Se lançant, à sa manière, dans la campagne pour son ami Macron, Stéphane BERN « en a marre de Paris, devenue une poubelle ». Il rejoint « l’ANCIEN COLLÈGE ROYAL ET MILITAIRE DE THIRON-GARDAIS DANS L’EURE-ET-LOIR, devenu un musée ». Nous n’avons plus qu’à verser une larme !
samedi 13 novembre 2021
Droite et Macron : " La course à l’échalote " !
L’intervention
télévisée de Jupiter avait les couleurs d’une droite décomplexée. Les
Français.e.s accusé.e.s de ne pas assez travailler, les chômeurs responsables
de leur condition et la promesse réitérée de repousser l’âge légal du droit à
la retraite. Et aujourd’hui, ce sont les collectivités territoriales et leurs
fonctionnaires qui sont dans le viseur du gouvernement. Ils ne travailleraient
pas suffisamment. C’est d’une certaine manière une réponse à la droite sénatoriale
qui dans la nuit a voté un amendement proposant de repousser le droit à la
retraite à 64 ans, sous ce leitmotiv : « Nous, on le
fait » ! Ainsi, la campagne électorale qui commence se place sous ce
signe : « plus à droite que moi, tu meurs ». Et cerise sur le
gâteau, les médias nous chante un même
refrain : face à la droite extrême et à la droite qui court derrière,
Macron et ses marcheurs sont « modérés ». Dans ce détestable jeu de
rôles, ce sont les propositions progressistes et de gauche qui se trouvent
étouffées. Le pire serait de baisser les bras. Il est urgent d’inverser ces
scénarios de faire prévaloir celles des communistes, sur les salaires, le pouvoir d’achat, le
droit à la santé et la situation de l’hôpital public. Des propositions qui font
rempart aux vigiles du capitalisme. Ne pas leur laisser le soin d’écrire la
suite de l’histoire qui nous mène au désastre, et prendre le chemin du partage,
de la démocratie et de l’humain.
vendredi 12 novembre 2021
Nos pensées, contre l’oubli !
C’est le plus
souvent, arrivés à l’hiver de nos vies que nos pensées vont vers celles et ceux
qui nous ont apporté aide et soutien dans les moments difficiles, vers les
êtres chers que nous avons aimés. Lorsqu’il arrive que nous mettions les pas
dans les pas de ceux qui nous ont précédé sur cette terre, nous sentons
frissonner l’arbre du silence. Provenait-il de l’arbre dont nous sommes issus ?
Celui de nos parents, de nos familles, de nos ami-e-s les plus cher-e-s, dont
les branches sont innombrables et dont les feuilles frissonnent au plus profond
de nous. Nous ressentons alors, le besoin de faire revivre dans nos mémoires,
ces êtres auxquels on doit tout. Grâce à leur travail, à leur force, à leur
courage et, bien souvent à leur souffrance. Qu’est-ce qui compte, en effet,
dans une vie, sinon la fidélité à des valeurs, à un monde de justice et de
paix, à des êtres à qui nous devons tout, qui nous ont fait ce que nous sommes
? À quoi serviraient les livres s’ils ne portaient pas témoignage de ceux qui
ont aimé, qui ont souffert, qui ont lutté pour eux-mêmes, mais aussi et surtout
pour préparer notre avenir, celui de nos enfants et petits-enfants ? Peu
importe, que parfois, elles aient été banales, ces vies. En vérité, aucune ne
l’est dès qu’elle a subi le choc de l’Histoire en marche, de ses guerres, de
ses malheurs, de ses avancées progressistes ou de ses grandes mutations. Elles
appartiennent à des femmes et des hommes dont le passage sur terre, a laissé
des traces ineffaçables. Des vies qui n’étaient pas plus aisées que celles
d’aujourd’hui, particulièrement pour celles et ceux qui ne possédaient rien,
sinon leurs mains pour travailler. Ces vingt dernières années le monde a changé
à une vitesse folle. Un monde devenu davantage celui du fric, des actionnaires
et de leurs dividendes. Aujourd’hui, on est censé beaucoup communiquer, mais on
ne transmet pas. Cette communication est horizontale, rarement verticale. Les
livres transmettent vraiment, protégeons-les ! C’est peut-être la raison de
leur survie. On ne reviendra pas en arrière et il ne le faut pas. Au reste, la
marche du monde, ne s’est jamais embarrassée des vies minuscules, hier comme
aujourd’hui. Ces vies, ces expériences, ces combats du siècle passé, sont
précieux parce qu’ils constituent un socle sur lequel prendre appui pour
franchir les obstacles. Puiser à leur source doit donner des forces et de
l’espoir pour rendre demain meilleur. La littérature, qui est, avant tout, une
lutte perpétuelle contre l’oubli et le temps, doit, s’attacher à cette mission
grâce à laquelle, espérons-le, elle survivra tout en témoignant du fait que les
humains, comme les arbres, pour pousser haut ont besoin de racines profondes et
vigoureuses.
