vendredi 24 avril 2026

« Le 1er Mai, un combat d’arrière-garde pour les journaux des milliardaires », le billet de Maurice Ulrich.



On dit, rappelle un chroniqueur des Échos (groupe LVMH), qu’en 1453, alors que les troupes ottomanes assiégeaient Constantinople, on y discutait du sexe des anges. Il en serait ainsi en France à propos du 1er-Mai et des obsessions d’une France « défendant bec et ongles des acquis sociaux hérités d’une époque où les règles du jeu économiques étaient différentes et un monde qui se soucie peu », donc du « sexe des anges ».

Pour tel autre chroniqueur, dans l’Opinion (Groupe LVMH), « cela fait partie des charmes de la France : des combats si ridiculement d’arrière-garde qu’ils ressemblent à des reconstitutions historiques ». Et cela à l’heure de l’intelligence artificielle et des robots qui, eux, n’auront pas d’états d’âme pour travailler H24 et trois cent soixante-cinq jours par an.

Le nouveau maire RN de Liévin a bien compris, lui qui a décidé de supprimer la cérémonie du 1er-Mai organisée chaque année en mairie avec les syndicats. Un hommage y était rendu aux mineurs en mémoire d’un terrible coup de grisou qui, en 1974, avait fait 42 morts.

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