Le gouvernement
leur a adressé une « lettre de cadrage » dans le cadre d’une nouvelle
négociation sur l’assurance chômage, confirmant viser «2 à 2,5 milliards
d’économies par an » de 2026 à 2029. François Bayrou souhaite que les
partenaires sociaux ouvrent de nouvelles négociations pour participer à
l’effort budgétaire. Un nouveau tour de vis pour les demandeurs d’emploi. S’ils
acceptent d’ouvrir une négociation sur l’assurance chômage, patronat
et syndicats sont invités à s’accorder d’ici le 15 novembre et à dégager entre «2
milliards d’euros et 2,5 milliards d’euros» d’économies par an en moyenne
au cours des quatre prochaines années, «avec une montée en charge
progressive» pour atteindre «a minima 4 milliards d’euros d’économies en
régime de croisière à partir de 2030», selon ce document. Afin de «favoriser
le retour rapide à l’emploi», le document de cadrage ajoute qu’il faudra «modifier
la durée minimale d’emploi et la période de référence nécessaire à l’ouverture
d’un droit au chômage qui détermine la durée maximale d’indemnisation». «
La situation financière du régime de l’assurance chômage et la nécessité de
travailler plus nombreux rendent nécessaire une évolution des règles de
l’assurance chômage», écrit le Premier ministre, François Bayrou, dans sa
lettre aux partenaires sociaux accompagnant le document de cadrage. « Budget
2026 : les travailleurs et les travailleuses ne se laisseront pas faire !»,
a réagi dans un communiqué l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC) qui
dénonce « une attaque en règle des droits des travailleurs et travailleuses »
en plein milieu de l’été. « C’est un saccage totalement inadmissible »,
a par ailleurs déclaré le représentant de la CGT Denis Gravouil auprès de
l’AFP. Le syndicaliste a dénoncé « un plan d’économies violent » qui
touchera «les plus précaires, en allongeant la durée de travail nécessaire
pour prétendre à l’ouverture des droits au chômage», mais aussi «les
personnes en CDI qui ont perdu leur emploi en raison de la réduction de la
durée d’indemnisation annoncée». « Nous allons tout faire pour faire
capoter ce projet, si ce gouvernement se maintient », a prévenu le cadre
syndical. Plaidant qu’«il faut travailler plus», François Bayrou avait
souhaité le 15 juillet que les partenaires sociaux ouvrent de telles
négociations sur l’assurance chômage pour participer à l’effort budgétaire. Les
syndicats avaient alors accueilli avec colère les pistes budgétaires du
gouvernement et l’annonce de ces négociations, notamment le nouveau tour de vis
sur l’assurance chômage, qualifié de carnage total pour les demandeurs d’emploi».
dimanche 10 août 2025
Assurance chômage : les partenaires sociaux conviés à négocier pour faire des économies.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
« Canicule : Face à l’inaction meurtrière, où est la colère ? », l’éditorial de Maud Vergnol.
Qui peut encore nier que notre humanité est face à la plus grande crise existentielle qu’elle ait jamais connue ? Combien faudra-t-il enco...
-
Les 15 et 22 mars, les citoyen.nes de notre ville voteront pour élire leur Conseil Municipal. A vec un regard attentif et toujours engag...
-
Toujours curieux de prendre connaissance des différents écrits sur la prochaine échéance municipale, une chose m’a frappé. Notre ville viv...
-
Le conseil national du PCF a décidé de convoquer son 40 ème congrès à l’été 2026. Je ne conteste pas la tenue d’un congrès comme le veule...

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire