Mais d’où
Nicolas Charbonneau, le directeur de la rédaction du Parisien, tient-il
sa science et ses certitudes ? Ainsi, dimanche, dans son éditorial,
tançait-il sévèrement les élus qui promettent déjà de rejeter les économies
proposées dans le futur budget : « La censure est l’arme fatale de
ces résistants en peau de lapin et leur seule réponse au marasme. » Cela
quand « abaisser le niveau de la dette devrait pourtant relever du
consensus national ».
Cette année,
écrit-il, les intérêts versés à ce titre ont représenté 80 milliards
d’euros. « Avec une telle somme, on aurait pu construire 250 hôpitaux,
600 collèges ou lycées, 250 commissariats. »
Équipé de sa
calculette, Nicolas Charbonneau pourrait aussi nous dire ce que l’on
construirait avec les 60 milliards de
dividendes versés à leurs actionnaires par les grands groupes français en un
seul trimestre. Ou avec les
1 076 milliards des 500 premières fortunes de France cumulées, dont
les 130 milliards de son patron Bernard Arnault, propriétaire du Parisien.
Ça devrait bien relever d’un consensus national. Et pas en peau de lapin.

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