Mais qui aurait pu imaginer que Bernard Arnault puisse
être soumis à un redressement fiscal de 22,5 millions d’euros par une décision de la cour d’appel
administrative de Paris en raison, semble-t-il, de la gestion du groupe LVMH à
travers des holdings aboutissant à une société basée en Belgique, lui
permettant de réduire son imposition en France ? Qui aurait pu y penser ?
Sophie Binet,
peut-être, la secrétaire nationale de la CGT mise en examen pour
« injures publiques ». Elle avait dit, avec une formule populaire et à la suite d’une
déclaration du même Bernard Arnault, estimant qu’une contribution sur les
bénéfices des grandes entreprises pousserait à la « délocalisation »,
que « les rats quittent le navire ».
Et que leur
seul objectif était « l’appât du gain ». L’enquête, qui a
abouti à la décision de la cour, aurait fait appel à l’assistance du Luxembourg
et des Bahamas où le premier milliardaire de France a le bonheur de posséder
une île. Selon un de ses porte-parole, il va engager un recours auprès du
Conseil d’État.

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