samedi 17 septembre 2022

𝙎𝙚𝙘𝙤𝙣𝙙 𝙦𝙪𝙞𝙣𝙦𝙪𝙚𝙣𝙣𝙖𝙩 : « 𝘿𝙖𝙣𝙜𝙚𝙧𝙨 ! »

 


𝙅’𝙖𝙞 𝙨𝙤𝙪𝙫𝙚𝙣𝙩 𝙚́𝙫𝙤𝙦𝙪𝙚́ 𝙖𝙣𝙨 𝙢𝙚𝙨 𝙚́𝙘𝙧𝙞𝙩𝙨 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙚nt 𝙡𝙚 𝙦𝙪𝙞𝙣𝙦𝙪𝙚𝙣𝙣𝙖𝙩 𝙖𝙫𝙖𝙞𝙩 𝙥𝙧𝙤𝙛𝙤𝙣𝙙𝙚́𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙩𝙧𝙖𝙣𝙨𝙛𝙤𝙧𝙢𝙚́ 𝙡𝙖 𝙣𝙖𝙩𝙪𝙧𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙞𝙣𝙨𝙩𝙞𝙩𝙪𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨, 𝙧𝙚𝙣𝙛𝙤𝙧𝙘̧𝙖𝙣𝙩 𝙪𝙣 𝙥𝙧𝙚́𝙨𝙞𝙙𝙚𝙣𝙩𝙞𝙖𝙡𝙞𝙨𝙢𝙚 𝙚́𝙘𝙝𝙚𝙫𝙚𝙡𝙚́ 𝙣𝙚 𝙛𝙖𝙞𝙨𝙖𝙣𝙩 𝙦𝙪’𝙖𝙜𝙜𝙧𝙖𝙫𝙚𝙧 𝙡𝙖 𝙘𝙧𝙞𝙨𝙚 𝙥𝙤𝙡𝙞𝙩𝙞𝙦𝙪𝙚. 𝙇𝙚 𝙥𝙖𝙧𝙩𝙞 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙪𝙣𝙞𝙨𝙩𝙚 𝙖𝙫𝙖𝙞𝙩 𝙙𝙚́𝙣𝙤𝙣𝙘𝙚́ 𝙡𝙚𝙨 𝙙𝙖𝙣𝙜𝙚𝙧𝙨 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙢𝙞𝙨𝙚 𝙚𝙣 𝙥𝙡𝙖𝙘𝙚 𝙙’𝙪𝙣 𝙦𝙪𝙞𝙣𝙦𝙪𝙚𝙣𝙣𝙖𝙩 « 𝙨𝙚𝙘 », 𝙨𝙖𝙣𝙨 𝙢𝙤𝙙𝙞𝙛𝙞𝙘𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙩𝙞𝙩𝙪𝙩𝙞𝙤𝙣, 𝙡𝙚 𝙧𝙚𝙣𝙛𝙤𝙧𝙘𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙥𝙧𝙚́𝙙𝙤𝙢𝙞𝙣𝙖𝙣𝙘𝙚 𝙥𝙧𝙚́𝙨𝙞𝙙𝙚𝙣𝙩𝙞𝙚𝙡𝙡𝙚, 𝙡’𝙖𝙩𝙧𝙤𝙥𝙝𝙞𝙚 𝙪 𝙧𝙤̂𝙡𝙚 𝙙𝙪 𝙥𝙖𝙧𝙡𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩, 𝙢𝙖𝙞𝙨 𝙨𝙪𝙧𝙩𝙤𝙪𝙩 𝙪𝙣𝙚 𝙖𝙘𝙘𝙚𝙣𝙩𝙪𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙗𝙞𝙥𝙤𝙡𝙖𝙧𝙞𝙨𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙫𝙞𝙚 𝙥𝙤𝙡𝙞𝙩𝙞𝙦𝙪𝙚.

