C’est l’avenir
pour le chef d’état-major de l’armée israélienne, Eyal Zamir, qui vient d’annoncer la création d’une
branche spéciale fondée sur l’utilisation de l’IA pour la généralisation des
actions de guerre autonomes et de manière indépendante.
Elle devrait
permettre « d’intensifier les activités opérationnelles sur le champ de
bataille sans risquer de vies humaines parmi les soldats »… Et sans
états d’âme ni culpabilité. Pas de sang sur les mains ou sur l’uniforme. C’est
pas moi, m’dame, c’est l’ordinateur qui a fait ça tout seul. C’est bon pour le
moral. Ce n’est pas totalement nouveau.
Le repérage de
cibles matérielles ou humaines avec des algorithmes a déjà quelques années. Il
s’agit juste d’un cap au-dessus, en toute innocence. La guerre totale sans
avoir l’air d’y toucher. Dans le documentaire Naza, primé et
acclamé à Venise, des soldats et officiers israéliens témoignent à visage
masqué de l’usage déjà de l’IA pour déterminer à l’avance et entre autres,
« le bon ratio » de victimes civiles dans les bombardements. Autant
laisser désormais l’IA faire tout le sale boulot.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire