Il faudrait, il
faudrait, il faudrait tant de choses pour que les mots d’hier retombent dans
l’oubli, Pour que les champs d’ivraie deviennent champs de roses, que des
perles d’amour accompagnent la pluie. Il faudrait que des mains retrouvent une
épaule, que des yeux dans des yeux se replongent soudain, que cet oiseau qui
meurt sous la branche du saule retrouve sa chanson dans un nouveau matin. Il
faudrait que s’écrive un merveilleux poème qui chanterait la vie et oublierait
le temps, que des vers enchanteurs soient graines que l’on sème, qui s’en iront
fleurir les prairies des grands vents. Il faudrait que demain ne garde pas la
trace de ce qui fut hier qui nous a fait souffrir, que vienne un magicien qui
brusquement efface, les plaintes, les rancœurs, les envies de mourir. Mais tout
ce qu’il faudrait je n’ai guère la force de le coucher ici dans le lit de mes
mots. Je grave maladroit l’espoir sur une écorce, modeste plaidoyer, dérisoire
drapeau.
vendredi 24 juin 2022
Il faudrait…
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