mardi 12 mai 2026

Fiscalité : un sophiste aux « Échos », le billet de Maurice Ulrich.



Il faut au moins être professeur d’économie à Sciences-Po pour être capable d’analyser les leçons de 1789 au regard de la fiscalité d’aujourd’hui. Dans une tribune des Échos, un expert le fait. Pierre Cahuc, conseiller ministériel à l’occasion, coauteur en 2008 d’un rapport critique contre le salaire minimum, note d’abord que, dans la décennie 1780, ce sont les territoires les plus lourdement taxés qui ont connu le plus d’émeutes.

Mais attention, il ne s’agissait pas tant du poids de l’impôt que de son caractère perçu comme injuste en raison de multiples inégalités, alors qu’un impôt élevé n’est soutenable que s’il est « lisible et perçu comme équitable ».

Ainsi, écrit-il, le mouvement des gilets jaunes était lié au sentiment d’une fiscalité frappant les classes populaires en exonérant les plus aisées. Mais voilà pourquoi, comprenne qui pourra, la taxe Zucman, bien que soutenue par 86 % des Français, ne serait qu’une « fuite en avant », répondant « à une crise de légitimité par une nouvelle couche de prélèvements aux conséquences incertaines ». Trop fort le sophiste.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

« La canicule la plus fraîche du reste du siècle », l’éditorial de Sébastien Crépel.

Une hausse de température de 4 petits degrés Celsius : dit ainsi, cela ne semble pas insurmontable. C’est pourtant le défi du siècle. La F...