jeudi 13 janvier 2022

L’entêtement du ministre BLANQUER

 


Près de deux ans après sa survenue, l’interminable pandémie de Covid-19 met les nerfs à l’épreuve dans tous les secteurs de la société. Mais nulle part ailleurs que dans l’éducation nationale l’exaspération perceptible n’atteint le degré qui a conduit au mot d’ordre de grève nationale du jeudi 13 janvier. Que toutes les organisations syndicales du système scolaire public, SGEN-CFDT compris, tous les niveaux – élémentaire et secondaire – et toutes les catégories de personnel – enseignants et encadrants – manifestent une même colère est exceptionnel.

Le premier ministre a annoncé, lundi soir, la simplification du protocole. Des autotests remplacent ceux réalisés en pharmacie. Mais la volte-face, qui allège surtout la tâche des parents, n’a pas désamorcé l’appel à la grève. Celle-ci risque de désorganiser un peu plus l’école, mais elle résulte de l’entêtement d’un ministre trop sûr de son fait, incapable de reconnaître les extrêmes difficultés du terrain et de prodiguer les paroles d’encouragement indispensables. Comment a– t – il  pu utiliser le terme péjoratif d’« absentéisme » pour qualifier les absences dues au Covid, au moment même où il aurait dû mobiliser les professeurs ?

 

mardi 11 janvier 2022

DOUZE MILLIONS D'YEUX DISPARUS !

 


Ils voient au travers de vos yeux six millions d’innocents morts. De cette vision parvenue des cieux leur cœur est en pleurs de remords. Douze millions d’yeux disparus déversent une pluie rouge pour nous alerter de la venue du danger de la haine qui bouge. Ils ont connu la dégradation, la cruauté. Ils sont morts sans avoir commis de méfaits. Leur esprit est monté vers le ciel en fumée pour réjouir et rendre le démon satisfait. Leurs pensées vont aux martyrs de la violence, à l’indifférence des puissants de ce monde, devant les promoteurs de l’intolérance qui se réjouissent en faisant la ronde. Les bruits de ces gouttes de sang disent que le silence est lourd de lâcheté, que les yeux bleus ou noirs s’avivent, et veulent être soulagés de ces atrocités. Douze millions d’yeux exigent un monde purifié, où la paix est rétablie, l’amour ressuscité pour que leurs âmes apaisées puissent demeurer en vie.

 

lundi 10 janvier 2022

Berthe Morisot : " Le Berceau "



Quoiqu’elle ne se réclamait jamais d’avoir été son élève, c’est de Manet qu’elle reçut une influence formatrice. Avant lui, elle avait connu Corot. Dans ses meilleurs moments il lui arriva de parvenir à une sensibilité de touches zigzagantes qui font d’elle une reine des impressionnistes. Peinte souvent par Édouard Manet, elle épousa le frère de celui-ci, Eugène Manet, et peignit des scènes familières.

Cette femme, l’une des grands peintres de l’impressionnisme, avait de qui tenir. N’était-elle pas une arrière-petite-fille de Fragonard ? Après quelques hésitations quant à ses professeurs, Berthe Morisot fit la connaissance de Corot et peignit avec lui en plein-air. Sa sœur étudiait aussi la peinture. M. Morisot fit construire pour Berthe et Edma un atelier à Passy dans les jardins de la maison. Berthe faisait des copies au Musée du Louvre quand elle rencontra Fantin-Latour et connut par lui Édouard Manet pour qui elle posa souvent. Dans son entourage les familles Manet et Morisot se rencontraient souvent. Berthe pouvait voir Baudelaire, Degas et le musicien Chabrier. En 1868, après l’avoir fait poser sur « le Balcon », Manet fit d’elle encore plusieurs portraits avant qu’elle n’épouse Eugène Manet, son frère, le 22 décembre 1874.

Mallarmé a remarqué les « clairs tableaux irisés » de Berthe Morisot, sa faculté de céder « à des carnations, à des vergers, à des ciels, à toute légèreté du métier ». Mieux encore que Manet, elle peut être considérée comme une impressionniste. Des qualités de fraîcheur, de délicatesse imprègnent sa peinture presque toujours rattachée à son entourage familial, sa sœur, sa fille, sa levrette Laerte. C'est la sœur de Berthe Morisot, Edma Pontillon, contemplant à travers le tulle son enfant endormi, qui est peinte de profil dans son tableau « Le Berceau », peint à Maurecourt.

