Certains sur deux
jambes, d’autres à quatre pattes mais tous déterminés à se faire entendre. Une
trentaine de robots ont manifesté lundi devant le ministère polonais des Affaires numériques, avec leurs revendications
diffusées par haut-parleurs : « Défendons les emplois, n’attendez
pas, réglementez. »
L’organisateur
bien humain – enfin il paraît – de cette initiative, Grzegorz Kulis, lui-même
directeur informatique d’une entreprise de robotique et aussi PDG d’une agence
de placement, a déclaré que « nous voulons aborder la question du
remplacement potentiel des humains par des robots humanoïdes et par l’IA dans
les métiers intellectuels ».
Le ministre
polonais des Affaires numériques est allé à la rencontre des manifestants,
qu’il a assurés de son écoute : « Les modèles d’IA non contrôlés
intégrés à des humanoïdes constituent un problème majeur. » En France
et dans un autre registre, Michel-Édouard Leclerc, président des centres commerciaux du même nom,
invite à taxer les robots pour compenser des allégements de cotisations
sociales sur les salariés humains. Pas sûr que les robots soient d’accord.
Attention à la grève. Il faudra leur envoyer des robots de police.

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