Le service
public, ce sont les milliardaires qui en parlent le mieux. Ce doit être ce que
pensent certains membres de la commission parlementaire d’enquête sur
l’audiovisuel, le cheval de croisade du
député LR Charles Alloncle. Et parmi les
milliardaires, qui mieux que Vincent Bolloré, à la tête de CNews, pour en
témoigner ? Raison pour laquelle il en était l’invité en début de semaine.
Et, malgré les procès injustes qui lui sont faits, a-t-il dit, il n’a rien
contre l’audiovisuel public.
Il pense juste
qu’il coûte de l’argent qui serait mieux employé « à aider les
agriculteurs » ou à construire « plus de porte-avions »
(?) et qu’il devrait être exclusivement financé par du mécénat. En quelque
sorte du public privé. Sinon, il a réaffirmé devant les membres de la
commission qui, peut-être, n’en demandaient pas tant, que sa profonde foi
catholique le conduit « à l’empathie, à l’écoute et au pardon »,
comme pour Jean-Marc Morandini, maintenu à l’antenne après sa condamnation pour
corruption de mineurs, à qui il a accordé « sa miséricorde ».

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