« Un hommage national ne peut exclure personne. » Au matin de la cérémonie de
panthéonisation de Marc Bloch, Guillaume Tabard, chroniqueur quotidien du Figaro, a voulu, sans
doute, faire preuve de hauteur de vue. La famille de l’historien et résistant,
pour sa part, a exprimé son souhait de ne pas y voir de représentants des
religions : Marc Bloch était athée et ne se disait juif que dans deux cas.
Face à un antisémite ou face à l’extrême droite, ce qui, historiquement, était
un peu, et même beaucoup, la même chose.
Le
Rassemblement national s’est sans doute senti concerné qui a choisi de ne pas
être présent. Mais Guillaume Tabard y tient : « La victoire
posthume de l’historien, assassiné par la Gestapo et mis au ban par l’État
français, serait étrange si l’hommage n’était possible qu’en excluant une
partie de la nation d’aujourd’hui »…Car « honorer l’auteur de l’Étrange
Défaite, c’est rappeler l’importance de la mémoire et de la lucidité sur les
hommes et les événements ». Eh bien, oui, Guillaume Tabard,
précisément. La mémoire et la lucidité.

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