Dans son autoportrait de 1885, elle se montre en observatrice étonnée, le cou entourée d’un foulard, avec une surprenante et subtile liberté de touches et une façon adroite d’esquiver les détails inutiles. Elle sait faire voir beaucoup dans ce qui n’est pas suggéré. Ne quittant jamais son entourage, Berthe Morisot est la peintre des intérieurs fleuris, des enfants égaillés dans l’herbe. C’est en soignant sa fille Julie, que, par contagion, elle fut atteinte de la maladie dont elle mourut à l’âge de cinquante-quatre ans.

Pas candidat, le Président déroule son programme sur la sécurité !



Il ne s’est pas encore déclaré candidat, cependant, à Nice aux côtés de son ami Christian Estrosi, aux frais des contribuables, il annonce  ses propositions de campagne en matière de sécurité. Alors qu’il se targue  d’avoir créé 10.000 postes de policiers en cinq ans, il déclare vouloir doubler  le nombre de policiers sur le terrain d’ici à 2030. Rien de moins. Et puis la création de brigades rurales et dans les quartiers « difficiles ». Bref, ce qu’il n’a pas fait pendant son quinquennat. Il veut tout simplement sur leur terrain de prédilection faire la pige à Valérie Pécresse, Marine Le Pen et Éric Zemmour.

dimanche 9 janvier 2022

NOUVELLE... « MURMURES » !



Elle ne dormait pas. Les douze coups de minuit avaient résonné depuis bien longtemps dans la maison mais elle ne dormait toujours pas. Que ces insomnies qui avaient commencé à chambouler sa vie après la mort de son époux, soient toujours présentes l’accablait, la désespérait. À quatre-vingt-trois ans maintenant, à cet âge, les nuits blanches la laissaient épuisée, et la perspective d’une nouvelle journée dans cet état d’égarement lui semblait insurmontable. Elle se leva donc, dans l’espoir de pouvoir trouver le sommeil plus tard. Elle marcha d’un pas lent vers la fenêtre et tira le rideau. La nuit était froide, mais le brouillard qui devenait de plus en plus épais au loin, donnait l’impression que la route s’effaçait dans un nuage de coton.

Elle s’écarta de la fenêtre, sortit de la chambre et descendit péniblement l’escalier, les mains agrippant fermement la rampe. En arrivant en bas, elle jeta un regard vers la porte de la chambre qu’elle partageait auparavant avec son mari. Continuer de l’utiliser lui aurait épargné de monter et descendre les escaliers, mais cela lui semblait insupportable maintenant qu’il n’était plus là, et elle avait donc après sa mort, décidé d’aller dormir dans la chambre d’amis, à l’étage au-dessus. Elle détourna son regard de la porte et se dirigea vers la cuisine.

En cherchant de la tisane dans un placard en vue de s’en préparer une tasse, ses doigts heurtèrent une petite boîte en métal. Elle s’en empara, s’assit à la table et la fit tourner entre ses mains, perdue dans ses pensées. Il lui avait semblé, depuis toute petite que les objets Murmuraient, lui rappelant des souvenirs d’une voix douce qui l’apaisait. Renonçant à rejeter le MURMURE qui s’annonçait cette fois, elle s’y abandonna. Son époux, lui avait offert cette jolie boîte lors de son retour d’un voyage, comme pour s’excuser de cette longue absence. Ils avaient pris l’habitude de fêter leurs retrouvailles en s’offrant des cadeaux. Et, elle considérait cette boîte comme un des plus beaux qu’il lui ait faits.

