C’est une
offensive sans précédent que nous avons révélée en 2024 qui prend corps
aujourd’hui. 150 millions d’euros, un réseau de conseillers aguerris et
des objectifs clairs : faire basculer des centaines de mairies sous la
coupe du Rassemblement national et de ses alliés conservateurs qui œuvrent au
rapprochement de toutes les droites.
C’est là l’acte
1 du fameux projet Périclès, une machine de guerre idéologique mais aussi
électorale du milliardaire Pierre-Édouard Stérin, exilé fiscal en Belgique pour
échapper à l’impôt mais bien décidé à modeler le paysage politique pour qu’il
corresponde à ses fantasmes de ce que devrait être la société française idéale.
Le scénario est
bien rodé. Des candidats d’extrême droite et de droite, hier encore inconnus,
se retrouvent soudain dotés d’une équipe de conseillers formés par la fondation
Politicae – le think tank de Stérin –, transformant les campagnes en opération
marketing : meetings à l’américaine, présence massive sur les réseaux
sociaux, arguments clés en main, éléments de langage…
Dans tout
l’Hexagone, des candidats sans expérience politique bénéficient soudain de
moyens quasiment dignes d’une présidentielle. Une logistique impressionnante au
service d’une doctrine réactionnaire : libéralisme à tous crins,
insécurité, chasse aux migrants, casse culturelle, démantèlement des services
publics.
Politicae forme les futurs cadres et élus de cette droite
extrême et inonde les médias locaux de ses « analyses » et
« communiqués » faisant peu de cas de la vérité pendant que d’autres officines,
financées en tout ou partie par le même Stérin, se chargent de décrédibiliser
les autres candidats. Peut-on encore parler de débat démocratique ?
L’enjeu dépasse
2026 et les municipales. Dans les territoires, des réseaux se tissent, des
cadres se forment, et les mairies qui seront conquises deviendront autant de
points d’appui pour la suite. Car l’objectif réel est de préparer le terrain
pour 2027, où l’alliance des droites, dopée à l’argent des milliardaires,
pourrait bien prétendre au pouvoir national. Dans ce contexte, la
responsabilité de l’ensemble des forces de gauche est engagée pour éviter que
le plan Stérin ne se réalise.

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