mercredi 16 septembre 2026

« Logement : la préférence nationale du RN est une politique d’apartheid », le billet de Maurice Ulrich.



Il faut appeler les choses par leur nom. Ce qu’a annoncé Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, avec Jordan Bardella à ses côtés, en matière de logement social – la préférence nationale – s’appelle une politique d’apartheid. Marine Le Pen renoue ouvertement avec les grands classiques du fascisme dans l’histoire.

La fiction qu’elle entend imposer est celle d’une France imaginaire, avec des logements réservés aux bons Français, dits de souche, on se demande bien laquelle. On est chez nous entend-on au Rassemblement national.

Ce n’est pas seulement une revendication identitaire, c’est un appel à l’exclusion de l’autre. Marine Le Pen a-t-elle jamais pris les transports en commun, le RER à Paris ou le métro dans les grandes villes ?

On y croise la France qui se lève tôt, la France du travail, celle que le Rassemblement national a pour tâche de diviser. Les hommes et femmes de ménage, des chantiers, des restaurants, on ne veut pas les voir, ils n’ont pas de droits. Qu’ils se construisent des cabanes, qu’ils vivent dans des villages de tentes. Qu’ils se taisent.

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