mercredi 11 mars 2026

« Quand l'écrivain Kamel Daoud définit son « idée » de la gauche », le billet de Maurice Ulrich.



Il n’est sans Il n’est sans doute pas facile de combattre les fantômes que l’on imagine et les arguments que l’on invente soi-même. Don Quichotte, au moins, combattait des moulins à vent. Dans un long article du Point, l’écrivain Kamel Daoud part au combat contre « cette gauche qui préfère Khamenei vivant à l’Iran libre ». Et il interroge : « Pourquoi ceux qui prétendent défendre la justice, les valeurs universelles, font-ils passer l’idéologie avant le vivant ? » 

Oui, pourquoi, mais surtout qui ? Ou sont-elles ces familles politiques qui, toujours selon ses mots, préfèrent « l’idée », à la chair des vivants ? Eh bien, à gauche, puisqu’il le dit et que, de toute manière quoi qu’il en soit de ses motivations, dont on peut discuter dit-il – Ah bon ? –, « Trump vaut mieux qu’un avocat “du droit international” installé dans un arrondissement de Paris ou qu’un trotskiste minuscule qui vivote à Alger à l’ombre de l’insignifiance »

C’est donc cela, la gauche, « l’idée » d’un avocat parisien indéfini et d’un trotskiste riquiqui dont on se demande ce qu’il fait à Alger ? Ça craint.

 

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