Bernard-Henri Lévy raconte sa vie. 864 pages. Mémoires provisoires, c’est
le titre du volume publié par Olivier Nora. Pour Le Point, où il a sa
chronique hebdomadaire, ça mérite bien toute la une et dix pages. « À
78 ans, la silhouette reste la même, celle d’un baroudeur en mocassins »…
Bien cirés les mocassins.
J’ai passé ma
vie, dit-il, « avec l’idée qu’on peut changer le monde (…) et que
quelques volontés libres peuvent faire basculer le cours des choses ».
Car il a une « vision héroïque de l’histoire » : le grand
poète anglais Byron, mort en 1824 « au secours des Grecs asservis par
les Turcs, plutôt que Marx nous serinant que ce sont les masses qui font bouger
les choses ».
Et on l’a vu
souvent en photo, en chemise blanche et costume noir de la maison Charvet,
place Vendôme, sur des théâtres de guerre. Il est même allé en 2024 rencontrer Benyamin Netanyahou. « Ce n’est pas le démon qu’on dit et je suis
convaincu qu’il est sincère dans sa façon de vouloir défendre son pays »…

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