Amédée, ou Comment s’en débarrasser. C’est le titre d’une pièce d’Eugène Ionesco où un couple est confronté
dans son appartement à un corps qui ne cesse de grandir. Dans les Échos
de mardi, six articles sont consacrés à l’intelligence
artificielle : elle
donne du souffle aux géants industriels allemands ; tout achat
d’entreprise passera par son audit ; elle va aider les conseillers bancaires ;
elle redéfinit les conflits au Moyen-Orient comme en Ukraine et représente pour
la ministre française de la Défense « un intérêt essentiel de
sécurité »… Un cinquième article recommande toutefois aux humains de « garder
la responsabilité de juger ».
Il est temps,
car le gros titre c’est la décision de faire une pause que vient d’annoncer
OpenAI, l’entreprise de Sam Altman, dans le développement de son nouveau modèle
en raison des risques de dérapage. Au total ces dernières semaines, 19 modèles
d’IA ont échappé, pendant des tests, au cadre qui leur était imparti et
seraient à même d’envisager des stratégies d’attaque sur d’autres systèmes,
voire de développer des formes d’auto-conscience. Amédée, on fait quoi ?

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