Il y a des moments où un journal mesure pleinement ce qui le relie à celles et
ceux qui le lisent. Entre vous et nous, l’Humanité n’est pas seulement
un lien d’information, mais un lien de confiance, de valeurs et de combats
partagés. Vous le savez : pour mener ces combats, nous avons besoin de
moyens financiers. Parce que nous ne sommes pas financés par des milliardaires
et parce que les aides à la presse diminuent année après année, votre soutien
est essentiel.
En plus de
notre développement très soutenu sur le numérique, de la réussite de la Fête de
l’Humanité, nous ne pouvons compter que sur
vous pour continuer à investir et résister aux mauvais coups. C’est tout le
sens de la campagne de souscription « Résistance » que nous avons
lancée mi-mars. Résistance, en mémoire de celles et ceux qui, hier, ont refusé
l’inacceptable. Résistance, aussi, face à l’offensive actuelle de l’extrême
droite pour nous faire taire et nous bâillonner.
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média du combat antifasciste
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Grâce à vous,
130 000 euros ont déjà été collectés. Par vos dons, par vos messages,
par votre engagement, vous affirmez qu’une presse libre, indépendante des
puissances de l’argent, courageuse car elle ne se tait pas, doit continuer à
exister. Au nom de toute la rédaction, je veux vous adresser un remerciement
sincère, profond et déterminé.
Votre mobilisation intervient dans un contexte qui en dit long sur les tensions
de notre époque. Le 6 mai prochain, l’Humanité sera convoquée
devant le tribunal correctionnel de Moulins, dans l’Allier, à la suite d’une
plainte en diffamation déposée par l’association Murmures de la cité. En
juillet 2025, nous avions révélé l’existence de ce projet,
sorte de « mini-Puy du Fou », financé à la fois par des fonds publics et par le milliardaire
ultraconservateur Pierre-Édouard Stérin
Notre enquête
était sourcée, documentée, rigoureuse. Elle faisait suite à d’autres
révélations, notamment sur le projet Périclès. Elle faisait la lumière sur un événement porté par
des groupuscules identitaires, mettant en scène une vision déformée et réécrite
de l’histoire, utilisant des symboles nazis et cherchant à effacer des pans
entiers de notre mémoire collective, à commencer par l’héritage
révolutionnaire.
Nous abordons
cette échéance avec sérénité. Mais cette convocation dépasse largement le cadre
d’un simple différend judiciaire. Elle s’inscrit dans une stratégie plus globale :
celle qui consiste à intimider, à faire pression, à instrumentaliser le droit
pour tenter de faire taire celles et ceux qui enquêtent, informent et révèlent
des informations d’intérêt général.
Il faut le dire
clairement : les attaques de l’extrême droite ne sont pas que des mots.
Elles sont concrètes, organisées, méthodiques. Elles visent à délégitimer, à
isoler, à épuiser. Et si l’Humanité est aujourd’hui leur cible, ce n’est
pas un hasard. C’est parce que nous dérangeons. Parce que nous documentons.
Parce que nous refusons de nous taire face à la banalisation des idées de haine
et à la montée du fascisme. Mais nous ne nous laisserons pas faire. Informer
n’est pas un délit.

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