jeudi 11 novembre 2021
«Pour un Grand Paris où l’on puisse payer son loyer» : la crise du logement s’invite sous les fenêtres de la ministre à Paris.
Article lu dans "Le Parisien"
186 élus majoritairement communistes de
la Métropole du Grand Paris dénoncent la politique logement du gouvernement.
Beaucoup étaient ce mercredi soir dans le VIIe, pour manifester à quelques
mètres d’Emmanuelle Wargon, la ministre (LREM) du logement, qui les a reçus.
Une nuée d’élus bardés de leur écharpe bleu blanc
rouge dans la soirée fraîche, des drapeaux blancs du Parti communiste qui
volent au vent, des banderoles « Silence ! On gentrifie ! »
et « Pour un Grand Paris où l’on puisse payer son loyer », une sono
qui crache le chant des partisans, version remixée de boîte de nuit.
Ce mercredi soir, entre 18 heures et 19 heures, ils étaient
presque de 200, place Jacques-Bainville (VIIe), quasiment sous les
fenêtres de la ministre du Logement Emmanuelle Wargon et à quelques mètres de
l’Assemblée nationale. Mot d’ordre ? Dénoncer l’aggravation de la crise du logement,
interpeller le gouvernement et lui demander d’agir.
Peu d’élus socialistes présents
Parmi les manifestants, majoritairement des élus communistes, maires,
adjoint(e) s, conseillers régionaux de la Métropole du Grand Paris, beaucoup de
militants PCF, quelques socialistes qu’il fallait bien chercher. « Y a – t
– il un élu socialiste
présent ? », s’enquérait un responsable. « Ça, c’est la question
qui tue ! », glousse une conseillère régionale communiste, et
quelques écologistes invisibles. Il y avait également les acteurs du logement
comme les militants du DAL (Droit au logement) avec leurs drapeaux jaunes et
leur infatigable porte-parole Jean-Baptiste Eyraud et les représentants de la
CNL (Confédération nationale du logement), association de défense des habitants
Ce rassemblement était organisé par plusieurs maires communistes, dont
Patrick Jarry, maire (PCF) de Nanterre et Patrice Leclerc, maire (PCF) de
Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Au total, 186 élus, dont 21 maires et 2
présidents de territoires, issus de 33 communes différentes, se sont joints au
mouvement et ont signé l’appel lancé le 21 octobre à Malakoff
(Hauts-de-Seine).
700 000 demandes non pourvues
Jacques Baudrier, adjoint à la maire de Paris et conseiller
d’arrondissement (PCF) dans le XXe, présent, contextualise la situation en
rappelant les 700 000 demandeurs de logement en souffrance dans la
Métropole du Grand Paris, dont 250 000 rien qu’à Paris, avec une attente
moyenne de dix ans, l’effondrement de la construction de logements et en
particulier de logements sociaux et… en même temps dans la capitale, 110 000 logements vides et
125 000 appartements en résidence secondaire. « Le risque, s’alarment
les élus, est que les couches moyennes et populaires ne puissent tout
simplement plus se loger dans la Métropole du Grand Paris. »
Derrière la grande banderole rouge, dans le « peloton de tête »,
Corinne Cadays-Delhome. L’adjointe au maire (PCF) à La Courneuve
(Seine-Saint-Denis), chargée du logement, martèle qu’« il faut arrêter
avec l’image du HLM pour les pauvres et les délinquants. Ce que je vois aussi à
ma permanence, ce sont des aide- soignantes, des ouvriers du bâtiment, des
employés de la restauration qui ne peuvent plus se loger ».
