vendredi 17 octobre 2025

Italie : quand l’extrême droite trouve que les voyages scolaires à Auschwitz lui donnent une « mauvaise image », le billet de Maurice Ulrich.



Des excursions. C’est ce que sont, pour la ministre italienne Eugenia Maria Roccella, membre du pari d’extrême droite Fratelli d’Italia, les voyages des élèves à Auschwitz a révélé le Monde daté de jeudi. Et des excursions organisées avec le but de favoriser chez ces mêmes élèves une culture politique de gauche la dédouanant de son « antisémitisme » actuel.

Ce serait, a-t-elle dit, très applaudie lors d’une réunion publique, « une manière de réaffirmer que l’antisémitisme était uniquement fasciste ». Madame Roccella fait donc d’une énormité deux coups. Minimiser Auschwitz et les 6 millions de personnes exterminées lors de « la solution finale », occulter les fondements antisémites de sa formation héritière du fascisme et se présenter comme une amie d’Israël protégeant les juifs italiens.

Pour l’historien et écrivain Carlo Greppi, « Les héritiers des acteurs de l’extermination des juifs soutiennent Israël au nom d’un discours islamophobe. C’est un renversement moral et historique vertigineux ». « La mémoire de la vérité historique ne fait mal qu’à ceux qui ont des squelettes dans les placards », a déclaré la sénatrice Liliana Segré, survivante de la Shoah.

 

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