𝙈𝙖𝙞𝙨 𝙖𝙫𝙚𝙘 𝙡’𝙚́𝙡𝙚𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙’𝙀𝙢𝙢𝙖𝙣𝙪𝙚𝙡 𝙈𝙖𝙘𝙧𝙤𝙣 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙪𝙣 𝙨𝙚𝙘𝙤𝙣𝙙 𝙢𝙖𝙣𝙙𝙖𝙩, 𝙣𝙤𝙪𝙨 𝙨𝙤𝙢𝙢𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙣𝙛𝙧𝙤𝙣𝙩𝙚́𝙨 𝙖̀ 𝙪𝙣𝙚 𝙨𝙞𝙩𝙪𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙞𝙣𝙘𝙤𝙣𝙣𝙪𝙚 𝙙𝙚𝙥𝙪𝙞𝙨 20 𝙖𝙣𝙨. 𝙎𝙖𝙧𝙠𝙤𝙯𝙮 𝙚𝙩 𝙃𝙤𝙡𝙡𝙖𝙣𝙙𝙚 𝙣’𝙖𝙫𝙖𝙞𝙚𝙣𝙩 𝙚́𝙩𝙚́ 𝙚́𝙡𝙪𝙨 𝙦𝙪𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 5 𝙖𝙣𝙨. 𝙄𝙡 𝙛𝙖𝙪𝙩 𝙧𝙚𝙢𝙤𝙣𝙩𝙚𝙧 𝙖̀ 𝙅𝙖𝙘𝙦𝙪𝙚𝙨 𝘾𝙝𝙞𝙧𝙖𝙘 𝙖𝙫𝙚𝙘 𝙪𝙣 𝙨𝙚𝙥𝙩𝙚𝙣𝙣𝙖𝙩 𝙚𝙩 𝙪𝙣 𝙦𝙪𝙞𝙣𝙦𝙪𝙚𝙣𝙣𝙖𝙩. 𝘾’𝙚́𝙩𝙖𝙞𝙩 𝙪𝙣𝙚 𝙖𝙪𝙩𝙧𝙚 𝙚́𝙥𝙤𝙦𝙪𝙚. 𝘼𝙪 𝙨𝙚𝙧𝙫𝙞𝙘𝙚 𝙙𝙪 𝙘𝙖𝙥𝙞𝙩𝙖𝙡 𝙘𝙤𝙣𝙩𝙧𝙚 𝙡𝙚 𝙩𝙧𝙖𝙫𝙖𝙞𝙡 𝙚𝙩 𝙡𝙚𝙨 𝙞𝙣𝙩𝙚́𝙧𝙚̂𝙩𝙨 𝙙𝙪 𝙥𝙖𝙮𝙨, 𝙩𝙚𝙡𝙨 𝙨𝙤𝙣𝙩 𝙡𝙚𝙨 𝙘𝙝𝙤𝙞𝙭 𝙥𝙤𝙡𝙞𝙩𝙞𝙦𝙪𝙚𝙨 𝙦𝙪𝙞 𝙤𝙣𝙩 𝙚́𝙢𝙖𝙞𝙡𝙡𝙚́ l𝙚𝙨 𝙘𝙞𝙣𝙦 𝙙𝙚𝙧𝙣𝙞𝙚̀𝙧𝙚𝙨 𝙖𝙣𝙣𝙚́𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙈𝙖𝙘𝙧𝙤𝙣 1𝙚𝙧. 𝙀𝙡𝙡𝙚𝙨 𝙤𝙣𝙩 𝙛𝙖𝙞𝙩 𝙡𝙚𝙪𝙧 œ𝙪𝙫𝙧𝙚. 𝘾𝙚𝙥𝙚𝙣𝙙𝙖𝙣𝙩, 𝙥𝙚𝙣𝙨𝙖𝙣𝙩 𝙖̀ 𝙨𝙤𝙣 𝙧𝙚́𝙚́𝙡𝙚𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣, 𝙞𝙡 𝙖 𝙙𝙪̂ 𝙥𝙖𝙧𝙛𝙤𝙞𝙨 𝙢𝙖𝙣œ𝙪𝙫𝙧𝙚𝙧 𝙚𝙣 𝙧𝙚𝙘𝙪𝙡, 𝙖̀ 𝙘𝙖𝙪𝙨𝙚 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙘𝙧𝙞𝙨𝙚 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝘾𝙤𝙫𝙞𝙙, 𝙙𝙚𝙨 𝙡𝙪𝙩𝙩𝙚𝙨 𝙚𝙩  𝙙𝙪 𝙢𝙤𝙪𝙫𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙙𝙚𝙨 𝙜𝙞𝙡𝙚𝙩𝙨 𝙟𝙖𝙪𝙣𝙚𝙨, 𝙥𝙖𝙧 𝙚𝙭𝙚𝙢𝙥𝙡𝙚.

