C’est ce qu’en
jargon de presse on appelle un marronnier, une information qui revient chaque
année à la même date : le mois de juillet pour le classement des 500 premières
fortunes de France par le magazine Challenges. Cette année,
il y avait un doute. Il se disait que ledit classement n’était pas du goût du
premier de la liste, Bernard Arnault, désormais propriétaire de la publication.
On croit bien
comprendre, alors, le sous-texte du directeur de la publication, Vincent
Beaufils, titré comme une blague : « Il n’est de richesse que
d’hommes. » Mais qu’est-ce qui fait, au fond, interroge-t-il, le
succès de ce numéro, de loin le plus vendu parmi tous ceux de Challenges ?
« Les mauvaises langues parleront de voyeurisme… Nous évoquerions
plutôt la réussite des entrepreneurs dans un monde où l’argent doit rester un
indicateur, un objet social qui sert la prospérité, mais aussi une matière
fiscale qui sert à équilibrer le système. » C’est, écrit-il encore, le
message « humaniste et réaliste » qui est « dans les
gènes de Challenges ». C’est bien ça, Bernard Arnault ?

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