lundi 28 septembre 2026

« Le silence de la mer », l’éditorial de Sébastien Crépel.



Les forces progressistes avaient pour objectif de ne pas perdre de plumes dans ces élections et de maintenir leurs groupes politiques respectifs en l’état.

Malgré la multiplication des listes, la gauche sort de ces élections sénatoriales avec un certain soulagement. Avec l’absence d’accord national pour présenter des listes d’union – au profit d’alliances locales PS, Écologistes, PCF, au cas par cas – l’enjeu, pour les différentes forces progressistes, était simple : limiter les pertes au sein des différents groupes de la Chambre haute. Pour le Parti socialiste, un autre objectif supplémentaire était sur la table : se maintenir comme la deuxième force politique du Sénat avec 64 sénateurs, devant le groupe Union centriste qui, avec ses 59 membres, était bien décidé à lui ravir cette place.

Avec quatre sièges sur 18 remis en jeu, le groupe communiste républicain citoyen et écologiste-Kanaky (CRCE-K) jouait une partie de son influence au sein de la Chambre haute. Et la conservera, les quatre sortants communistes – Céline Brulin en Seine-Maritime, Jérémy Bacchi dans les Bouches-du-Rhône, Gérard Lahellec dans les Côtes-d’Armor et Marie-Claude Varaillas en Dordogne (élue au 1er tour) – étant réélus dans leur département respectif.

En Seine-Maritime toujours, le socialiste Bastien Coriton, à la tête d’une liste d’union de gauche, conserve le siège laissé vacant par le PS Didier Marie. Dans les Côtes-d’Armor, la mécanique de l’union a également permis à la socialiste sortante Annie Le Houérou de repartir pour un nouveau mandat.

Dans la Creuse, le sénateur PS Jean-Jacques Lozach a, lui, été réélu assez largement, avec 57,23 % des suffrages exprimés dès le premier tour malgré plusieurs listes de gauche concurrentes (LFI, PRG, Écologistes). Le groupe écologiste, avec sept sièges remis en jeu sur un total de 16 membres, a vu réélire dès le premier tour le sortant Daniel Salmon en Ille-et-Vilaine et Mélanie Vogel pour les Français établis hors de France. Dans les Bouches-du-Rhône, Guy Benarroche, en troisième position sur la liste emmenée par Jérémy Bacchi, conserve également son siège. De quoi laisser l’espoir aux écologistes de garder un groupe au Sénat.

La France Insoumise, elle, avait des ambitions beaucoup plus modestes, puisque seul un siège semblait à sa portée dans le Rhône, malgré l’absence d’accord avec les Écologistes. Un pari qui serait réussi avec l’élection de Gabriel Amard, selon des résultats qui n’étaient pas encore définitifs.

 

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