𝙄𝙡 𝙘𝙤𝙣𝙫𝙞𝙚𝙣𝙩 𝙙𝙚 𝙢𝙚𝙨𝙪𝙧𝙚𝙧 𝙡𝙚 𝙩𝙚𝙧𝙧𝙞𝙗𝙡𝙚 𝙥𝙞𝙚̀𝙜𝙚 𝙦𝙪𝙚 𝙧𝙚𝙥𝙧𝙚́𝙨𝙚𝙣𝙩𝙚 𝙘𝙚 𝙨𝙚𝙘𝙤𝙣𝙙 𝙦𝙪𝙞𝙣𝙦𝙪𝙚𝙣𝙣𝙖𝙩. 𝙇𝙚 𝙥𝙧𝙚́𝙨𝙞𝙙𝙚𝙣𝙩 𝙙𝙚𝙨 𝙧𝙞𝙘𝙝𝙚𝙨 𝙣𝙚 𝙥𝙚𝙣𝙨𝙚 𝙥𝙡𝙪𝙨 𝙖𝙪 𝙘𝙤𝙪𝙥 𝙙’𝙖𝙥𝙧𝙚̀𝙨. 𝙀𝙣 𝙥𝙧𝙚́𝙧𝙚𝙩𝙧𝙖𝙞𝙩𝙚, 𝙞𝙡 𝙥𝙤𝙪𝙧𝙧𝙖𝙞𝙩 𝙩𝙚𝙧𝙢𝙞𝙣𝙚𝙧 𝙥𝙚𝙞𝙣𝙖𝙧𝙙 𝙡𝙚𝙨 𝙘𝙞𝙣𝙦 𝙖𝙣𝙣𝙚́𝙚𝙨 𝙦𝙪𝙞 𝙨𝙤𝙣𝙩 𝙙𝙚𝙫𝙖𝙣𝙩 𝙡𝙪𝙞 𝙚𝙩 𝙖𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙨𝙚𝙪𝙡 𝙨𝙤𝙪𝙘𝙞, 𝙡𝙖 𝙩𝙧𝙖𝙘𝙚 𝙦𝙪’𝙞𝙡 𝙥𝙚𝙪𝙩 𝙡𝙖𝙞𝙨𝙨𝙚𝙧 𝙖𝙥𝙧𝙚̀𝙨 𝙙𝙞𝙭 𝙖𝙣𝙣𝙚́𝙚𝙨 𝙙’𝙪𝙣 𝙥𝙤𝙪𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙨𝙤𝙡𝙞𝙩𝙖𝙞𝙧𝙚. 𝘾𝙚 𝙣’𝙚𝙨𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙘𝙚 𝙦𝙪𝙞 𝙨𝙚 𝙙𝙚𝙨𝙨𝙞𝙣𝙚. 𝙄𝙡 𝙥𝙤𝙪𝙧𝙧𝙖𝙞𝙩 𝙩𝙤𝙪𝙩 𝙨𝙚 𝙥𝙚𝙧𝙢𝙚𝙩𝙩𝙧𝙚, 𝙥𝙖𝙨𝙨𝙚𝙧 𝙚𝙣 𝙛𝙤𝙧𝙘𝙚 ! 𝙊𝙣 𝙡𝙚 𝙫𝙤𝙞𝙩, 𝙖𝙥𝙧𝙚̀𝙨 𝙨𝙚𝙨 𝙙𝙚𝙧𝙣𝙞𝙚̀𝙧𝙚𝙨 𝙙𝙚́𝙘𝙡𝙖𝙧𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨. 𝘼𝙨𝙨𝙪𝙧𝙖𝙣𝙘𝙚 𝙘𝙝𝙤̂𝙢𝙖𝙜𝙚, 𝙧𝙚́𝙛𝙤𝙧𝙢𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙧𝙚𝙩𝙧𝙖𝙞𝙩𝙚𝙨 𝙖𝙪 𝙥𝙖𝙨 𝙙𝙚 𝙘𝙝𝙖𝙧𝙜𝙚, 𝙪𝙣 𝙫𝙤𝙩𝙚 𝙙𝙪 𝙗𝙪𝙙𝙜𝙚𝙩 2023 𝙖𝙫𝙚𝙘 𝙡𝙚 49/3 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙡𝙖 𝙢𝙪𝙨𝙚𝙩𝙩𝙚. 𝙄𝙡 𝙨𝙚𝙢𝙗𝙡𝙚 𝙥𝙧𝙚̂𝙩 𝙖̀ 𝙧𝙚𝙡𝙖𝙣𝙘𝙚𝙧 𝙡𝙖 𝙢𝙖𝙘𝙝𝙞𝙣𝙚 𝙖̀ « 𝙧𝙚́𝙛𝙤𝙧𝙢𝙚𝙧 », 𝙖𝙫𝙚𝙘 𝙨𝙤𝙣 𝙘𝙤𝙧𝙩𝙚̀𝙜𝙚 𝙙𝙚 𝙨𝙤𝙪𝙛𝙛𝙧𝙖𝙣𝙘𝙚𝙨, 𝙙𝙚 𝙢𝙖𝙡-𝙫𝙞𝙚, 𝙙’𝙖𝙣𝙜𝙤𝙞𝙨𝙨𝙚𝙨, 𝙙𝙚 𝙙𝙤𝙪𝙡𝙚𝙪𝙧𝙨, 𝙡𝙚𝙨 𝙫𝙞𝙤𝙡𝙚𝙣𝙘𝙚𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙡𝙚 𝙢𝙤𝙣𝙙𝙚 𝙙𝙪 𝙩𝙧𝙖𝙫𝙖𝙞𝙡 𝙚𝙩 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙘𝙧𝙚́𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣. 𝘼𝙥𝙧𝙚̀𝙨 𝙢𝙤𝙞 𝙡𝙚 𝙙𝙚́𝙡𝙪𝙜𝙚 𝙨𝙚𝙧𝙖𝙞𝙩-elle 𝙡𝙖 𝙫𝙤𝙞𝙚 𝙘𝙝𝙤𝙞𝙨𝙞𝙚 𝙥𝙖𝙧 𝙡’𝙞𝙣𝙫𝙚𝙣𝙩𝙚𝙪𝙧 𝙙𝙚𝙨 « 𝙥𝙧𝙚𝙢𝙞𝙚𝙧𝙨 𝙙𝙚 𝙘𝙤𝙧𝙙𝙚́𝙚𝙨 » ?  𝙎𝙚𝙧𝙖-𝙩-𝙞𝙡 𝙘𝙚𝙡𝙪𝙞 𝙦𝙪𝙞 𝙖𝙪𝙧𝙖 𝙡𝙞𝙫𝙧𝙚́ 𝙡𝙚𝙨 𝙘𝙡𝙚𝙛𝙨 𝙙𝙪 𝙥𝙖𝙮𝙨 𝙖𝙪𝙭 𝙝𝙤𝙧𝙙𝙚𝙨 𝙡𝙚𝙥𝙚́𝙣𝙞𝙨𝙩𝙚𝙨 ?

