C’est un
braquage. Le ministre du Travail est intervenu en chef de gang lundi matin dans
un entretien de l’Opinion : « Le régime prévoit un excédent
de 2,1 milliards d’euros en 2027, nous prélèverons donc cet excédent. »
Presque directement dans la poche des chômeurs, car ce régime, c’est celui de
l’Unédic, c’est-à-dire de l’assurance chômage.
Réaction de sa
direction qui s’est adressée à l’ensemble des députés et des sénateurs en
soulignant que cette prévision de 2,1 milliards n’était absolument pas
assurée, qu’au contraire le solde en question pourrait être divisé par deux.
En ce cas, les braqueurs du
gouvernement viendraient,
de fait, piquer un milliard à l’Unédic, ce qui aurait pour conséquence une
augmentation de sa dette avec l’obligation de contracter de nouveaux emprunts
auprès des marchés financiers.
Cela quand la
décision a déjà été prise de faire passer de 18 à 15 mois l’indemnisation des
salariés de moins de 55 ans en cas de rupture conventionnelle. Braquage de
l’Unédic, racket des retraités… Les plus modestes n’ont pas beaucoup d’argent
mais ils sont nombreux.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire