dimanche 17 octobre 2021

Ce jour là : Il y a 60 ans !

 


Ils sont tous venus ce jour-là des banlieues du nord de Paris, des bidonvilles de là-bas,  Nanterre, Bezons ou Clichy. Ils sont venus manifester, en costumes du dimanche, pacifiques et non armés,  aucun esprit de revanche. Capitale des droits de l’homme, ils espéraient être entendus,  liberté pour tous les hommes,  même immigrés bien entendu. Papon préfet de police en a décidé autrement,  ordonnant, quelle injustice le massacre des innocents. Leurs corps flottants sur la Seine sont maintenant dans l’histoire,  une image très obscène,  qui noircit nos mémoires. Une date de la honte,  dont doit se souvenir chacun,  ce sale temps qui remonte, dix-sept octobre soixante et un. La vérité s’imposera, crime d’État !

 

samedi 16 octobre 2021

60 ans après, toujours aucun coupable du massacre du 17 octobre 1961 !

 


Ce samedi après-midi, le Président de la République a déposé  une gerbe sur les berges de la Seine, à la hauteur du pont de Bezons emprunté il y a 60 ans par les manifestants algériens qui arrivaient du bidonville voisin de Nanterre. Il n’a pas prononcé de discours. Puis dans la foulée l’Élysée a envoyé un communiqué, « reconnaissant les faits et une vérité incontestable ». Ainsi cette déclaration d’Emmanuel Macron ne constitue pas une reconnaissance de la responsabilité de l’État dans le crime du 17 octobre. Aucun procès n’a eu lieu. Les victimes et leurs familles attendent depuis six décennies. Pourtant, l’évidence devra un jour s’imposer : 17 octobre 1961 : « Crime d’État » !

MAGIE !

 

En 1990, Michel Rocard invente la CSG. Son taux s'élevait à 1,1 % des revenus. Puis, sous Édouard Balladur, il est passé à 2,4 %. En 1996, Alain Juppé est Premier ministre quand il est augmenté à 3,4 %, tandis qu'est créée en même en même temps la petite sœur de la CSG, la CRDS, qui devait durer cinq ans mais qui fête sa vingt troisième année. En 1998, Lionel Jospin porte le taux de prélèvement de la CSG à 7,5 % des revenus. Macron l'a porté à 8,3. Et cela, ce n'est pas de la magie !

vendredi 15 octobre 2021

Les taxes qui nous pompent !

 



La douloureuse après un passage à la station-service ne l’a jamais autant été, avec des prix qui atteignent désormais 1,63 euro le litre pour le sans-plomb 95 et 1,53 euro pour le diesel. Savez-vous comment ils se décomposent ? De la façon suivante: les taxes prélevées par lEtat représentent environ 59% et le prix du pétrole pour 29%. Le reste, soit un peu plus de 12%, correspond aux coûts de raffinage, transport et distribution. Les prélèvements étatiques sont de deux types.

Le premier, la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE, anciennement TIPP), est fixe, et s’élève à 66 centimes pour le sans-plomb et 59 pour le gazole. Elle n’a pas fluctué depuis 2018, du fait de la crise des gilets jaunes, qui a entraîné un moratoire sur sa hausse. La TVA représente quant à elle 20% du prix hors taxes et de la TICPE. Elle fluctue donc principalement en fonction des cours du pétrole.

Ainsi plus le prix à la pompe augmente, plus les caisses de l’État se remplissent. Alors pourquoi ne pas faire le choix d’une TICPE fluctuante, pour protéger notre pouvoir d’achat ?

 

 

Rassemblement à gauche : « Ne pas se raconter d’histoires » !



Mon attention a été attirée par un billet publié sur facebook par une formation politique romainvilloise. On peut y lire que « les perspectives politiques pour l’élection présidentielle sont obérées par des postures personnelles et des jeux d’égo. Mais les divergences entre les candidatures ne doivent en rien, faire oublier que l’essentiel est partagé : les exigences pour une République écologique, sociale et démocratique ». Qu’il y ait des égos, des calculs de mesquine tactique, des ambitions personnelles, c’est indéniable. Mais je le dit tout net, on se raconte des histoires en les considérant comme les principales raisons. Je fais partie de ceux qui regrettent que le rassemblement des forces de gauche et écologiques ne se soit pas réalisé pour ce scrutin. Cependant, je le dis en toute franchise et fraternellement, dire que ces forces seraient d’accord sur l’essentiel c’est un pas que je ne franchis pas. Je le déplore, mais c’est la cruelle réalité. « Le peuple de gauche » a fondu comme neige au soleil. Ce qu’il en reste est lourdement divisé, indépendamment des consignes des uns et des égos des autres.

