mardi 7 juillet 2026

Quand Marine Le Pen reprend « le Chant des partisans », le billet de Maurice Ulrich.



« Ami si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place ». Ce sont des paroles du Chant des partisans, qui fut celui de la résistance au nazisme. Et c’est en brandissant la flamme de sa résistance que Marine Le Pen les a reprises en meeting à Liévin, à trois jours du jugement de mardi. On imagine que l’ami sortant de l’ombre à sa place n’est autre que Jordan Bardella.

À son tour de porter la flamme, l’emblème du Rassemblement national après avoir été la flamme du Front national, transmise à Marine Le Pen par son père, qui la tenait lui-même du MSI, le parti néofasciste Italien, quand ce dernier avait aidé en ami à la création du Front, en 1972, avec le concours des anciens SS Pierre Bousquet et Léon Gaultier.

On entend l’écho de ces autres paroles du Chant des partisans : « Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines »… avec ces mots d’une internaute : « Marine Le Pen, laissez le Chant des Partisans tranquille. Mon père était résistant. N’imaginez pas qu’on a oublié. »

 

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