« Et si nous écoutions vraiment nos prix Nobel », suggérait dans Le Figaro de mercredi la
chroniqueuse Bertille Bayart. Mais les bons. Pas Esther Duflo, qui, en 2024, soutenait le programme du Nouveau Front
populaire, ou Paul Krugman et Joseph Stiglitz, qui, avec Esther Duflo et quatre
autres nobels, ont publié dans le
Monde une tribune soutenant la
taxation des plus fortunés.
Non, mais
Philippe Aghion, par exemple, qui mettait en garde contre l’emballement de la
dette et dénonçait les programmes des « extrêmes » dans la
Tribune dimanche, dont l’éditorial de Bruno Jeudy invitait à « écouter
ceux qui savent », économistes, démographes, chefs d’entreprise. Et
donc Philippe Aghion, avec un entretien sur deux pages où il nous
expliquait que « l’annulation de la dette équivaut à
l’hydroxychloroquine vantée par le professeur Raoult pour soigner le
Covid ».
Cela quand les
politiques promettent n’importe quoi et que chacun se rêve en « Merlin
l’enchanteur ». Une question tout de même, à la Fête de l’Humanité par
exemple, pour nous qui ne savons rien. De quel super-savoir est doté Bruno Jeudy pour connaître ceux qui savent ?

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