Les maires qui en appellent à « une réelle solidarité entre
communes » listent aussi parmi leurs revendications au gouvernement
« l’obligation de construction d’un minimum de 30 % de logements
sociaux dans toutes les nouvelles opérations immobilières, l’encadrement des
loyers du privé pour freiner la flambée des prix qui précarise et exclue une
partie de la population, le vote d’une loi permettant de mettre un terme à la
spéculation foncière, la réquisition des bureaux et logements vides,
l’augmentation des taxes sur les logements vacants et les résidences
secondaires en zone dense » etc.
Une rencontre constructive avec la ministre
À 21 heures, la délégation était ressortie de chez la ministre.
« Je ne prends rien pour argent comptant, tempère Patrick Jarry, maire
(PCF) mais c’était une rencontre utile. On est d’accord sur le diagnostic, la
gravité de la crise immobilière et le problème de la spéculation. C’est déjà
pas mal ! ».
mercredi 10 novembre 2021
Avec « Le Feu », BARBUSSE, écrivain, poète et combattant
En
ce 103ème anniversaire de l’armistice de la première guerre
mondiale, il est un homme auquel il convient de rendre hommage : Henri
BARBUSSE. Le « poilu », l’auteur du « Feu », le pacifiste fondateur
de l’Association Républicaine des Anciens Combattants et du mouvement
Amsterdam-Pleyel, le communiste saluant la formation du Front populaire le 14
juillet 1935. On l’a admiré, on l’a haï. On l’a de moins en moins connu, mais
il reste une figure mythique, dans la fidélité comme dans l’occultation et le
dédain. Henri BARBUSSE est entré en révolution par l’écriture. En retour son
œuvre s’en est trouvée radicalement marquée. BARBUSSE a mis six mois à écrire « Le Feu ». En septembre
1916, il lui est proposé de publier « Le Feu » en volume et de le
présenter au Goncourt. BARBUSSE accepte la proposition, et le livre, édité
d’abord à mille exemplaires en décembre, obtient le prix le 15 décembre. C’est
aussitôt un énorme succès de librairie. Les rééditions se succèdent !
Pourtant, il se trouva bien vite des détracteurs, en particulier pour contester
la véracité du livre. On l’accuse de décrire des choses qu’il n’a pas vues.
L’auteur du « Feu » a pourtant vécu intégralement, toute l’année
2015, la vie des tranchées avec sa boue, ses poux, son qui-vive perpétuel, ses
corvées de jour et surtout de nuit, sa peur, son ennui, son hiver, ses
souffrances sans limites. Il a connu la mort toujours présente, les cadavres,
les blessés, les postes de secours, et plus tard, les hôpitaux. Il a donc
l’expérience complète de la guerre. Quant au « Feu », il est bien le
journal du soldat Henri BARBUSSE ; ses premières ébauches sont aisément
repérables : lettres à sa femme, journal de route, carnet, voilà l’intégrité
des notes prises pendant son séjour à l’armée. Elles apportent la preuve que
tout ce qui est décrit dans « Le Feu » a été vu ou entendu par
l’auteur en diverses circonstances de sa présence au front. Innombrables sont
les faits, événements, épisodes du roman qui s’y retrouvent et qui ont donc
leurs source dans l’expérience de BARBUSSE. Il s’est inspiré de situations
précises et vécues. Il y a la réalité immédiate, commune à tous les
combattants : la boue, les patrouilles en avant des tranchées, les
cadavres et leurs attitudes, l’assaut donné par les tirailleurs algériens et
sénégalais etc. Les personnages du « Feu » sont d’authentiques
« poilus ». « Le Feu » est bien le journal d’une escouade.