𝙇’𝙖𝙛𝙛𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙚𝙨𝙩 𝙨𝙚́𝙧𝙞𝙚𝙪𝙨𝙚. 𝙈𝙖𝙞𝙨 𝙧𝙞𝙚𝙣 𝙣’𝙚𝙨𝙩 𝙣’𝙚́𝙘𝙧𝙞𝙩, 𝙛𝙤𝙧𝙩 𝙝𝙚𝙪𝙧𝙚𝙪𝙨𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩. 𝙏𝙤𝙪𝙩 𝙙𝙚́𝙥𝙚𝙣𝙙𝙧𝙖 𝙙𝙚𝙨 𝙡𝙪𝙩𝙩𝙚𝙨 𝙪𝙣𝙞𝙚𝙨, 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙥𝙪𝙞𝙨𝙨𝙖𝙣𝙘𝙚 𝙙𝙪 𝙢𝙤𝙪𝙫𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙥𝙤𝙥𝙪𝙡𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙛𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙚́𝙘𝙝𝙚𝙘 𝙖𝙪𝙭 𝙢𝙖𝙪𝙫𝙖𝙞𝙨 𝙘𝙤𝙪𝙥𝙨, 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙘𝙧𝙚́𝙚𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙣𝙙𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙙𝙚 𝙧𝙖𝙨𝙨𝙚𝙢𝙗𝙡𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩𝙨 𝙢𝙖𝙟𝙤𝙧𝙞𝙩𝙖𝙞𝙧𝙚𝙨 𝙚𝙣 𝙛𝙖𝙫𝙚𝙪𝙧 𝙙𝙚 𝙡’𝙖𝙪𝙜𝙢𝙚𝙣𝙩𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚𝙨 𝙨𝙖𝙡𝙖𝙞𝙧𝙚𝙨, 𝙙𝙚𝙨 𝙥𝙚𝙣𝙨𝙞𝙤𝙣𝙨, 𝙙𝙚 𝙩𝙤𝙪𝙩𝙚𝙨 𝙡𝙚𝙨 𝙥𝙧𝙤𝙩𝙚𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙨𝙤𝙘𝙞𝙖𝙡𝙚𝙨, 𝙛𝙖𝙘𝙚 𝙖̀ 𝙡’𝙞𝙣𝙛𝙡𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙜𝙖𝙡𝙤𝙥𝙖𝙣𝙩𝙚, 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙧𝙚𝙩𝙧𝙖𝙞𝙩𝙚 𝙖̀ 𝙨𝙤𝙞𝙭𝙖𝙣𝙩𝙚 𝙖𝙣𝙨. 𝙁𝙖𝙞𝙩 𝙣𝙤𝙪𝙫𝙚𝙖𝙪, 𝙣𝙤𝙪𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙫𝙤𝙣𝙨 𝙘𝙤𝙢𝙥𝙩𝙚𝙧 𝙨𝙪𝙧 𝙙𝙚𝙨 𝙙𝙚́𝙥𝙪𝙩𝙚́.𝙚.𝙨 𝙚𝙣 𝙥𝙡𝙪𝙨 𝙜𝙧𝙖𝙣𝙙 𝙣𝙤𝙢𝙗𝙧𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙥𝙤𝙧𝙩𝙚𝙧 𝙘𝙚𝙨 𝙥𝙧𝙤𝙥𝙤𝙨𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨. 𝘾𝙤𝙢𝙢𝙪𝙣𝙞𝙨𝙩𝙚𝙨, 𝙞𝙣𝙨𝙤𝙪𝙢𝙞𝙨, 𝙨𝙤𝙘𝙞𝙖𝙡𝙞𝙨𝙩𝙚𝙨 𝙚𝙩 𝙚́𝙘𝙤𝙡𝙤𝙜𝙞𝙨𝙩𝙚𝙨, 𝙚́𝙡𝙪.𝙚.𝙨 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙉𝙤𝙪𝙫𝙚𝙡𝙡𝙚 𝙐𝙣𝙞𝙤𝙣 𝙋𝙤𝙥𝙪𝙡𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙀́𝙘𝙤𝙡𝙤𝙜𝙞𝙨𝙩𝙚 𝙚𝙩 𝙎𝙤𝙘𝙞𝙖𝙡𝙚. 𝙇𝙚𝙨 𝙥𝙖𝙧𝙡𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩𝙖𝙞𝙧𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙪𝙣𝙞𝙨𝙩𝙚𝙨, 𝙣𝙤𝙪𝙧𝙧𝙞𝙨 𝙥𝙖𝙧 𝙡𝙚𝙪𝙧 𝙚𝙭𝙥𝙚́𝙧𝙞𝙚𝙣𝙘𝙚 𝙮 𝙖𝙥𝙥𝙤𝙧𝙩𝙚𝙧𝙤𝙣𝙩 𝙪𝙣𝙚 𝙧𝙞𝙘𝙝𝙚 𝙘𝙤𝙣𝙩𝙧𝙞𝙗𝙪𝙩𝙞𝙤𝙣.

