Il faut appeler
les choses par leur nom. Ce qu’a annoncé Marine
Le Pen à Hénin-Beaumont, avec Jordan Bardella à ses côtés, en matière de logement social – la
préférence nationale – s’appelle une politique d’apartheid. Marine Le Pen
renoue ouvertement avec les grands classiques du fascisme dans l’histoire.
La fiction
qu’elle entend imposer est celle d’une France imaginaire, avec des logements
réservés aux bons Français, dits de souche, on se demande bien laquelle. On est
chez nous entend-on au Rassemblement national.
Ce n’est pas
seulement une revendication identitaire, c’est un appel à l’exclusion de
l’autre. Marine Le Pen a-t-elle jamais
pris les transports en commun, le RER à Paris ou le métro dans les grandes
villes ?
On y croise la
France qui se lève tôt, la France du travail, celle que le Rassemblement
national a pour tâche de diviser. Les hommes et femmes de ménage, des
chantiers, des restaurants, on ne veut pas les voir, ils n’ont pas de droits.
Qu’ils se construisent des cabanes, qu’ils vivent dans des villages de tentes.
Qu’ils se taisent.

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