On ne sait que
choisir de la prose des commentateurs qui se saisissent des casseurs comme
d’une aubaine. Non qu’on sous-estime la gravité et l’ampleur des destructions
et des pillages de samedi et de dimanche, absolument condamnables.
Mais voici ce
qu’en tire l’éditorialiste et directeur des rédactions du Parisien,
Nicolas Charbonneau : « En quelques heures, toutes les règles et
les lois ont volé en éclats. La fragile pellicule démocratique qui nous permet
de vivre plus ou moins harmonieusement s’est déchirée. » Alors, les
Français, partout, « ont exprimé leur ras-le-bol et leur soutien aux
forces de l’ordre ».
Pour
l’éditorialiste du Figaro, « dans les flammes de cette journée
noire, c’est tout un système de valeurs qui est parti en fumée. Sous les
cendres, des décennies de lâcheté, de conformisme, d’aveuglement » et « les
nuances de socialisme qui nous gouvernent depuis quinze ans », ce
qui ne nous avait pas frappés.
L’ancien
nouveau philosophe gauchisant Pascal Bruckner en appelle à l’interdiction des
prochaines manifestations. Naufrage de la philosophie. 800 000 manifestants et de la colère populaire pacifique ? Où
ça ?

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