Des excursions.
C’est ce que sont, pour la ministre italienne Eugenia Maria Roccella, membre du
pari d’extrême droite Fratelli d’Italia, les voyages des élèves à Auschwitz a
révélé le Monde daté de jeudi. Et des excursions organisées avec le but
de favoriser chez ces mêmes élèves une culture politique de gauche la
dédouanant de son « antisémitisme » actuel.
Ce serait,
a-t-elle dit, très applaudie lors d’une réunion publique, « une manière
de réaffirmer que l’antisémitisme était uniquement fasciste ». Madame
Roccella fait donc d’une énormité deux coups. Minimiser Auschwitz et
les 6 millions de personnes exterminées lors de « la solution
finale », occulter les
fondements antisémites de sa formation héritière du fascisme et se présenter
comme une amie d’Israël protégeant les juifs italiens.
Pour l’historien
et écrivain Carlo Greppi, « Les héritiers des acteurs de
l’extermination des juifs soutiennent Israël au nom d’un discours islamophobe.
C’est un renversement moral et historique vertigineux ». « La
mémoire de la vérité historique ne fait mal qu’à ceux qui ont des squelettes
dans les placards », a déclaré la sénatrice Liliana Segré, survivante
de la Shoah.

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