On a un peu la
tête ailleurs mais on peut y revenir avec l’ouverture à Erevan, en Arménie, de
la COP17 sur la biodiversité. La canicule, les incendies géants, l’assèchement
des cours d’eau, la désertification, bref le réchauffement climatique
d’accord, mais quel rapport avec la survie des
espèces, dont l’Homo sapiens, ce qui nous concerne un peu, à laquelle la
conférence va se consacrer pendant dix jours ?
Aucun, sans
doute, pour la Commission européenne, dont on imagine que les pays membres ne
vont pas faillir aux déclarations vertueuses, qui vient de reporter d’au moins
un an la mise en œuvre des mesures visant à limiter les émissions de méthane,
répondant pour partie aux attentes des pétroliers.
La France s’est
ralliée à ce report voté par la droite, le centre et l’extrême droite, qui le
voulait même de trente mois. Ainsi, note un économiste, « la décision
de l’Europe devrait desserrer la contrainte sur les importateurs
d’hydrocarbures ». Pour information, l’impact du méthane sur
le réchauffement est quarante fois supérieur à celui du CO2.

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