𝙍𝙚𝙨𝙩𝙤𝙣𝙨 𝙘𝙚𝙥𝙚𝙣𝙙𝙖𝙣𝙩 𝙡𝙪𝙘𝙞𝙙𝙚𝙨. 𝙏𝙤𝙪𝙩 𝙙𝙚́𝙥𝙚𝙣𝙙𝙧𝙖 𝙙𝙚𝙨 𝙡𝙪𝙩𝙩𝙚𝙨, 𝙙𝙚𝙨 𝙖𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙪𝙣𝙞𝙚𝙨 𝙡𝙚𝙨 𝙥𝙡𝙪𝙨 𝙙𝙞𝙫𝙚𝙧𝙨𝙚𝙨, 𝙙𝙚𝙨 𝙢𝙤𝙪𝙫𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩𝙨, 𝙙𝙚𝙨 𝙧𝙖𝙨𝙨𝙚𝙢𝙗𝙡𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩𝙨 𝙟𝙪𝙨𝙦𝙪’𝙖̀ 𝙙𝙚𝙫𝙚𝙣𝙞𝙧 𝙢𝙖𝙟𝙤𝙧𝙞𝙩𝙖𝙞𝙧𝙚𝙨 𝙦𝙪𝙚 𝙨𝙖𝙪𝙧𝙤𝙣𝙩 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙩𝙧𝙪𝙞𝙧𝙚 𝙢𝙞𝙡𝙞𝙩𝙖𝙣𝙩𝙨 𝙨𝙮𝙣𝙙𝙞𝙘𝙖𝙡𝙞𝙨𝙩𝙚𝙨, 𝙖𝙨𝙨𝙤𝙘𝙞𝙖𝙩𝙞𝙛𝙨, 𝙥𝙤𝙡𝙞𝙩𝙞𝙦𝙪𝙚𝙨 𝙚𝙩 𝙘𝙞𝙩𝙤𝙮𝙚𝙣𝙨. 𝙀𝙩 𝙞𝙡 𝙮 𝙖 𝙪𝙧𝙜𝙚𝙣𝙘𝙚 ! 𝘾’𝙚𝙨𝙩 𝙙𝙞𝙧𝙚 𝙡’𝙞𝙢𝙥𝙤𝙧𝙩𝙖𝙣𝙘𝙚 𝙦𝙪𝙚 𝙧𝙚𝙫𝙚̂𝙩𝙚𝙣𝙩 𝙡𝙚𝙨 𝙟𝙤𝙪𝙧𝙣𝙚́𝙚𝙨 𝙙’𝙖𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚𝙨 22 𝙚𝙩 29 𝙨𝙚𝙥𝙩𝙚𝙢𝙗𝙧𝙚 𝙖̀ 𝙡’𝙖𝙥𝙥𝙚𝙡 𝙙𝙚𝙨 𝙤𝙧𝙜𝙖𝙣𝙞𝙨𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙨𝙮𝙣𝙙𝙞𝙘𝙖𝙡𝙚𝙨. 𝙀𝙡𝙡𝙚𝙨 𝙙𝙤𝙣𝙣𝙚𝙧𝙤𝙣𝙩 𝙡𝙚 « 𝙡𝙖 » 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙡𝙖 𝙨𝙪𝙞𝙩𝙚. 𝘾𝙖𝙧 𝙞𝙡 𝙮 𝙖𝙪𝙧𝙖 𝙪𝙣𝙚 𝙨𝙪𝙞𝙩𝙚. 𝙋𝙤𝙪𝙧 𝙪𝙣𝙚 𝙜𝙧𝙖𝙣𝙙𝙚 𝙥𝙖𝙧𝙩 𝙡𝙚 𝙢𝙤𝙪𝙫𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙥𝙤𝙥𝙪𝙡𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙨𝙚𝙧𝙖 𝙙’𝙖𝙪𝙩𝙖𝙣𝙩 𝙥𝙡𝙪𝙨 𝙛𝙤𝙧𝙩 𝙚𝙩 𝙥𝙡𝙪𝙨 𝙡𝙖𝙧𝙜𝙚 𝙨𝙞 𝙡𝙚𝙨 𝙛𝙤𝙧𝙢𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙙𝙚 𝙜𝙖𝙪𝙘𝙝𝙚, 𝙣𝙤𝙩𝙖𝙢𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙙𝙪 𝙥𝙖𝙧𝙩𝙞 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙪𝙣𝙞𝙨𝙩𝙚, 𝙨𝙖𝙫𝙚𝙣𝙩 𝙛𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙥𝙧𝙚𝙪𝙫𝙚 𝙙𝙚 𝙘𝙧𝙚́𝙖𝙩𝙞𝙫𝙞𝙩𝙚́, 𝙙’𝙞𝙣𝙫𝙚𝙣𝙩𝙞𝙫𝙞𝙩𝙚́ 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙡𝙚𝙪𝙧𝙨 𝙥𝙧𝙤𝙥𝙤𝙨𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙙’𝙖𝙡𝙩𝙚𝙧𝙣𝙖𝙩𝙞𝙫𝙚𝙨 𝙖𝙪 𝙘𝙖𝙥𝙞𝙩𝙖𝙡𝙞𝙨𝙢𝙚 𝙥𝙧𝙚́𝙙𝙖𝙩𝙚𝙪𝙧.

 


 𝑫𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒓𝒖𝒆 𝒊𝒍 𝒚 𝒂 𝒅𝒆𝒔 𝒇𝒆̂𝒕𝒆𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒔𝒆 𝒑𝒓𝒆́𝒑𝒂𝒓𝒆𝒏𝒕

𝑫𝒆𝒔 𝒆́𝒕𝒖𝒅𝒊𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒂𝒖𝒙 𝒗𝒊𝒔𝒂𝒈𝒆𝒔 𝒅’𝒆́𝒕𝒆𝒓𝒏𝒊𝒕𝒆́

𝑫𝒆𝒔 𝒔𝒊𝒍𝒉𝒐𝒖𝒆𝒕𝒕𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒑𝒂𝒔𝒔𝒂𝒈𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒄𝒉𝒆𝒓𝒄𝒉𝒆𝒏𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒈𝒂𝒓𝒆

𝑫𝒆𝒔 𝒓𝒆𝒏𝒅𝒆𝒛-𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒎𝒂𝒏𝒒𝒖𝒆́𝒔 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒖𝒏𝒆 𝒓𝒖𝒆 𝒅𝒆́𝒔𝒆𝒓𝒕𝒆́𝒆

𝑫𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒓𝒖𝒆, 𝒊𝒍 𝒚 𝒂 𝒍’𝒆́𝒄𝒉𝒐 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒗𝒆́𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒓𝒆́𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆

𝑹𝒂𝒑𝒑𝒆𝒍𝒂𝒏𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒍’𝒉𝒊𝒔𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝒔’𝒆́𝒄𝒓𝒊𝒕 𝒑𝒂𝒓𝒇𝒐𝒊𝒔 𝒊𝒄𝒊

𝑷𝒂𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒉𝒐𝒎𝒎𝒆𝒔 𝒓𝒆𝒇𝒖𝒔𝒂𝒏𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒍’𝒐𝒓𝒅𝒓𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒃𝒂̂𝒊𝒍𝒍𝒐𝒏𝒏𝒆

