mercredi 15 avril 2026

« Pour le nouveau maire d'Avignon, silence, on tue », le billet de Maurice Ulrich.



Pourra-t-il s’en remettre ? Le souvenir est encore vif tel qu’il l’a confié mardi matin sur France Inter. Ancien journaliste, maire d’Avignon depuis le 28 mars, Olivier Galzi a été « choqué » l’an dernier par « l’utilisation qui a pu être faite partiellement du Festival d’Avignon pour évoquer de manière trop poussée la question palestinienne ».

70 000 morts, des destructions innombrables… Il n’était pas au festival mais faut pas pousser. Et lors de la présentation du programme du festival, la semaine passée, « un drapeau palestinien est sorti ». Il s’en est « ému »… Car « la culture est là pour rassembler et pas pour diviser ». Silence, on tue.

Olivier Galzi ne connaît pas Pablo Neruda sur la guerre d’Espagne, « venez voir le sang dans les rues », Delacroix et la Liberté guidant le peuple, il ne connaît pas Molière et son Tartuffe, il ne connaît pas Brecht et la Résistible Ascension d’Arturo Ui… Le théâtre, c’est le couple bourgeois volage, les bons mots, les scènes cocasses. Ou la romance. Tiens, une idée. Jordan et la princesse… Une jolie pièce.

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