jeudi 6 janvier 2022

LE MONDE A PRIS LA PENTE DESCENDANTE !

 


Comme ce vif ruisseau de l'eau claire et limpide qui creuse son doux lit sur les flancs rocailleux,  et montre dans son fond le galet si limpide, et la truite argentée, à ravir tous les yeux, pour plonger dans cette eau troublante des rivières, dans la vase gluante en leur delta géant, où l'on voit s'engloutir ses cailloux et ses pierres, avant d'être perdu dans le noir océan. Le monde a pris aussi la pente descendant, perdu sa transparence et sa limpidité, le menace la boue et la vase le hante, roule un noir océan dans sa proximité. Je ne peux remonter ni la pente du monde, ni celle sur laquelle est menacé mon sort, ni celle où gît ma vie en crevasse profonde. Ça descend ! Ça descend ! Encore ! Plus bas encore.

 

Armand GUILLAUMIN : « Soleil couchant à Ivry »

 


C’est un curieux personnage que Guillaumin. Après des débuts plus que remarquables, de rares réussites dans des tableaux de quais de Paris et de personnages, ce barbu un peu échevelé peignit une longue suite de vues de la Creuse, oscillant entre le brun et le violet. D’une famille originaire de Moulins, Armand Guillaumin commence par travailler à l’Académie libre du père Suisse où il rencontre Cézanne  et Pissarro.

En 1874,  Guillaumin fait le premier de ses séjours à Auvers-sur-Oise, chez le docteur Gachet qui devient son ami et son collectionneur. La même année, il prend part à la première exposition des impressionnistes où il montre trois paysages. À la suite d’un gain de cent mille francs (alors une fortune) obtenu à la loterie du Crédit foncier, Guillaumin se retire dans la Creuse où il fera longtemps ses paysages bruns et améthyste. C’est à cause de lui, pour une large part, que les adversaires de l’impressionnisme ont accusé ses exécutants de « VIOLETTOMANIE ». On a trop négligé Guillaumin. Il est vrai qu’il est très inégal dans sa production, bien qu’il y eût en lui, par moments, un néo-impressionniste et un annonciateur du fauvisme dont il inaugure les tonalités éclatantes, comme on peut le voir dans le ciel de son « SOLEIL COUCHANT À IVRY ».

Lors de ses séjours chez le docteur Gachet, peintre lui aussi, Guillaumin connut Van Gogh, lequel faisait grand cas de sa peinture. C’est à Auvers que Guillaumin initia Cézanne à la gravure. Au cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale qu’on trouve la première eau-forte du maître d’Aix, laquelle porte l’inscription « d’après Guillaumin ». C’est dans l’atelier de Guillaumin en l’Île Saint-Louis, que Pissarro rencontra Paul Signac. Guillaumin fut aussi un remarquable peintre de nus féminins (son « Nu couché » faisait l’admiration de Van Gogh).

On a eu tort de reléguer ce peintre pré-fauve parmi les petits impressionnistes. Une photographie le montre plutôt carré, barbu, le nez bien planté, avec un rien de bonasserie dans l’expression. Son œuvre devrait être un jour rassemblée en une grande exposition de ses meilleures toiles. On y verrait Armand Guillaumin dans sa force, en dehors de ses paysages de Crozant, souvent monotones. On s’apercevrait que ses toiles peu connues – celles en autres où figurent des personnages – sont d’un artiste très personnel.

mercredi 5 janvier 2022

Crise sanitaire : « Emmanuel Macron jette un masque sur ses responsabilités et ses choix »

 


Je comprends l’indignation que suscitent les propos tenus par Emmanuel Macron, dans sa longue interview au « Parisien ». Je fais partie de ces indignés. Cependant, il serait dangereux, à mon sens, de polémiquer sur le sujet à perte de vue. En effet, les mots sont réfléchis, choisis et assumés. En désignant à la vindicte populaire les « non vaccinés », il tente de faire oublier ses propres responsabilités, celles de son gouvernement dans la gestion de cette pandémie, dans la mise en oeuvre d'une politique sanitaire, guidée par la seule rentabilité financière. Après Gabriel Attal qui déclare à la sortie du Conseil des ministres : « Qui emmerde la vie de qui aujourd'hui ?» «Qui gâche la vie de nos soignants qui depuis deux ans sont mobilisés, sous l'eau dans nos services de réanimation, pour sauver des patients qui sont aujourd'hui essentiellement non vaccinés ? Ce sont ceux qui s'opposent au vaccin. »

Puis le premier ministre enfonce le clou devant le sénat : "Qui outrage la nation ? Qui fracture la nation ? Qui conduit les soignants dans nos urgences à faire des choix éthiques dramatiques ? Eh bien c'est une infime minorité", a lancé le Premier ministre lors des questions au gouvernement. Ce n’est plus le virus qui amène des personnes en soins intensifs, mais celles qui ne sont pas vaccinées ! Les urgences pédiatriques ferment à l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis, c’est la faute des personnes non vaccinées ! Et puis qu’elles ont été les mesures concrètes prises par ce gouvernement pour « aller vers ces personnes non vaccinées ? Aucune ! Si le monde entier ne dispose pas du vaccin, nous pouvons voir d’autres variants ! Qu’a fait le Président et son gouvernement pour que soient libérés les brevets ? Rien ou si peu ! Ne tombons pas dans le piège qui nous est tendu. Ne restons donc pas sur le terrain polémique que choisit « Jupiter » pour masquer ses responsabilités et ses choix politiques au seul service de la finance. Parlons de son bilan et portons nos propositions pour une politique de santé publique qui place l’Humain avant le profit !

