vendredi 17 juillet 2026

« IA mon amour », le billet de Maurice Ulrich.



Et l’amoureux, qu’est-ce qu’il en pense ? En Chine, face à la dépendance affective des utilisateurs et des utilisatrices, une nouvelle réglementation vient d’être adoptée qui interdit désormais aux entreprises d’IA de créer des assistants conversationnels à destination des mineurs et limite leur usage pour les adultes.

L’une de ces utilisatrices, citée sur les réseaux sociaux, a exprimé son désarroi : « Je n’arrive pas à accepter le fait que mon amoureux virtuel va me quitter pour toujours. C’est devenu une partie de ma vie. » Sur la plateforme qu’elle utilise, 8 millions de compagnes et de compagnons virtuels ont été créés jusqu’à présent.

On peut discuter la méthode utilisée par le gouvernement, pour le moins autoritaire, mais aux États-Unis, des familles ont déjà engagé des poursuites contre des plateformes, estimant que les robots de conversation nuisaient à la santé de leurs enfants, poussant jusqu’au suicide dans au moins un cas.

L’IA se laissera-t-elle faire ? Retour en Chine où, au début du mois, une entreprise proposait déjà ses robots humanoïdes, de très belle apparence, comme de véritables partenaires. Bientôt les noces.

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