mercredi 8 décembre 2021

 


Hier soir nous étions nombreux au Trianon pour découvrir « l’Odyssée Antarctique », cette belle aventure humaine. Merci à monsieur le directeur de notre cinéma. Merci à la productrice Nathalie DEFOSSEZ et au réalisateur Djamel TAHI, pour nous avoir fait vivre cette rencontre d’hommes solidaires comme notre cher Maurice SEBBAH. Ce fut un grand moment d’émotion que nous avons partagé avec ses filles Annette et Sophie, ses petits- enfants, en présence de François DECHY, maire de notre ville, de Tony LAÏDI, maire-adjoint, Brigitte MORANNE, conseillère municipale et territoriale, de ses amis et camarades. Je vous livre les quelques mots que j’ai prononcés, avant la projection de ce magnifique documentaire, avec la complicité de mon ami Djamel TAHI.

« Cette odyssée antarctique que nous allons découvrir dans quelques instants est, en quelque sorte, une rencontre avec des hommes, des explorateurs, des techniciens, ayant affronté les rigueurs les plus hostiles afin de faire avancer la connaissance de notre planète. Parmi eux, Maurice SEBBAH, membre de la première expédition emmenée par Robert GUILLARD. Après 77 jours de mer, il rejoindra la terre Adélie en 1956. Maurice SEBBAH était radio de cette expédition. Il a apporté son témoignage et des documents inédits pour la réalisation de ce film. Je me souviens, c’était le 13 décembre 2019, à Romainville. Maurice et Djamel TAHI dédicaçaient ce magnifique ouvrage « La Grande Odyssée », retraçant l’histoire des « polaires ». Ce soir-là Djamel nous confiera qu’il avait l’intention de demander la programmation de « l’Odyssée Antarctique » dans notre Trianon. Une immense joie se lisait sur le visage de Maurice. Malheureusement, la crise sanitaire et les aléas des temps passés ne l’auront pas permis. Maurice nous a quittés le 15 février dernier. Les plus anciens se souviennent de Maurice, sillonnant son quartier Jaurès, tracts à la main, et musette de l’Humanité en bandoulière. Cependant, au-delà de cet engagement politique, la partie de sa vie aux expéditions polaires est moins connue. C’est qu’il avait une certaine pudeur à parler de lui-même. Les lauriers, les louanges, le brillant, tout cela était étranger à sa personnalité. Maurice était un homme modeste et humble. « Les actes enseignent aux gens plus que des mots ». Cette belle formule s’applique étonnamment bien à Maurice SEBBAH. J’ai eu la chance, grâce à l’amitié qui nous réunissait, d’être l’un de ceux, à qui il confiait quelques-uns des moments de son aventure polaire. Elle restera pour lui, l’une des plus grandes aventures scientifiques et humaines jamais entreprises dans l’Antarctique. Il m’a raconté les avaries, les accidents qui rythmaient leur quotidien. Le bruit assourdissant des tempêtes soufflant sur l’immensité blanche. Ces corps et ces visages qui traduisaient l’effort, la difficulté, le danger souvent, confronté à la solitude et la rudesse de ces déserts glacés, mais aussi, le bonheur d’être là. Il aimait me dire combien, les notions de solidarité, de camaraderie, unissaient ceux qui partageaient la même vie, les mêmes épreuves pour mener à bien les missions pour lesquelles ils étaient venus dans ces régions reculées. Cet humanisme, cette solidarité, ce courage que Maurice à rencontrés dans son périple en terre Adélie l’accompagneront durant toute sa vie de syndicaliste, de militant et de conseiller municipal de 1983 à 2001. La dureté de ces temps glacés l’avait amené, plus que tout autre, à comprendre la souffrance des autres, des gens modestes, des abimés de la société. Maurice était la franchise et la bonté même. Ce soir, nos pensées iront à ce grand Monsieur, qui aura mérité son titre de « Polaire », comme on s’applique à les surnommer. »

mardi 7 décembre 2021

Merci au président des riches !

 



Une étude de l’Institut des politiques publiques (IPP), publiés mi-novembre, montrent qu’au-delà des aides d’urgence liées au Covid, les mesures prises pendant le quinquennat Macron ont surtout profité aux plus aisés, comme le remplacement de l’impôt sur la fortune par un impôt sur le patrimoine immobilier, et l’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique. Ainsi, les 1 % des plus riches (disposant de 10 500 euros de revenus par mois en moyenne) auraient gagné 3 500 euros par an grâce aux dispositions prises entre 2017 et 2022, selon l’IPP, alors que le gain serait nul pour les ménages les plus modestes.

lundi 6 décembre 2021

À la soupe !