𝑸𝒖𝒊 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒍𝒊𝒃𝒆𝒓𝒕𝒆́ 𝒐𝒏𝒕 𝒔𝒂𝒄𝒓𝒊𝒇𝒊𝒆́ 𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒗𝒊𝒆

𝑫𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒓𝒖𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒔𝒕𝒊𝒏𝒔 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒕𝒓𝒂𝒏𝒔𝒑𝒐𝒓𝒕𝒔 𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒄𝒔

𝑽𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆𝒏𝒕 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒍𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒃𝒍𝒆̀𝒎𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒏𝒆 𝒔𝒆 𝒑𝒂𝒓𝒍𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒂𝒔

𝑼𝒏 𝒑𝒆𝒖 𝒅’𝒉𝒖𝒎𝒂𝒏𝒊𝒕𝒆́ 𝒔𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒅 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝒕𝒓𝒂𝒇𝒊𝒄

𝑶𝒏 𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒂𝒓𝒇𝒐𝒊𝒔 𝒕𝒓𝒆̀𝒔 𝒔𝒆𝒖𝒍 𝒒𝒖𝒂𝒏𝒅 𝒍𝒆𝒔 𝒂𝒖𝒕𝒓𝒆𝒔 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒍𝒂̀

𝑫𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒓𝒖𝒆 𝒊𝒍 𝒚 𝒂 𝒅𝒆𝒔 𝒃𝒐𝒏𝒉𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒗𝒊𝒔𝒐𝒊𝒓𝒆𝒔

𝑫𝒆𝒔 𝒄𝒉𝒂𝒏𝒕𝒔, 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒎𝒖𝒔𝒊𝒒𝒖𝒆, 𝒅𝒆 𝒍’𝒂𝒎𝒐𝒖𝒓 𝒆𝒏 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒂𝒈𝒆

𝑬𝒕 𝒍𝒐𝒓𝒔𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆 𝒑𝒐𝒆̀𝒕𝒆 𝒆𝒏 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒔𝒐𝒏 𝒕𝒆𝒓𝒓𝒊𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆

𝑳𝒂 𝒏𝒖𝒊𝒕 𝒅𝒆𝒗𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒃𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒆𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒉𝒐𝒎𝒎𝒆𝒔 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒔𝒂𝒈𝒆𝒔

mercredi 14 septembre 2022

Nouvelle : « Chercher sa branche » !



Il est un arbre, au tronc parfait, lisse et tout droit. J’ai grimpé jusqu’à la première branche. Sur l’écorce a été gravée cette phrase : « Peu sont les élus qui ont pu lire ce message, si vous êtes parvenus jusqu’ici c’est déjà une chance, il reste du chemin, sachez choisir le bon. J‘y suis, je pensais donc naïvement avoir tout compris, je pensais avoir suffisamment vécu, être parvenu au terme du voyage et avoir trouvé enfin la vérité. Un tronc lisse est difficile à gravir, il y a peu d’aspérités où se raccrocher mais j’y suis. Ce fût un dur combat contre moi-même, contre un mur d’indifférence, où les prises sont dissimulées et si peu évidentes que la quête est de tous les instants. Le tronc est droit mais le sentier est tortueux. En atteignant cette première ramification, la ramure riche et accueillante semble ouvrir un passage parfait, avec tant de prises qu’il paraît facile de gravir une à une les marches. Mais là le doute s’insinue, quel chemin prendre dans ce labyrinthe de voies, toutes alléchantes ? Il faut alors faire un choix, ce choix que l’on croit être le bon, ce choix qui mènera tout en haut vers la cime sans égratignure et sans peine. Parfois on donne à profusion, conseils de chemins à suivre, il est si convaincant qu’il est difficile de ne pas croire en ses recommandations. Naïveté ! La branche que l’on a choisie rompt sous le poids de ses propres fautes. Parce que son itinéraire est différent et que chacun doit suivre le sien. Il suffit de redescendre s’empresse-t-on de sourire ! L’espoir est un moteur efficace, peut-être ! Mais il n’en est rien, une branche cassée ne se reconstruit pas, elle cicatrise parfois, mais interdit tout retour en arrière. Alors on entame une rude ascension à travers les embûches, les nœuds perfides et les rencontres fortuites : « J’ai cette expérience de l’arbre, croyez-moi ne prenez pas cette avenue, elle est sans issue ! » Mais cette fois on ne croit pas en l’avertissement et l’on suit aveuglément l’artère ouverte devant soi. La lueur qui provient du bout du tunnel feuillu, attire, les couleurs chatoyantes des décors enchantent, les voix des âmes croisées sont gaies, rieuses, le tracé est rectiligne, il renvoie le reflet de la paix enfin trouvée. Mais tout n’est qu’illusion et ce n’est que peine perdue, cette direction-là est le pire des échecs, au bout il n’y a que le vide, la déception, la haine et la souffrance. L’on regrette alors tant d’énergie dispersée pour rien, et comme il est impossible de faire demi-tour, il ne reste plus qu’à franchir le pas, sauter sur la branche voisine en espérant qu’elle sera solide. Il vient alors une période de réflexion : on s’arrête au premier croisement, l’esprit essaie de comprendre, on se ferme à tout contact, à toute croyance. Le silence se fait, on écoute juste sa conscience, et l’on cherche ce regain d’énergie qui fera avancer. Viens le temps de pénitence et de retour sur soi-même où l’on se pose les questions nécessaires à la survie : Comment croire ou ne pas croire ? Comment savoir qui dit la vérité, qui sait vraiment, qui ne ment pas ? Il n’y a pour cela qu’une seule et unique solution, sa propre expérience et ne jamais oublier les erreurs passées. Se souvenir de chaque pas qui ne fût pas assuré, reprendre une à une ses propres tables de la loi, et enfin croire en soi pour reprendre son chemin. Dans tous les cas il ne faut jamais s’avouer vaincu, chaque étape franchie, chaque marche gravie est une bataille gagnée. L’échec est formateur et pousse vers le haut si, et seulement si, il est porteur de leçon retenue. Ainsi d’erreurs en erreurs, de chute en redressement, de voltige en rattrapage in-extremis, une voie s’ouvre sur l’avenir. Une voie ferme et solide, un but bien armé qu’il faudra ne jamais dévier, le chemin de sa propre existence. « Avance et ne te retourne pas » te souffle ta propre identité. Le chemin est criblé de murs infranchissables, de fractures immenses, la marche est lente et fastidieuse, des rayons de soleil éclairent le feuillage de loin en loin, rares sont les rires et les sourires, rares sont les amis rencontrés véritables, à foison s’impriment les déceptions, les erreurs et les fausses routes se multiplient, puis un jour se dessine la bonne direction, la vraie, la sienne, du moins on le croit, parce qu’on a cherché au fond de soi les ressources nécessaires à la tracer. Chacun cherche sa voie, chacun cherche sa branche, l’arbre est peuplé d’âmes, et toutes vont dans le même sens : leur quête. Puis un jour, on se retourne pour constater le chemin parcouru, on se dit qu’à tel endroit on aurait pu changer de route, on aurait pu choisir un chemin plus facile, mais ... Il est trop tard. Aujourd’hui malgré tous les conseils qui me sont prodigués tout au long de ma route, malgré les avertissements, les embûches, les écueils, les nuits noires, les tempêtes, malgré tous les efforts, la seule chose que je sais vraiment c’est que je ne ferai jamais demi-tour, j’ai choisi ma destination et tracé le chemin pour y tendre. Cette branche qui s’offre à moi, ce chemin qui s’ouvre je le suivrai jusqu’au bout parce que je l’ai choisi.

