Le journal
économique de Bernard Arnault, Les Échos, est clair. Il titre en
une : « L’équation budgétaire insoluble ». Et il
prévient : quelle que soit l’équipe au pouvoir en 2027, elle devra
construire un budget dans des conditions plus dures encore et ne pourra pas
attendre l’automne, « contrainte de serrer la vis dès l’été ».
C’est ainsi que
d’ores et déjà, si le gouvernement envisage, d’un côté, d’alléger la légère
surtaxe qui pèse sur les grandes entreprises, il doit, nous dit-on, de l’autre,
réduire les dépenses sociales, par exemple le coût des arrêts
maladie et des APL, mettre à
contribution les retraités dont on imagine qu’ils mènent la grande
vie, etc.
Le Parisien, le quotidien
populaire de Bernard Arnault, titre, lui, sur ces familles qui vivent à l’euro
près et les 63 % de la population qui se disent justes financièrement en
cette rentrée. « Des familles nous racontent comment elles font face à
des fins de mois de plus en plus dures », coincées « dans une
vie sans plaisir ». Mais avec la sympathie d’un des journaux de
Bernard Arnault.

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