Bouleversée par cette vague de souvenirs et maintenant certaine que cette nuit allait être emplie de nostalgie, elle se dirigea vers le salon et s’assit derrière le piano, elle effleura les touches d’une main tremblante. Ses doigts étaient moins agiles, mais sa mémoire, elle, n’avait pas faibli. Elle commença à jouer ses airs préférés, et très vite le MURMURE du piano l’enveloppa à son tour. Il avait l’habitude de s’asseoir sur le fauteuil qui faisait face au piano pour l’écouter. Elle lui avait un jour, demandé pourquoi il s’asseyait à cet endroit d’où il ne voyait pas ses mains, où il n’y avait rien à voir, et il lui avait répondu : « c’est parce que je n’ai pas besoin de te voir. »

Elle continua à jouer, morceau après morceau, et, lorsqu’elle eut fini, elle laissa résonner la dernière note jusqu’à ce qu’elle s’éteigne. Lorsqu’elle ne l’entendit plus, ce furent les murs de la pièce eux-mêmes qui se mirent à Murmurer. C’était un MURMURE, cette fois beaucoup plus puissant, chargé de souvenirs de toute une vie, celle de deux amants, seuls tous les deux dans leur maison, au milieu de ce qu’ils avaient construit ensemble. Le monde leur appartenait. Ils avaient échafaudé des plans dans ce salon, ils avaient construit des projets communs ensemble, ils y avaient ri, s’y étaient disputés et réconciliés, et lorsqu’ils étaient devenus plus âgés, ils y avaient passé des heures à se remémorer leur passé, leurs combats pour plus de solidarité, pour changer le monde et le rendre meilleur. Savourant ces temps passés l’un avec l’autre, une pointe de regrets se glissait dans leurs causettes : le monde nouveau pour lequel ils ont tant combattu n’était pas au rendez-vous.

Ses paupières étaient lourdes, mais ce n’était pas encore le moment. Elle se leva et se dirigea vers le mur qui lui faisait face, celui où toutes les photos étaient accrochées. C’était un grand assemblage hétéroclite de photos prises à des époques différentes, à des endroits différents. Le seul point commun à tous ces clichés était qu’on pouvait les y voir tous les deux, enlacés, toujours souriants. Sur chacune, ils étaient à un autre endroit du monde, dans une manifestation, un rassemblement. Et à chaque fois ils avaient pris une photo qui devait finir avec toutes les autres sur ce mur. Elle s’était laissée totalement emporter par le MURMURE de toutes ces images de leur vie, de tous ces instants heureux et combatifs figés sur ce mur, et un par un lui revenaient les détails de ces moments les plus heureux de leur vie commune. Elle se rappelait les marches, les longues heures passées devant des paysages à vous couper le souffle, les couchers de soleil qu’ils avaient observés, enlacés, les ami-e-s, les camarades qui partagèrent leurs luttes et leurs espoirs. Ils avaient succombé à tous les clichés et en avaient été heureux. Elle se détourna du mur. Elle savait maintenant ce qu’elle devait faire. Elle l’avait, en fait, toujours su, mais elle avait toujours refusé de se l’avouer. Elle se dirigea vers la porte de la chambre, celle qui était restée fermée depuis la mort de celui qu’elle avait tant aimé. Chacun de ses pas était lourd, chargé de souvenirs et du temps passé. Elle arriva devant la porte, posa sa main sur la poignée, prit une grande inspiration et l’ouvrit.

Un simple regard lui suffit pour comprendre que rien n’avait bougé. Chaque chose était à sa place, elle s’en souvenait comme si les années n’avaient été qu’autant de secondes. Elle fit quelques pas à l’intérieur de la pièce. Jamais un MURMURE n’avait été aussi fort dans toute sa vie. Il lui semblait que toute la pièce Murmurait, que même l’air était encore charge de souvenirs et de sentiments de sa vie passée. Elle savait ce qu’elle voulait voir. Elle contourna le lit et s’agenouilla devant sa vieille table de chevet. Elle en ouvrit le tiroir et en sortit quelques feuilles de papier. Elle serra les feuilles contre sa poitrine et s’assit sur le lit. Alors seulement, les larmes coulèrent sur ses joues. Elle n’avait même pas besoin de lire les mots inscrits sur le papier. Il lui avait écrit cette lettre quelques jours avant de s’éteindre. Il y déclarait son amour, qui ne s’était jamais affaibli et qui ne devait pas partir avec lui. Le MURMURE qui s’échappait du papier lui suffisait pour savoir ce qu’il lui avait écrit et tout ce qu’il n’avait pas pu dire avec de simples mots. La pièce autour d’elle se brouillait, tout n’était plus qu’une somme de MURMURES. ELLE SE COUCHA SUR LE LIT, LA LETTRE SERRÉE CONTRE ELLE. ET ELLE FERMA LES YEUX.

samedi 8 janvier 2022

Emmanuel Macron doit rendre des comptes aux français.es.



