lundi 19 octobre 2026

« Du « Parisien » au « Figaro », les casseurs comme aubaine du discrédit », le billet de Maurice Ulrich.



On ne sait que choisir de la prose des commentateurs qui se saisissent des casseurs comme d’une aubaine. Non qu’on sous-estime la gravité et l’ampleur des destructions et des pillages de samedi et de dimanche, absolument condamnables.

Mais voici ce qu’en tire l’éditorialiste et directeur des rédactions du Parisien, Nicolas Charbonneau : « En quelques heures, toutes les règles et les lois ont volé en éclats. La fragile pellicule démocratique qui nous permet de vivre plus ou moins harmonieusement s’est déchirée. » Alors, les Français, partout, « ont exprimé leur ras-le-bol et leur soutien aux forces de l’ordre ».

Pour l’éditorialiste du Figaro, « dans les flammes de cette journée noire, c’est tout un système de valeurs qui est parti en fumée. Sous les cendres, des décennies de lâcheté, de conformisme, d’aveuglement » et « les nuances de socialisme qui nous gouvernent depuis quinze ans », ce qui ne nous avait pas frappés.

L’ancien nouveau philosophe gauchisant Pascal Bruckner en appelle à l’interdiction des prochaines manifestations. Naufrage de la philosophie. 800 000 manifestants et de la colère populaire pacifique ? Où ça ?

 

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