L’agression
guerrière déclenchée par la coalition américano-israélienne au Moyen-Orient
enserre désormais les peuples de la région sous de destructeurs feux croisés et
des répliques iraniennes dans de nombreux pays jusqu’au Liban, à nouveau
martyr. Il faut arrêter cette folie et vite !
Les peuples
n’ont pas eu leur mot à dire. Les parlements, notamment le Congrès des
États-Unis n’ont pas été consultés avant le déclenchement de cette agression
internationale. L’Organisation des Nations unies a une
fois encore été mise de côté.
Il ne peut en
être autrement quand l’objectif de l’imperium est d’imposer la force militaire
comme nouvelle norme contre le droit commun, le droit humain pour un monde
commun.
Les peuples du
monde commencent à en payer le prix fort, avec la spéculation sur les prix des
carburants qui va tout renchérir, puisque nos économies sont basées sur le
pétrole, depuis les carburants, les engrais ou les plastiques.
Les grands
groupes pétroliers remplissent leurs caisses pendant qu’on tue à Beyrouth, à
Téhéran ou à Tel-Aviv.
On ne peut
laisser croire que la mort d’innocents et les sacrifices nouveaux imposés aux
peuples du monde se font au nom de la libération du peuple Iranien du joug
d’une sanglante théocratie.
Le secrétaire
d’État américain, Pete Hegseth, a dessillé les yeux pour clarifier l’enjeu
en quelques mots froids et cyniques : « les
États-Unis ne mènent pas un exercice de construction de la
démocratie » a-t-il dit. C’est clair !
L’objectif des
États-Unis est de s’emparer de l’Iran, comme ils tentent de s’approprier le
Venezuela et asphyxient le peuple Cubain, tout en laissant leurs alliés
d’extrême droite du pouvoir Israélien détruire méthodiquement la possibilité
d’un État pour le peuple Palestinien.
Les guerres en
cours qui tuent des innocents, femmes, enfants, travailleuses et des
travailleurs, paysannes et paysans, détruisent des infrastructures, brûlent la
terre, asphyxient les habitants de Téhéran et d’autres capitales de pays
arabes sous les fumées noires et crasseuses des puits de pétrole en feu.
Il ne s’agit
ici, ni des dommages collatéraux, ni « d’un mal nécessaire aujourd’hui
pour un mieux demain ». C’est un projet impérialiste de
reconfiguration du monde et de relance de l’accumulation capitaliste qui
tente de se déployer sous nos yeux. Évidemment l (odeur du pétrole et
de la malfaisante propagande s’acharnent à le cacher comme hier
ils ont caché les véritables enjeux de la guerre déclenchée
contre L’Irak ou L’Afghanistan.
Il s’agit de
tenter de soumettre le Moyen-Orient au bon vouloir de l’impérialisme américain
et de son sous-traitant local, L’État d’Israël qui au cœur de ce remodelage
veut imposer un « Grand Israël ».
Il s’agit aussi
de contrecarrer la montée en puissance de la Chine en la privant des ressources
pétrolières du Venezuela et de l’Iran.
En même temps,
les dirigeants nord-américains, qui ne supportent pas la contestation de
l’hégémonie du dollar comme monnaie d’échange mondiale, nourrissent le projet
de briser la coalition des pays membres des BRICs +.
Les causes de
ces guerres sont donc à rechercher, à la fois dans la volonté d’un projet
géopolitique de domination et d’une relance de l’accumulation
capitaliste au détriment du peuple américain lui-même qui commence à en
payer un prix exorbitant. Il se rendra vite compte que le mot d’ordre
n’est pas « l’Amérique d’abord » mais « le capital
d’abord »
L’échec
économique de la première phase du mandat de D. Trump avec la crise du pouvoir
d’achat populaire américain et la poursuite de la désindustrialisation à la
veille des élections de mi-mandat conduisent le grand capital américain à être
encore plus agressif.
Dans ces
conditions, la guerre est considérée comme un débouché politique et économique
constitutif de la gestion capitaliste et de ses nécessités de relance de
l’accumulation.
Ainsi, au
mépris des alertes des scientifiques sur les dérèglements climatiques et des
conférences mondiales pour le climat, se redéploie un
capitalisme extractiviste et de prédation dans lequel Washington veut
se garantir à long terme la production d’or noir et les couloirs
d’approvisionnement, notamment le détroit d’Ormuz.
Derrière cette
agression internationale, pointe le maintien d’une économie fondée sur les
énergies carbonées et le service à quelques grands groupes pétroliers mondiaux
surpuissants.
Tenter de
conserver son statut de puissance « maîtresse du monde » avec la
prééminence du dollar adossé à sa puissance militaire est un autre objectif
fondamental de la Maison Blanche, alors que les pays du Sud cherchent
à ouvrir la voie à la construction d’une « monnaie commune
mondiale » pour des échanges internationaux plus équitables.
Or, pour faire
payer leurs immenses déficits, les États-Unis ont besoin de conserver la
prééminence de leur monnaie, combinée désormais à l’augmentation des droits de
douane pour financer leurs dettes.
Les
démonstrations de force trumpiennes ont aussi pour objectif de
développer le complexe militaro-industriel soutenu par des fonds publics, qui
donnera une illusion de « croissance » tout en constituant un outil
de contrôle des matières premières, particulièrement les minerais rares
indispensables au capitalisme numérique.
Chaque bombe
qui tue, détruit, pollue, devient ainsi une source de profit et d’accumulation
capitaliste de quelques-uns tandis que « l’économie de guerre »
impose une austérité renforcée à toutes les citoyennes et citoyens.
La fuite en
avant mortifère de production de toujours plus d’armes sophistiquées pour
répondre aux nécessités des guerres, nourrit la croissance
de l’accumulation capitaliste. Ce militarisme va de pair avec les
développements numériques et l’intelligence artificielle. Ainsi, les États-Unis
font usage de l’intelligence artificielle pour guider les bombardements sur le
territoire iranien. Le pouvoir israélien utilise les technologies numériques
dans ses guerres à Gaza et au Liban. Ce militarisme se généralise et met ses
dangereuses cohérences au service d’une tentative de la relance
capitaliste contre les peuples, contre la vie, contre l’humanité.
Et, les
complexes militaro-industriels français, allemands, britanniques, italiens
s’insèrent dans cette concurrence de production d’engins de feu et de mort,
avec l’espoir de tirer quelques bénéfices des monstrueux engrenages en cours.
C’est tout le sens du concept « d’actions défensives »
contre l’Iran développées par le président de la République afin de
justifier la poursuite de l’augmentation des budgets militaires au détriment
de ceux pour l’hôpital ou l’école.
Ces tentatives
de dépassements des contradictions capitalistes par une fuite en avant des
capitalismes financiers, numériques, militaires, extractivistes sur fond
de nationalisme renforcé ne sont pas un signe de
force. Ils sont les symptômes de la fragilité financière,
commerciale et politique d’un système à bout de souffle. Cela ne le rend pas
moins dangereux.
Seulement, le
jour n’est peut-être pas loin ou les États-Unis comme Israël et les forces du
grand capital international devront faire face à leurs responsabilités
historiques et aux demandes de justice économique et sociale, de démocratie
véritable et de réparation climatiques.
Contre la
théocratie des mollahs iraniens et la guerre de la coalition
américano-israélienne nous devons à la fois soutenir un processus démocratique
en Iran respectueux de la souveraineté des populations, protéger le peuple
Libanais, soutenir les Palestiniens et un modèle de développement soutenable de
Téhéran à Tel-Aviv, De Beyrouth à Ramallah, d’Amman au Caire.
Sans attendre cela
passe par en cesser le feu immédiat et une négociation
pour la paix sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies. La
force du droit doit primer sur le droit de la force.

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