Mais qui donc tirent les ficelles de ces pantins qui
gesticulent, le Bon dieu, du haut de son ciel, le diable en enfer majuscule. Qui
leur fait dire tous ces mots. Ces beaux mensonges, ces promesses, sans que se
baisse le rideau de cette misérable pièce. Avec une intrigue minable où les
tricheurs vont l’emporter quand, les pieds rivés dans le sable, les plus
faibles sont condamnés. Pourtant il se trouve toujours quelque servile
spectateur, serviteur zélé de la cour, pour lancer des vi-vas vainqueurs. Je
suis souffleur, on n’entend pas les mots que je veux leur faire dire, le show
sans moi se poursuivra, tout au fond de mon trou j’expire. Et j’aurai essayé en
vain de leur crier ma différence, les dés sont pipés, je le crains, sur le
fléau de la balance. Triompheront les marionnettes faites de rêves, d’illusions
dans les coulisses on s’apprête pour d’autres représentations.
lundi 28 juillet 2025
MANIPULATION.
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