mardi 12 août 2025

« Prêtre condamné pour viol et promu à Toulouse : amen », le billet de Maurice Ulrich.



On ignorait cette phrase, dans les années 1990, du directeur de Notre-Dame de Bétharram, (Pyrénées-Atlantiques), le père Carricart, citée par le Parisien dimanche et adressée à l’aumônier Dominique Spina : « Ce gamin, c’est un bon plan, j’ai pu en profiter. » C’est abject avec en plus l’évidence d’une entente explicite entre prêtres pédophiles.

Dans la région, 27 plaintes d’anciennes victimes ont été déposées. Le gamin sera violé par l’abbé Spina, mais c’est en 2006, pour une autre affaire, que ce dernier est condamné à cinq ans de prison. Combien d’affaires auparavant ? À sa sortie, l’Église, bonne mère, lui donne un poste d’archiviste à Toulouse. Jusqu’à ce que l’archevêque de la Ville rose, début juin, le sorte du placard à secrets en le nommant chancelier de son diocèse.

Après deux mois d’une réflexion qu’il faut imaginer intense, la Conférence des évêques de France, dimanche également, a indiqué avoir engagé un « dialogue constructif » avec l’archevêque, « pour qu’il reconsidère sa décision », lequel dit avoir agi par « miséricorde » avec un homme à qui « il n’a rien à reprocher ». Amen ?

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