Il est d’une telle sincérité qu’il s’apparente à plus d’un titre à un véritable
reportage. Le romancier semble s’éclipser et se borner à un rôle de témoin. Peu
de romans, mêmes réalistes contiennent moins de faits inventés. BARBUSSE
écrit : « Je me suis donné à ce genre de besogne dont la dignité est
d’exclure toute effusion de l’imagination et de représenter non pas des
histoires, mais des épisodes réels que j’ai pêchés tout vifs dans la grande
guerre et qui correspondent à ce que j’ai vu ou ce que j’ai entendu… » Sa
modestie est-elle justifiée ? N’apparaît-il pas dans son livre comme un
auteur présent, poète lyrique, écrivain maître de son art ? En réalité
« Le Feu » est une œuvre de création littéraire. Le premier mérite de
l’écrivain est d’avoir su « voir » la guerre : la plupart des
combattants, enfermés dans le calvaire immédiat, ont manqué de recul et n’ont
joué qu’un rôle d’acteurs dans cette tragédie. La poésie du « Feu »
transcende les événements et le moment. Voilà le « livre de poésie et de
vérité », « le poème de l’humanité », qu’attendait l’auteur de
« l’Enfer » grâce à la sensibilité de
l’auteur qui sympathise avec ses modèles, les soldats deviennent poètes,
ils s’élèvent au-dessus d’eux-mêmes, dans leur diversité, leurs habitudes, leur
passé, leur sensualité, leur humour. Avec « Le Feu », nous avons là
le cadre exact du drame humain, avec ses lignes, ses odeurs, ses contrastes,
ses bruits ; la dernière indication sur le froid donne à la sensation
humaine une amplification spatiale concrète et infinie. On peut considérer "Le Feu" comme une épopée : il en a les aspects grandioses,
visionnaires, prophétiques. Mais il rompt avec la tradition guerrière pour en
construire un nouveau type, celle de la révolte sociale et du pacifisme.
Terrible réquisitoire contre la guerre, il contient une vision de l’avenir, et
il conjugue sans les dissocier le réalisme et l’épique. La réussite de BARBUSSE
est d’avoir construit une réalité romanesque où l’exceptionnel d’une situation
extrême, favorable au souffle épique, au lieu de nous exiler dans l’aventure et
le légendaire, arrive à maintenir ses personnages dans une zone de réalité
quotidienne. « Le Feu » est l’épopée réaliste du peuple en guerre.
Son retentissement est considérable. Il
aura été le premier roman sincère sur la guerre. Les combattants pris dans
l’effroyable engrenage dans le corps à corps quotidien contre la souffrance et
la mort, dans la « guerre habitude » ne savaient pas la dire.
BARBUSSE recevra des centaines de lettres de soldats. Elles le remerciaient
d’avoir « osé » dire la « vérité » sur les poilus. Ainsi
dans l’itinéraire de BARBUSSE, « Le Feu » occupe une place
centrale : point de départ d’une position personnelle définitive, il opère
pour son créateur la fusion de la littérature et de la vie. Il a acquis une
audience considérable, non seulement en s’imposant d’emblée et durant toutes
les années qui ont suivi comme le plus grand livre de la guerre 1914-1918, mais
en prenant au fil des ans une remarquable pérennité. Il n’est pas un simple
document, pour les générations de l’avenir, il dure comme roman quand la
réalité qui l’a fait naître a disparu. Au lendemain de la publication du
« Feu » et de son retentissement éclatant, le prestige de BARBUSSE
est immense. Ce succès ne fait qu’accroître sa conscience d’un devoir social à
remplir. C’est ce qu’il fera. Hommage à BARBUSSE en ce 11 novembre 2021. Et je
ne peux que vous convier à lire et à relire « Le Feu », cette œuvre
immense.