FERMETURE DES URGENCES PEDIATRIQUES DE L'HÔPITAL DELAFONTAINE !



La direction de l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis a été contrainte d’annoncer la fermeture du service des urgences pédiatriques faute de personnel en nombre suffisant à compter du lundi 3 janvier, et ce, jusqu'à nouvel ordre.  Cette décision inédite à Saint-Denis est d’une extrême gravité qui en dit beaucoup plus que bien des discours sur l'effroyable état de l’hôpital public dans notre pays. Le directeur de l’Hôpital est mobilisé depuis des mois pour éviter l’hémorragie des départs en prenant des mesures visant à conforter ses équipes et à maintenir un service public de qualité - afin de proposer mon soutien et aider à la réouverture au plus vite de ce service dans des conditions acceptables pour le personnel et pour les usagers. Il apparaît évident que l’extrême tension qui règne dans les hôpitaux publics depuis l’irruption de la crise sanitaire et le refus obstiné du gouvernement d’entendre les alertes des syndicats qui demandent des embauches, une reconnaissance salariale des personnels, des conditions de travail dignes sont aujourd’hui les causes de l’effondrement du système hospitalier. Le Ségur aura été une grande déception, et la prime de 100 euros annoncée par le Premier ministre, Jean Castex, pour les 24 000 infirmières des services de soins intensifs (soit 1,17% des agents hospitaliers), est vécue comme une ultime provocation. L’urgence est d'obtenir des moyens durables pour que les urgences pédiatriques puissent rouvrir et éviter que d'autres services ne soient contraints à leur tour de fermer. Le lendemain Emmanuel Macron dans sa longue interview au « Parisien » vantait son « Ségur » et sa politique en faveur de l’hôpital !

 

dimanche 2 janvier 2022

Tu n’es qu’un humain !



Tu n’es pas ce rocher qui résiste aux tempêtes, perdu dans les embruns renaissant aussitôt. Tu n’es pas ce roseau qui sait courber la tête et se relève prêt pour un nouvel assaut. Tu n’es pas ce galet que les vagues entraînent et qui indifférent se répand au rivage. Tu n’es pas cette dune que les grands vents malmènent et qui se reconstruit après chaque passage ; Tu n’es pas ce bateau amarré à la grève qui tangue et qui gémit mais ne sombre jamais. Tu n’es pas cet oiseau dans le jour qui s’achève, inconscient de demain et de sa destinée. Tu n’es qu’un humain connaissant ses faiblesses. Tu ne t’effondres pas au moindre coup du sort. Tu penses et tu agis empli d’une grande sagesse en ne te résignant pas à la loi du plus fort.


 

Rentrée des classes et Covid !



Depuis le confinement de mars 2020, qui a eu un effet délétère sur de nombreux élèves, Emmanuel Macron et le gouvernement se sont fixé comme ligne de maintenir l’école ouverte. La rentrée scolaire aura donc lieu, comme prévu, le 3 janvier.

Pourtant, les proclamations ne suffisent pas. Depuis quelques jours, les alertes se multiplient, venant du monde éducatif comme du milieu médical. Récurrentes, elles ne doivent pas pour autant être prises à la légère. Arguments à l’appui, elles mettent en doute la capacité du ministère de l’éducation nationale à faire face à la déferlante causée par le variant Omicron. Le contraste est de fait saisissant entre les propos alarmistes du ministre de la santé, qui parle d’un « raz de marée » de contaminations, et le relatif flegme du ministre de l’éducation, qui peine pourtant à démontrer que tous les moyens sont mis pour faire vivre la « doctrine ».

La principale interrogation porte sur la capacité de l’école à dépister massivement et de façon efficace. Avant la rentrée de septembre, le ministère promettait 600 000 tests chaque semaine. En réalité, guère plus de 400 000 ont été proposés, et rarement plus de la moitié a été réalisée, notamment parce qu’un accord parental est nécessaire. Même si la très grande majorité des jeunes développe des formes bénignes de la maladie, il faut impérativement renforcer l’efficacité des contrôles pour isoler les malades, les soigner et contenir l’épidémie. Les gages restent pour le moment insuffisants, car le protocole sanitaire a été à peine durci.

 

samedi 1 janvier 2022

 


MERCI À VOUS

DURANT CE MOIS DE DÉCEMBRE, VOUS AVEZ LU 5664 PAGES SUR MON BLOG, SOIT 182 EN MOYENNE, PAR JOUR. ET 15033 PAGES LUES DEPUIS SA CRÉATION LE 11 OCTOBRE 2021. SOYEZ-EN SINCEREMENT REMERCIÉS !

« Réchauffement climatique, le pire est encore à venir », l’éditorial de Cathy Dos Santos.

Températures records, canicules à répétition, sécheresses intenses… Les dernières données de l’observatoire européen Copernicus pointent, ...