À l’Élysée, Matignon ou Bercy, de nombreux conseillers démissionnent actuellement pour aller toucher de gros salaires dans la finance. Des pratiques à la limite du conflit d’intérêts, pourtant entrées dans les mœurs. Comme toujours à quelques mois d’une échéance politique, voilà ouverte la période du mercato pour les hauts fonctionnaires désireux de multiplier leur salaire par deux, trois, voire plus dans le secteur de la finance. Le quinquennat n’est pas encore achevé qu’à l’Élysée, Matignon ou Bercy, les conseillers techniques de nos dirigeants politiques – souvent d’anciens énarques passés par l’Inspection des finances et la Direction générale du Trésor – désertent leurs fonctions auprès de l’État pour aller percevoir ailleurs de juteuses rémunérations.

 

dimanche 5 décembre 2021

Çà court un stylo…



Çà court et, si vous n’y prenez garde, çà s’enfuit. Ne laissez surtout pas la fenêtre ouverte, il saura la trouver et là, vous ne serez plus maître de rien. Un stylo çà peut vous capturer le soleil, un nuage et en couvrir, après vos pages.  Çà peut, sur une fleur se faire papillon et vous rapporter des parfums dont vous n’aviez pas même idée. Un stylo, çà peut rencontrer un oiseau, aigle, colombe, ou de paradis, lui parler, l’apprivoiser en quelques secondes et l’inviter à la maison pour qu’il chante sur la feuille blanche. C’est sans gêne un stylo, çà ne demande même pas la permission d’être libre. Mais un stylo, c’est triste aussi. Surtout le soir quand la nuit se fait déjà noire et qu’une étoile capricieuse ne veut pas, elle, se laisser apprivoiser. Votre cahier se couvre alors de larmes. De larmes de toutes les couleurs pardi, de toutes les formes aussi. Et c’est inconsolable un stylo quand çà rencontre le chagrin. Çà vous prend par la main, çà vous dis « viens, dis-moi les mots que j’aime entendre ». Et là, vous êtes si triste que vous le cajolez, le rassurez, l’aimer jusqu’au bout de vos insomnies. Alors, vous restez là, ne dites rien, le rêve passe. Demain vous aurez sur la main une petite tache bleue, noire ou couleur arc en ciel. Sans doute l’étoile qui a fini par s’apitoyer elle aussi. Non, juste un peu d’encre, comme du sang.

 

samedi 4 décembre 2021

Une poignée de main et un déjeuner bien malvenus !



Après sa tournée dans le Golfe entamée hier avec une commande de 8à rafales, Emmanuel Macron a rendez-vous aujourd’hui avec Mohammed ben Salmane (MBS). Outre la répression et la violation des droits humains, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, mènent la coalition en guerre au Yémen. Accusés, qu’ils sont de crimes de guerre. La France s’était déjà illustrée, il y a 3 ans, par la vente de canons utilisés au Yémen. Mais surtout ce « MBS » est accusé, à juste titre, d’avoir commandité le monstrueux assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018. Ainsi Macron pourra se prévaloir d’avoir été le premier dirigeant occidental à rencontrer le prince héritier, qui a donc obtenu ce qu’il cherchait : une reconnaissance et une légitimation internationale. Bien sûr, Jupiter nous dit ne rien cautionner, ne rien oublier, répétant la main sur le cœur avoir toujours été clairs  sur le sujet des droits de l’homme. Par ailleurs, pour justifier cette honteuse poignée de main, le président de la République nous dit afficher comme première priorité la lutte contre le terrorisme  et le radicalisme islamiste et son financement. Il reste, comme une évidence que Riyad est soupçonné, le mot est faible, de financer certains groupes, notamment au Sahel, confirmant que la position de l’Arabie saoudite est extrêmement ambiguë par rapport au djihadisme. Comme le dénoncent les ONG : «  les ventes d’armes et le maintien de partenariats militaires douteux au nom du contre-terrorisme et au détrimnt des droits de l’homme (vont) rester comme une tache sur le bilan diplomatique d’Emmanuel Macron. »

vendredi 3 décembre 2021

Nouvelle : « SCULPTEUR D’ÂME »



Savez-vous écouter un musicien ambulant ? Savez-vous remarquer le passant qui vous offre un sourire ? Savez-vous accepter l’humain qui voue tend la main ?

