« Transformer le monde, a dit Marx. Changer la vie, a dit Rimbaud.
Pour nous, ces deux mots d’ordre n’en font qu’un. » C’est par cette phrase d’André Breton, dans le Second
manifeste du surréalisme, que commence dans Madame Figaro
une brève consacrée à un livre de Thierry Dufrêne, Surréalismes (éditions
Citadelles & Mazenod).
Bah, se dit-on,
ce n’est qu’une citation connue de toutes celles et ceux qui s’intéressent à
cette période, même si la phrase de Marx apparaît en majuscules et en
caractères gras…
Mais voilà que,
dans le numéro suivant de l’hebdomadaire, une journaliste interviewe la sociologue Dominique
Méda autour du thème « Heureux au travail, une
utopie ? », et lui pose cette question : « Karl
Marx considérait le travail comme l’essence de l’homme : dans quel
sens l’entendait-il ? » Dominique Méda : « Pour
Marx, le travail est l’activité qui nous rend vraiment humains (…) mais
attention, sous le capitalisme, nous ne produisons pas comme des humains :
notre activité est aliénée. » Tout arrive. Le marxisme, c’est Madame Figaro
qui en parle le mieux.

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