Décidément, pour Benyamin
Netanyahou, la sécurité des juifs est loin d’être la priorité. En affirmant que ceux qui prônent la
reconnaissance d’un État de Palestine pactisent avec le Hamas, en accusant
d’antisémitisme ceux qui dénoncent la politique actuelle d’Israël, le premier
ministre israélien fait de l’ensemble des juifs de la planète des soutiens de
sa politique et de son entreprise génocidaire.
Haaretz, dans son
éditorial du 19 août, estime que cette stratégie attise « la haine
envers les juifs dans le monde ». Une aubaine pour les antisémites de
tout poil, qui n’ont plus qu’à souffler sur les braises de la haine.
Une pratique
particulièrement appréciée par les pompiers pyromanes de l’extrême droite
française, qui trouvent là le moyen à la fois de soutenir le pouvoir
israélien, de déverser leur islamophobie et
leur racisme, de disqualifier les soutiens à la Palestine et, cerise sur le
gâteau, de faire grandir l’antisémitisme, qui reste un marqueur de leur ADN
idéologique.
L’instrumentalisation
de l’antisémitisme contre des adversaires politiques n’est malheureusement pas
l’apanage de la seule extrême droite. La droite dite républicaine, mais
également Emmanuel Macron et nombre de ses amis, n’ont pas été les derniers à
en jouer.
Ils ont
contribué à fracturer la société française. Ils ont créé des murs
d’incompréhension, de douleur, de colère chez des millions des personnes pour
qui la question n’est pas de choisir entre la lutte contre l’antisémitisme, la
condamnation d’Israël pour ses méfaits et la reconnaissance de la
Palestine.
Plus que
jamais, il s’agit de tenir, sans jamais lâcher, ces fils conducteurs et de
refuser les logiques binaires que veulent imposer les fauteurs de haine. De ne
rien céder aux pressions de la mafia Netanyahou-Trump et leurs affidés.
Dans la société
israélienne, des voix s’élèvent pour que les puissances occidentales cessent
leur blanc-seing à un Israël « défenseur du monde libre ». Avraham Burg, ancien
président de la Knesset, va plus loin
et incite les juifs à déposer « une plainte collective contre l’État
d’Israël pour crimes contre l’humanité commis en notre nom et sous la fausse
bannière de notre identité juive ».

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