Il est là et il donne sans s’apercevoir ni chercher à voir, alors que les gens prennent avec nonchalance le bonheur qu’il leur offre du bout de doigts. Il est là et il est beau quand il leur raconte ses rêves, tellement beau que personne n’écoute alors qu’il suffit d’entendre. Il est là mais ailleurs en même temps, insaisissable puisqu’il est humain et musique à la fois ; il se fond dans ce décor qui ne lui convient pas et qui le cache si bien de ceux qui y évoluent comme si ce monde était le leur, personne ne le remarque, ou personne ne daigne le voir et pourtant il met son cœur à nu sous leurs yeux.

Alors ils se sentent obligés et c’est comme s’ils lui faisaient une fleur, ils descendent de leur piédestal pour lui faire une faveur, ils ont l’impression de donner et se voient grands, alors qu’ils ne sont rien devant lui, mais il ne leur dira pas. C’est une étoile tombée du ciel qui accepte ce qu’elle a de meilleur, et aux pauvres ingrats se voient toujours supérieurs ; leur vie se décline en une multitude de gris dont ils sont fiers, fiers puisqu’ignorants des couleurs qui illustrent la sienne ; mais il est indulgent et poursuit la ritournelle.

Elle est là et elle se voit, entend et ressent, elle rêve avec lui et rejoint son monde, goûte aux couleurs de ses illusions et partage ses joies. Elle oublie sa peine et délaisse son chagrin, pendant un instant elle danse aussi et discerne le bonheur, il est si près, toujours à portée de main et elle s’aperçoit qu’ils sont bien aveugles. Elle se voit si petite et elle comprend qu’ils ne sont rien et qu’il est tout puisqu’il n’est pas seul, lui sait s’ouvrir et s’offrir quand ils ne savent même pas écouter et c’est là que se trouve toute la différence.

Elle est là et elle le voit, elle entend la musique de son âme, elle l’écoute avec le cœur et elle non plus n’est plus seule, elle ressent ses peines et ses chagrins qu’elle mêle aux siens, ils ne font plus qu’un, l’espace d’un instant, puisqu’elle a su recevoir ce qu’il a su donner. Et elle se fige au milieu de la rue, et elle sourit avec les yeux comme elle sourit avec la bouche, et elle rayonne du bonheur qu’elle a su apprécier, le bonheur que distribue un inconnu avec son violon.

Les gens passent sans s’arrêter, ils croient entendre de la musique, finalement c’est bien ça, quelques notes qui s’envolent et qui dansent, mais qui sont bien vite emportées par une foule de pensées bien plus importantes. Leur démarche est vive et régulière, ils sont musiques sans le savoir, métronomes qui martèlent le pavé de leur existence autrement importante, ils accordent quelques secondes de leur précieux temps à cet inconnu insignifiant, ils daignent lui accorder quelques secondes de leur attention. Ils sont magnanimes.

Et les plus généreux s’avancent et laissent tomber quelques ronds métalliques qui tintent quand leur chute se termine dans une boîte tout aussi métallique, une offrande à l’image du cœur de ces automates. Ils sont bien grands ces passants, ils ont fait une bonne action, ils ont à peine entendu et ils ont donné, ils sont bien bons et il leur est redevable, ce violoniste qui n’a apparemment rien de mieux à faire.

Sculpteur d’âme, sculpteur de cœur, de chagrin…toujours la même ritournelle, pourtant cette fois, ils étaient deux à voir le monde en couleur.

« Encadrement das loyers dans les villes d’Est-Ensemble



Les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil-sous-Bois, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville plafonnent les loyers des locations meublées et non meublées pour les baux signés à partir du 1er décembre.

De plus en plus de villes françaises adoptent l’encadrement des loyers. Neuf nouvelles communes de Seine-Saint-Denis, situées à l’est de Paris, appliquent ce dispositif aux loyers du parc privé depuis mercredi 1er décembre, a annoncé l’établissement public territorial Est Ensemble. L’encadrement des loyers était déjà entré en vigueur dans neuf autres communes du département il y a cinq mois.

Les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil-sous-Bois, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville plafonnent ainsi les loyers des locations meublées et non meublées pour les baux signés à partir du 1er décembre. L’objectif est de « mettre fin à une hausse trop importante des loyers sur le territoire », a déclaré Est Ensemble, territoire sur lequel vivent plus de 418 000 personnes…

 

« Le malaise social chez les pompiers », l’éditorial de Cédric Clérin.

On connaît la propension de nos gouvernants à vouloir minimiser, invisibiliser ou folkloriser les grèves afin de mieux les neutraliser. Il...