 

dimanche 11 septembre 2022

« À l’âge où la vie se raconte » : Présentation de mon livre, samedi au stand de la fédération de la Seine-Saint-Denis !

 


Bonjour à toutes et tous !

Merci Nathalie, pour ta force de persuasion, car sans toi ce livre n’aurait pas été publié. Merci à Laurent, à Claudine et à Cati pour leur précieuse collaboration. Présenter ses écrits n’est pas chose aisée. Ce livre n’est ni un roman, ni une biographie, ce sont des notes, des témoignages, des écrits datés, qui ont surgi au  détour d’une pensée, de mes lectures, d’un événement, au sortir de réunions, ou de mes rencontres et du souvenir des moments qui ont marqué mon enfance, ma jeunesse. Les moments heureux que j’ai partagés avec Monique, mon épouse, avec mes enfants et aujourd’hui avec mes petits-enfants et arrières petits-enfants. Et bien sûr, ceux que m’a procurés mon activité de militant et d’élu communiste. Des instants de mon existence, en quelque sorte. De joie, de bonheur intense, mais aussi d’angoisse et d’infinie tristesse.

Durant toute ma vie, j’ai pris l’habitude de prendre des notes, d’écrire à partir d’une information, de l’actualité, d’un anniversaire, triste le plus souvent. Je les ai gardés précieusement. Et puis, après le décès de mon épouse, je les ai ressortis pour m’occuper l’esprit. J’ai trié, corrigé, mis en forme. Mon intention était de les remettre à mes enfants, et c’est Nathalie qui m’a convaincu que leur publication pouvait être utile. Voilà comment est né « À l’âge où la vie se raconte ». Devant le 37, rue des groseilliers, à Montreuil, lors d’une promenade avec mon épouse, j’ai laissé courir mon imagination. Je voyais mon père, en septembre 1939, serrant ma mère contre sa poitrine avant son départ au front. Il n’en reviendra pas. Il me restera une photo jaunie et mon engagement communiste. J’évoque l’école regrettant de l’avoir quittée trop tôt, mon entrée dans la vie active aux  laboratoires Abbott à Montreuil, que je quitte, car délocalisés en vallée de Chevreuse. Oui déjà ! C’est alors Roussel-Uclaf, qui comptait 5000 salarié-e-s à Romainville, dont il ne reste plus rien aujourd’hui. Puis l’armée et mes 28 mois de service militaire, en pleine guerre d’Algérie. C’est précisément l’horreur de la guerre qui déterminera mon adhésion, en janvier 1957, à la jeunesse communiste et au Parti communiste, il y a plus de 65 ans. Toute ma vie je resterai fidèle à mon parti, sans jamais manquer d’exprimer mes désaccords ou mes différences de points de vue, hier comme aujourd’hui. Bien entendu, j’ai connu la participation des communistes à deux gouvernements, ne manquant pas d’en faire état dans plusieurs de mes notes. J’ai aussi vécu ces décennies de turbulence, où le PCF a réussi à éviter le piège fatal dans lequel sont tombés d’autres partis communistes de par le monde : « le repli sectaire ou le renoncement social-démocrate ». Un sujet loin d’être épuisé, surtout à quelques encablures de notre 39ème congrès. J’ai pris part, avec mes camarades communistes, à toutes ces avancées. Abandon de la dictature du prolétariat, du centralisme démocratique, du rôle d’avant-garde de la classe ouvrière. Reconnaissance et respect des opinions différentes. La démocratie comme but et moyen. Car il ne peut y avoir de communisme sans démocratie, sans que la démocratie soit au cœur de nos combats. Lorsqu’il est question de l’avenir du PCF, je ne manque pas de rappeler une idée qui nous est chère et plus que jamais actuelle. Le Parti communiste n’existe pas pour lui-même, ce n’est pas une chapelle. Il n’existe que pour être au service des femmes, des hommes, des jeunes qui dans leur grande majorité souffrent de la domination du capitalisme et aspirent, même confusément, à une alternative au désastre social et écologique dans lequel le capitalisme nous entraîne. Mais quelle alternative ? Le socialisme comme étape vers un horizon lointain que serait le communisme ou bien comme je le crois, « le communisme » à partir d’ici et maintenant. Avec mes mots, j’exprime l’impérieuse nécessité de conforter, d’intensifier, de réhabiliter, le débat entre communistes, un débat franc, fraternel et apaisé, sans esprit de clan, loin des épithètes et des qualificatifs blessants qui font