’inscrire le respect de l’IVG dans la constitution, « on connaît nos priorités », tranche le porte-parole, préférant mettre en avant le pouvoir d’achat. Rien d’étonnant. Les positions changeantes du parti d’extrême droite sont connues. Laure Lavalette, aujourd’hui députée du Var avait signé en 2014 un texte réclamant l’abrogation du droit à l’avortement, assurant « aujourd’hui qu’elle n’est pas anti-IVG ». Sophie Robert, conseillère de la région Auvergne-Rhône-Alpes propose en 2021 « d’éradiquer l’avortement qui ravage la France ». Si Marine Le Pen a officiellement rompu en 2002 avec la position historique de son parti opposé à l’IVG, elle reste ambigüe sur cette question. Elle continue de s’accrocher à toute tentative visant à limiter son recours. En 2012, elle dénonçait les « avortements de confort ». En 2022, elle s’est opposée à l’allongement du délai légal pour l’IVG de 12 à 14 semaines. La vieille opposition du Front national à la loi Veil de 1975 avance à peine masquée. On se souvient de ce propos de Jean-Marie Le Pen, s’adressant aux femmes «  l’affirmation que votre corps vous appartient est tout à fait dérisoire ». Les accointances de Marine Le Pen avec le dirigeant hongrois Viktor Orban qui a rendu l’avortement quasi-illégal dans son pays a en effet de quoi inquiéter. Comme quoi l’IVG dans notre pays est encore un droit fragile !

vendredi 24 juin 2022

Il faudrait…



Il faudrait, il faudrait, il faudrait tant de choses pour que les mots d’hier retombent dans l’oubli, Pour que les champs d’ivraie deviennent champs de roses, que des perles d’amour accompagnent la pluie. Il faudrait que des mains retrouvent une épaule, que des yeux dans des yeux se replongent soudain, que cet oiseau qui meurt sous la branche du saule retrouve sa chanson dans un nouveau matin. Il faudrait que s’écrive un merveilleux poème qui chanterait la vie et oublierait le temps, que des vers enchanteurs soient graines que l’on sème, qui s’en iront fleurir les prairies des grands vents. Il faudrait que demain ne garde pas la trace de ce qui fut hier qui nous a fait souffrir, que vienne un magicien qui brusquement efface, les plaintes, les rancœurs, les envies de mourir. Mais tout ce qu’il faudrait je n’ai guère la force de le coucher ici dans le lit de mes mots. Je grave maladroit l’espoir sur une écorce, modeste plaidoyer, dérisoire drapeau.

mardi 21 juin 2022

L’urgence : « Des députés de la Nupes à la hauteur pour répondre à leurs attentes »



Depuis hier, le débat tourne autour de la constitution d’un groupe unique de la Nupes à l’Assemblée nationale, proposée par Jean-Luc Mélenchon. Aurélie Trouvé, la députée de ma circonscription fait le tour des médias pour relayer ce message. Je ne lui conteste nullement ce droit. Puisqu’il y a débat, je souhaite donc donner mon point de vue. Les femmes, les hommes, les jeunes, qui dimanche ont apporté leurs suffrages aux candidat-e-s de la Nupes, l’ont fait parce qu’ils veulent que leur vie change, parce qu’ils veulent des mesures immédiates pour voir le smic et leurs salaires augmenter, pour que les prix à la pompe baissent enfin, pour que le point d’indice des fonctionnaires soit dégelé après tant d’années de blocage, pour que les retraités voient leurs pensions significativement relevées. C’est cela qu’ils nous ont dit partout où nous sommes allés à leur rencontre. Au porte à porte, sur les marchés, à la sortie des écoles. C’est à cela qu’il faut répondre en urgence. C’est sur ce terrain que les formations politiques qui ont conclu l’accord électoral de la Nupes seront jugées. Par ailleurs, cette proposition n’était pas dans l’accord de la Nupes. On nous dit qu’il ne s’agit pas de proposer la fusion ou la dissolution des composantes de la Nupes, en vue de convaincre le Parti socialistes, Europe Écologie Les Verts et le Parti communiste qui n’ont pas donné leur accord à cette initiative.. Qu’on le veuille ou non, un groupe unique gommera les sensibilités et les richesses de chacun.e. André Chassaigne l’a précisé : « Quatre groupes au sein de l’Assemblée seront plus forts qu’un seul. Pour la gauche, ce sera du temps de parole en plus et plus de droit de tirage (commissions d’enquête, niches parlementaires…). Une coopération intelligente entre nos groupes aboutira au même résultat que la constitution d’un groupe unique. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de la constitution d’un intergroupe. » L’essentiel n’est donc pas là. Il est dans la capacité de tous les député-e-s de Nupes à porter la voix de nos concitoyens, d’être le relais, à l’Assemblée nationale, des aspirations à mieux vivre de toutes celles et tous ceux qui  nous ont exprimé leurs souffrances. Ne les décevons pas, en nous perdant dans des considérations, bien loin de leur attente !

« Subversion », l’édito de Cédric Clérin

La démocratie israélienne n’en finit plus de dériver. La commission électorale de la Knesset, le Parlement, a décidé d’exclure des prochai...