C’était au printemps 2020. Que nous répétaient les ministres défilant de média en média ? : « porter un masque est inutile et puis, nos concitoyens ne sauront pas les utiliser correctement ». Quelque temps plus tard, changement de pied. Leur port devient obligatoire, y compris en extérieur. Nous sommes en janvier 2022. Rebelote. Les masques FFP2 seraient nécessaires pour les enseignants. Cependant il faut attendre l’avis de la Haute Autorité de Santé, mais surtout nous n’en disposons pas suffisamment.

Presque deux ans se sont écoulés, quelle leçons ont été tirées par le gouvernement de la gestion de la pandémie ? Madame BUZYN, la nouvelle récipiendaire de la légion d’honneur, n’avait-elle pas prévenu en janvier 2020, le président de la République sur la gravité de cette pandémie, pendant que ce dernier, depuis une salle de spectacle où il se trouvait avec madame, nous disait rassurant, qu’il fallait continuer à profiter de la vie. N’est-ce pas lui encore, en juin 2022, promettant de tirer les leçons de ce que nous venions de vivre, nous annonçait des jours heureux et que notre pays était prêt pour affronter une seconde vague. Deux ans, et on continue de naviguer à vue, à la petite semaine et toujours avec un temps de retard. La pire illustration des temps qui courent est sans doute le protocole,  une usine à gaz imaginée  par Blanquer pour l’école, qui met enseignants et parents dans des situations ingérables, pour ne pas dire plus. Laisser l’école ouverte, certes, mais pas sans moyens, pas sans remplaçants d’enseignants. Queues interminables devant les pharmacies, avec les enfants, des heures durant, pénurie d'auto-tests. Bref, les choses ne peuvent pas continuer ainsi.

Le système de santé publique craque de partout. Les soignants n’en peuvent plus. On désigne un coupable. Ce n’est plus le virus, ce sont les non vaccinés. J’ai envie, vraiment envie… d’exiger du président…poliment, posément qu’il fasse le bilan de la gestion de cette crise devants les français.es. Puisqu’il a envie (un mot qu’il adore) d’être candidat pour un second quinquennat, il est parfaitement normal que nos concitoyens souhaitent vivement que celui, qui aura été leur président pendant cinq années, se présente devant eux avec son bilan. Sans faux fuyants, sans  autosatisfaction surfaite. Il nous expliquera sans doute pourquoi les milliardaires se sont tant enrichis. À l’image d’un Bernard Arnault qui pendant ce quinquennat, a vu sa fortune passer de 46 à 147 milliards d’euros, et pendant que dans cette même période la pauvreté est passée de 8 à 10 millions de personnes. En direct avec les français.es, « qu’il a appris à aimer » nous a – t – il  dit récemment. C’est elles, eux, qui poseront les questions. Ce sera plus difficile que devant deux journalistes, où un panel de quelques personnes triées sur le volet !

vendredi 7 janvier 2022

Covid-19 à l’école : en Seine-Saint-Denis, parents et profs dénoncent le manque de moyens face à Omicron (Lu dans Le Parisien)



Des enseignants ont notamment déposé des droits de retrait, depuis le début de la semaine, pour dénoncer les conditions dans lesquelles s’est déroulée la rentrée scolaire dans le département. Le rectorat de Créteil dit vouloir recruter 100 professeurs contractuels pour pallier les absences dans le second degré au sein de l’académie.

De Noisy-le-Grand à L’Île-Saint-Denis en passant par Saint-Ouen et Villemomble. Depuis le début de la semaine, les mobilisations des personnels éducatifs se multiplient en Seine-Saint-Denis pour dénoncer les conditions dans lesquelles les cours ont repris ce lundi 3 janvier, en pleine déferlante du variant Omicron.

Ce jeudi, des professeurs du lycée Flora-Tristan de Noisy-le-Grand ont déposé un droit de retrait, déplorant notamment le manque d’agents d’entretien pour respecter le protocole sanitaire.