florès sur les réseaux sociaux, à un moment où la lutte des classes s’aiguise et la bataille des idées s’intensifie. J’ai, en quelque sorte, résumé en cinq mots le sens de l’action communiste : « Ni renoncement, ni dilution, ni repli » mais « unité et rassemblement ». J’exprime combien il est nécessaire de promouvoir, de porter toujours plus haut  les beaux mots de camarade, de solidarité, d’humanisme, de respect, de fraternité et de partage, et pas seulement dans les mots. Bien évidemment j’accorde une place particulière à la belle aventure humaine que fut pour moi mes fonctions d’élu, à Romainville et au Conseil général, sans omettre l’Association Nationale de Élus communistes et Républicains, dans laquelle j’ai assumé les responsabilités de secrétaire général et de président. L’ANECR, toujours indispensable, même si les temps ont changé. Dans mes écrits, Je fais part des richesses de notre Seine-Saint-Denis, terre d’inventivité et de créativité, que certains souhaitaient voir disparaître et que d’autres décrient en la montrant du doigt. Ainsi tout commence en 1939, devant cette baraque en bois où je suis né. Ma rue, c’était mon monde, pareille à un village. Un village ouvrier avec de modestes maisons presque identiques, aux cloisons si fines que votre voisin faisait partie de la famille. On se voyait, on se parlait, on existait pour l’autre. Des habitants, des ouvriers, fiers de croire encore à un monde plus juste, où l’égalité n’était pas un vain mot. C’est là que j’ai commencé à apprendre  ce qu’était la mise en commun. Et puis je termine dans l’épilogue par ces mots : « Captiver sa vie, c’est l’envelopper dans un faisceau de lumière. Enfant, on se crée son chemin de vie. Adulte, on essaie de le suivre. On trouve en soi l’élan par celui que nous transmettent les ami-e-s que nous côtoyons, les passants sur notre route. Croire en demain c’est toujours avoir un projet en tête, une idée à défendre. L’essentiel dans la vie c’est de faire son chemin sans jamais, un instant, le perdre de vue ». Merci pour votre attention.

vendredi 2 septembre 2022

Nouvelle : « Arrêter le temps ?



La pendule de l’entrée a cessé son balan, le carillon ne sonne plus…J’ai voulu arrêter le temps, simplement l’arrêter pour ne plus avoir à subir ses effets. Oh ! Pas pour lui, mais pour ceux qu’il aime, qui autour de lui petit à petit déclinent et se vident de leur substance vitale. Alors il a fermé sa porte à clef, baissé les volets, coupé le téléphone. Il a éteint les lumières, débranché la radio. De toutes les pendules il a ôté les piles. Il est resté seul à suspendre les heures. Les yeux fermés pour ne plus voir, ne plus les voir, les voir souffrir. Non, il ne dort pas : il ne pense pas. Depuis combien de jours est-il ainsi, impossible à le dire, il a arrêté le temps. Et là, le chat gratte à la fenêtre, le chien pleure dans sa niche, quelqu’un tambourine à la porte. Il ne veut pas répondre, il ne veut plus rien voir. Des cris, des appels, mais pourquoi ne le laissent-ils pas oublier tout ? Il ouvre les yeux... il fait noir, il entend, il entend la cloche de l’église qui sonne midi... Le temps ? Le temps a continué sans lui ! Il a osé lui faire ça ? Il ouvre portes et fenêtres, et il le voit en face de lui, sur le visage buriné du facteur, le temps passé. Il a voulu arrêter le temps, il a filé sans lui, il a  voulu protéger ceux qu’il  aime, les empêcher de vieillir et de disparaître, en fait il n’a fait que se voiler les yeux, il n’a fait que les abandonner, il les a laissés vieillir sans lui, il a  dilapidé ces instants qu’il aurait pu passer avec eux. Il a perdu ces précieuses minutes qui font que le présent est à vivre de peur que demain n’arrive jamais. Personne ne peut arrêter la vie ni suspendre le temps, il faut le vivre intensément pour que chaque minute s’imprime au souvenir et que ces minutes gagnées sur la vie soient multipliées par cent.

 

jeudi 1 septembre 2022

 


Merci !

DURANT CE MOIS D’AOÛT, 2430 ARTICLES ONT ÉTÉ LUS SUR MON BLOG, SOIT EN MOYENNE 79 PAR JOUR. UN GRAND MERCI !

« Subversion », l’édito de Cédric Clérin

La démocratie israélienne n’en finit plus de dériver. La commission électorale de la Knesset, le Parlement, a décidé d’exclure des prochai...