 

S’il faut considérer PS, FI, EELV, PCF, qui peut sincèrement soutenir que ces formations portent un projet commun pour la France, viable et alternatif. Prenons les questions économiques, sociales, écoutons les uns et les autres et mesurons la polyphonie. L’augmentation du SMIC et des salaires ? La retraite à 60 ans ? Les milliards d’euros accordés aux grandes entreprises, sans contreparties ? S’attaquer réellement à la fraude fiscale pour en finir avec les scandales qui durent depuis tant d’années ? Une politique de l’habitat qui prenne en compte les fortes demandes sociales ? Pôles publics de l’énergie et du médicament ? Prenons les institutions. VIème République ou aménagement de la Vème ? Proportionnelle à toutes les élections ? Droit de vote aux étrangers ? De réels pouvoirs pour les salarié.e.s dans les entreprises ? Une transition écologique, serait-elle possible sans s’en prendre à la racine du mal, le système capitaliste ?

 

Ne nous racontons pas d’histoires, on ne s’en sortira pas avec un accord minimaliste, façon plus petit dénominateur commun. Le monde qui nous attend ne sera pas de tout repos et ne laissera guère la place à des demi-mesures et des non choix. Alors que des vents violents sont à redouter, on entend déjà les musiques libérales, venues de Bruxelles, de Bercy ou du siège du MEDEF : il va falloir réformer durement le pays. Si on doit considérer avec sérieux les défis qui se posent à l’humanité, non dans mille ans mais pour ce siècle, on ne peut pas penser un instant que trois ou quatre mesurettes feront l’affaire. Au lendemain du désastre Hollande, un petit accord à gauche sur base étroite et c’est le mur garanti. Une chose est de gérer ensemble une commune, un département, une région : autre chose est de gouverner le pays.

 

Il ne s’agit évidemment pas de pleurer et de répéter à tout bout de champ qu’il n’y a pas d’issue. L’issue, nous en connaissons le chemin, il faut que dans le monde du travail et de la création grandisse l’exigence de profonds changements, et qu’une fois pour toute la gauche et les écologistes ne déçoivent pas.

Cela ne veut pas dire refuser tous accord à gauche, bien au contraire, mais faire grandir le rapport de forces populaires pour arracher un pacte d’engagements qui soit au niveau des attentes, des besoins et des défis, un accord qui soit appuyé sur des millions de personnes conscientes, déterminées à prendre en main leur destin. Et prenons garde d’oublier que derrière la présidentielle, se cache un scrutin dévalorisé par un présidentialisme étouffant : les législatives. Alors un pacte de législature est-il possible entre les forces de gauche et écologistes. Je le pense et pour la petite part qui est la mienne, je m’y emploierai.

mardi 12 octobre 2021

Les sondages en question !



Jamais les sondages n’ont autant été exposés au risque de se tromper et jamais ils n’ont acquis un tel statut dans une précampagne présidentielle. Les élections régionales de juin auraient dû déclencher l’application d’un rigoureux principe de précaution quant à leur usage. Leurs résultats ont ébranlé tous les instituts, sans exception. Tous ont surévalué le score du Rassemblement national dans des proportions qui dépassaient parfois la dizaine de points. Quatre mois plus tard, pourtant, les sondages mènent la danse. Certes, leurs auteurs prennent les précautions habituelles,  concernant les marges d’erreur, le caractère non prédictif des résultats, mais avec une telle force qu’on en vient à oublier que celui qui aujourd’hui focalise l’attention n’est même pas candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2022. L’ascension sondagière du polémiste d’extrême droite Éric Zemmour, alimentée quasi quotidiennement par de nouveaux chiffres, est devenue un objet politique à part entière. La droite et l’extrême droite sont dans la surenchère sur le terrain de l’immigration. Les grands médias sont aux aguets et font leurs choux gras du moindre fait qui fait vendre. Seule une profonde refondation politique permettra d’y remédier. Par défaut de tout le reste, ils montrent les dangers, au risque de les amplifier.

Lu dans HUFF POST : « Inéligibilité pour provocation à la haine raciste »



Condamné plusieurs fois pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciste, Éric Zemmour ne s’est vu infliger que quelques milliers d’euros d’amende. Une peine plus dissuasive est-elle envisageable? Il existe une peine qui paraît beaucoup mieux adaptée que l’amende ou l’emprisonnement. Tout en bas de l’article 24 de la loi de 1881, il est indiqué que l’individu condamné pour provocation à la haine raciste peut être privé de son éligibilité pendant une période de cinq ans au plus. Cette peine complémentaire a été introduite en 1990 par la loi dite “Gayssot”, tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe. Les juges n’auraient-ils pas été fort inspirés de la prononcer contre Éric Zemmour, bien avant qu’il ne fasse mine de se lancer dans la campagne présidentielle ? N’est-ce pas son portrait que semblait dresser Arpaillange en 1990, lorsqu’il appelait à combattre ces “vecteurs de racisme”, ceux qui “abusent de leur position, de leurs pouvoirs, des moyens d’expression qui sont mis à leur disposition” pour “propager ces idées dangereuses”?

 

« Réchauffement climatique, le pire est encore à venir », l’éditorial de Cathy Dos Santos.

Températures records, canicules à répétition, sécheresses intenses… Les dernières données de l’observatoire européen Copernicus pointent, ...