« Il n’y a plus que trois agents pour assurer l’entretien de notre lycée, qui accueille plus de 1 000 élèves. Il leur est en conséquence impossible de procéder au nettoyage et à la désinfection au quotidien des salles, exigés par le protocole sanitaire », écrivent-ils dans un communiqué. Ils y pointent également l’absence d’infirmière scolaire alors « que plus de 250 élèves ont été absents chaque jour, depuis la rentrée, et que de nombreux autres viennent au lycée alors qu’ils présentent des symptômes ».

Opération école déserte à Villepinte

Au collège Alfred-Sisley, à L’Île-Saint-Denis, où les élèves viennent de déménager dans un bâtiment provisoire le temps de la rénovation de leur établissement, des enseignants ont également déposé un droit de retrait ce mardi, ce mercredi et ce jeudi pour dénoncer le manque de moyens. Ce vendredi, une opération école déserte est aussi organisée par l’association de parents d’élèves FCPE du lycée Jean-Rostand de Villepinte, où les professeurs sont déjà mobilisés, pour demander que le protocole sanitaire soit revu.

Une dizaine d’établissements concernés par des droits de grève et de retrait dans l’académie

D’après le rectorat de Créteil, « des personnels ont souhaité exercer leur droit de grève ou ont déposé des droits de retrait dans une dizaine d’établissements » du second degré dans l’académie (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Seine-et-Marne), depuis le début de la semaine, précisant que « les droits de retraits examinés n’ont pas été retenus ».

Ce jeudi, des enseignants de neuf établissements du département (lycée Paul-Eluard à Saint-Denis, collège Pierre-Semard à Bobigny, etc.) ont organisé une assemblée générale interétablissements pour réclamer, entre autres, la distribution de masques FFP2, de capteurs de CO2 dans toutes les salles de classe, des « tests réguliers et encadrés » et le recrutement de personnels (médicosocial, agents d’entretien, enseignants).

De son côté, le Snuipp-FSU 93 — syndicat des enseignants du 1er degré — a interpellé le directeur académique, ce jeudi, dans une lettre ouverte, demandant notamment l’embauche de personnels pour pallier les absences et la fermeture des classes dès le premier cas de Covid, comme c’était le cas jusqu’à la fin novembre. Une mesure décriée par la FCPE 93, pour qui tout doit être fait pour préserver au maximum l’école en présentiel.

Un protocole inadapté pour la FCPE 93

« Le problème, c’est que l’Éducation nationale ne fait rien pour rassurer les professeurs, estime Anne Pieter, coprésidente de la FCPE 93. Il n’y a pas de masques FFP2, pas assez de capteurs de CO2. Et pour les familles, c’est aussi n’importe quoi. Le protocole est tout simplement inapplicable. On réclame trois tests aux enfants cas contacts, quel que soit leur âge. Le ministère croit vraiment que les parents vont faire trois tests dans le nez à des petits de maternelle ? Pourquoi ne développe-t-il pas une vraie politique de dépistage par tests salivaires ? Pourquoi ne met-il pas en place des opérations pour inciter à la vaccination des moins de 12 ans ? En plus, il n’y a même pas assez d’autotests en pharmacie pour suivre le protocole. Et quand les parents arrivent à en trouver, ils sont obligés de les payer alors qu’ils sont censés être gratuits sur présentation d’un justificatif. »

Ce mardi, l’association s’est entretenue avec le recteur de l’académie, qui leur a indiqué que 10 % des enseignants étaient absents. « Ça nous paraît peu sachant que jusqu’à 8,5 %, il nous dit que l’académie fonctionne normalement. Cela ne fait que 1,5 % de différence. Il explique pourtant avoir déployé des mesures spéciales. »

L’académie indique en effet mobiliser « 100 nouveaux emplois d’enseignants » dans le second degré et « l’apport de 90 000 heures de surveillance » pour affronter le pic épidémique. « Le rectorat a lancé dès le lundi 3 janvier une campagne de recrutement. L’information est relayée auprès de nos partenaires afin de toucher un public le plus large possible », précise-t-elle.

Ce jeudi soir, elle n’était pas encore en mesure d’indiquer combien de classes et/ou d’établissements sont fermés à cause du Covid-19, ni combien d’élèves sont touchés. Les données seront publiées ce vendredi.

 

« Réchauffement climatique, le pire est encore à venir », l’éditorial de Cathy Dos Santos.

Températures records, canicules à répétition, sécheresses intenses… Les dernières données de l’observatoire européen Copernicus pointent, ...