« La Forge » de TURNER
Pour comprendre parfaitement
l’œuvre de TURNER, il ne faut jamais oublier que la compétitivité et l’avarice
étaient deux traits fondamentaux de son caractère. Ils nous permettent de
comprendre « La Forge » qui marque une rupture avec le reste de son
œuvre. Bien que la peinture de genre fût très à la mode, TURNER continuait à
peindre dans le style héroïque. Pendant des années il n’avait reçu que des
critiques pour les peintures qu’il présentait à l’Académie royale et il lui
avait été difficile de les vendre. Il était déçu de ne pas vendre et très
affecté par ces critiques. Il était évident que sa recherche du sublime ne
correspondait pas au goût de l’époque. C’est pourquoi il voulut prouver qu’il
était capable de peindre un tableau anecdotique aussi bien que David WILKIE ou
que n’importe quel autre peintre de genre de sa génération. Il attribua à cet
essai un titre digne d’un traité d’économie : « Un maréchal-ferrant
discutant du prix du fer, et le prix payé par le boucher pour faire ferrer son
cheval ». Malgré le titre quelque peu accablant, ce tableau est un joyau
du genre, un épisode familier et tranquille de la vie de tous les jours. Ce
tableau est aussi la preuve que TURNER était capable de rendre la gradation
subtile de la lumières en intérieur aussi brillamment avec la peinture à l’huile qu’avec
l’aquarelle.
Cette toile, dans l’ensemble, fut
bien accueillie par la presse et par les amateurs d’art. Peter Cunningham écrit
que « La Forge », c’est ainsi qu’on appela en définitive le tableau,
avait pour but de « casser le nez » de WILKIE et pour ce faire,
TURNER « avait soufflé son art sur la forge du maréchal-ferrant ». Il faut cependant
noter que « le violoniste aveugle », la meilleure œuvre de WILKIE de
l’exposition de 1807, et le tableau de TURNER, furent accrochés loin l’un de
l’autre et que les flammes de la forge dans « La Forge » sont d’un
jaune très pâle, à peine visible à travers les nuages de fumée. Bien que
l’harmonie chromatique du tableau de WILKIE ne soit pas aussi fine que celle de
TURNER, il lui est supérieur par les couleurs.
L’espoir de TURNER de gagner de
l’argent en peignant des tableaux de genre ne fut pas déçu. En 1808, un an après sa présentation Sir John
Leicester acheta « La Forge » pour cent guinées. Leicester mourut en
1817. À la consternation des peintres dont il avait acheté les œuvres, sa
collection fut vendue aux enchères. Leurs craintes n’étaient pas fondées car
les tableaux atteignirent des prix plus que satisfaisants. TURNER racheta
« La Forge » pour cent quarante guinées. Bien qu’il eût abandonné ce
style de peinture, il ne supportait pas l’idée d’abandonner à un autre cette
charmante petite scène de genre.
La vieille, à sa fenêtre.
La vieille à sa fenêtre observe dans la
rue, les allées et venues, les mouvements et les gestes. Elle ne quitte jamais
son sombre appartement, la rue et ses tourments. C’est sa vie résumée. C’est
tout ce qui lui reste, les tourments et les gestes des inconnus guettés. La
vieille à sa fenêtre, quelque fois me regarde. Quelquefois par mégarde elle me
prend pour un autre. Ou pour le médecin, Ou son fils ou son frère, n’importe
qui sur terre qui lui voudrait du bien. C’est le sort du silence, où elle est condamnée.
Le choix de se tromper et de tenter sa chance. La vieille à sa fenêtre, un jour
je lui promets de la prendre pour une autre sans vouloir l’abuser. Je lui dirai
maman et lui prendrai la main, ou lui prendrai le pouls en disant « tu vas bien
». Nous nous regarderons, complices du mensonge, partagerons le songe, sur
terre, d’être aimés.
« Subversion », l’édito de Cédric Clérin
La démocratie israélienne n’en finit plus de dériver. La commission électorale de la Knesset, le Parlement, a décidé d’exclure des prochai...
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