« Ami si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place ». Ce sont des paroles du Chant des partisans,
qui fut celui de la résistance au nazisme. Et c’est en brandissant la flamme de
sa résistance que Marine Le Pen les a reprises en meeting à Liévin, à trois jours du jugement
de mardi. On imagine que l’ami sortant de
l’ombre à sa place n’est autre que Jordan Bardella.
À son tour de
porter la flamme, l’emblème du Rassemblement national après avoir été la flamme
du Front national, transmise à Marine Le Pen par son père, qui la tenait
lui-même du MSI, le parti néofasciste Italien, quand ce dernier avait aidé en
ami à la création du Front, en 1972, avec le concours des anciens SS Pierre
Bousquet et Léon Gaultier.
On entend
l’écho de ces autres paroles du Chant des partisans : « Ami,
entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines »… avec ces mots
d’une internaute : « Marine Le Pen, laissez le Chant des
Partisans tranquille. Mon père était résistant. N’imaginez pas qu’on a
oublié. »

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