Il n’est sans
Il n’est sans doute pas facile de combattre les fantômes que l’on imagine et les arguments
que l’on invente soi-même. Don Quichotte, au moins, combattait des moulins
à vent. Dans un long article du Point, l’écrivain Kamel Daoud part
au combat contre « cette gauche qui préfère Khamenei vivant à
l’Iran libre ». Et il interroge : « Pourquoi ceux qui
prétendent défendre la justice, les valeurs universelles, font-ils passer
l’idéologie avant le vivant ? »
Oui, pourquoi,
mais surtout qui ? Ou sont-elles ces familles politiques qui, toujours
selon ses mots, préfèrent « l’idée », à la
chair des vivants ? Eh bien, à gauche, puisqu’il le
dit et que, de toute manière quoi qu’il en soit de ses
motivations, dont on peut discuter dit-il – Ah bon ? –, « Trump vaut
mieux qu’un avocat “du droit international” installé dans un arrondissement
de Paris ou qu’un trotskiste minuscule qui vivote à Alger à
l’ombre de l’insignifiance ».
C’est donc
cela, la gauche, « l’idée » d’un avocat
parisien indéfini et d’un trotskiste riquiqui dont on
se demande ce qu’il fait à Alger ? Ça craint.

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