Au voleur, au
feu, à l’assassin… Vincent Bolloré, selon des informations du Monde, a déposé le 21 mai une plainte sur la base de
l’article 450-1 du Code pénal, qui désigne l’« association de
malfaiteurs », contre des juges du tribunal de Paris qu’il accuse d’« entrave
à l’exercice de la justice », d’« abus d’autorité » et
de « manquement à la probité ».
Alors que son
groupe était poursuivi pour une affaire de
corruption au Togo – un soutien
politique à un futur président en échange de la gestion du port de Lomé –, au
travers de sa filiale Havas, le milliardaire, plaidant coupable pour son
groupe, avait obtenu du parquet national financier un accord en échange d’une
amende de 12 millions d’euros et d’un programme de mise en conformité légale.
En revanche la
juge avait refusé la partie le concernant directement : une simple amende
de 375 000 euros, « inadaptée au regard des circonstances de
l’infraction et de la personnalité de leur auteur », selon elle, et
elle a maintenu les poursuites. Il n’y a vraiment pas de justice pour les
coupables.

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